Le printemps des cathédrales

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Dès l’An Mille et pendant deux siècles, l’Europe entière s’est drapée d’un blanc manteau de chapelles, d’églises et de cathédrales. 

Après une période obscure et brutale que l’on connaît mal, tout à coup, la lumière et l’abondance ont fait refleurir l’occident. Peu après une période très sombre – une grande peste et ses terribles ravages – une énorme campagne de grands travaux, à caractère sacré, mobilise les désoeuvrés et relance l’économie.

Du travail pour tous, des artisans sans nombre, des prouesses partout. Les bourgs, les villes et les campagnes résonnent de coups de maillets, des tintements du fer contre la pierre.

 

roscoff-mz-688poSur toutes les routes, des compagnons se rendent d’un chantier à l’autre, effectuant leur tour de France ou même d’Europe.

Les gendarmes sont des moines-soldats, vêtus de cottes de mailles et de blancs manteaux, montés sur des chevaux rapides. Ils font la police de la route et ils assurent aussi les urgences, l’hébergement des pélerins et divers services bancaires, face aux énormes dépenses de tous ces chantiers. Ils s’appellent les Templiers. Le secret de leur réussite, unique dans l’histoire connue, s’explique sûrement par la modernité et la pertinence de leur démarche. 

 

En fait, la clé magique d’un tel succès tient d’abord dans leur maîtrise plurimillénaire de la construction sacrée. De quoi s’agit-il ?

La rotation de la terre produit sur sa surface un quadrillage énergétique, les réseaux Hartmann, et de vastes courants énergétiques, les flux sacrés. Une connaissance parfaite de ces énergies subtiles a permis jadis aux compagnons bâtisseurs d’ériger des monuments vierges de toute nocivité. Ils avaient constaté que l’activité cosmotellurique engendre des résidus nocifs, un maillage qui nous englue dans la matière, véritable filet piégeur. Les bâtisseurs du moyen-âge ont agrandi les mailles du filet.

 

La voûte romane est en plein cintreLa voûte gothique est en ogiveSi l’on en croit Jacques Bonvin, dans son livre Eglises romanes, lieux d’énergie, ces énergies furent traitées de deux façons différentes, qu’on appelle le style roman et le style gothique.

 

Que le mot « style » n’égare pas le lecteur : la différence entre roman et gothique ne se limite pas à des particularités architecturales ou esthétiques ; c’est le traitement de la géo-énergie qui est différent. Dans les églises romanes, les réseaux Hou réseaux Hartmann sont repoussés jusque dans l’épaisseur des murs; ainsi la nef en est-elle purgée. Dans les cathédrales gothiques, les réseaux sont aspirés par la voûte et émiettés par des éclateurs : rosaces, sculptures, chapiteaux ou gargouilles. Dans les deux cas, les fidèles sont à l’abri de toute nocivité.

 

crane-ossuaire-roscoff-mz-200poBien souvent, les romans et les gothiques ont participé ensemble à la réalisation de certains édifices majeurs. Les gothiques ont inventé l’ogive et la croisée d’ogives qui leur a permis de monter la voûte de la nef de plus en plus haut.

Mais les gothiques n’ont pas étudié les cavernes et les cryptes, voûtes sous la tension terrible des milliers de tonnes de pierre qu’elles soutiennent. Ils ont laissé cette spécialité aux romans. Ainsi, même dans les cathédrales gothiques, toutes les cryptes sont-elles romanes. La voûte, par la tension des pierres qu’elle supporte, est le lieu magique par excellence.

 

La langue courante en a conservé la trace : quand quelqu’un est sous influence, ne dit-on pas qu’il est envoûté ?

 

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Les bâtisseurs des cathédrales, pour se débarrasser de la nocivité naturelle et créer les conditions propices à l’élévation spirituelle, ont imaginé des cages de Faraday, où les pierres vives captent les rayonnements nocifs. Dans la construction sacrée, les pierres sont à polarité alternée pour transmettre le vril, ou à polarité continue pour le diluer. Chaque élément architectural a sa fonction géobiologique. Rien n’est uniquement décoratif. Cet art s’est manifesté brusquement sur notre terre occidentale à partir du 11ème siècle.

 

Mais d’où venait-il ?

 
Comme nous l’avons dit, de très loin en arrière. Il venait des bâtisseurs mégalithiques. Ceux qui ont élevé les dolmens, les pyramides et les murs cyclopéens. Les dieux d’avant. Les Atlantes… Les maçons médiévaux le savaient si bien qu’ils ont soigneusement édifié églises et cathédrales sur des hauts-lieux du mégalithisme. Ainsi, Notre-Dame du Puy ou Notre-Dame de Chartres sont bâties sur des dolmens. Comme la plupart des cathédrales…

Plus que d’autres, ces lieux sont propices à l’élévation spirituelle. Et ceci en dehors de toute considération religieuse, par l’action conjuguée de l’architecture et des ondes cosmo-telluriques.

Il est intéressant de noter que si les bâtisseurs romans, avec leur arc en plein cintre, sont les héritiers directs des bâtisseurs romains, ces derniers n’ont jamais réussi, comme je l’ai dit plus haut, à construire des temples fonctionnels, en terme de géobiologie, ou en terme de sacré, puisque les deux domaines se recoupent largement.

 

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Comment se fait-il que la construction sacrée apparaissent soudain, au 11e siècle, sans origine visible ? Pourquoi, tout à coup, après des siècles de barbarie apparente, l’architecture renaît à la fois du sud avec l’art roman, et du nord avec l’art romain germanique ? Tout se passe comme s’il y avait eu un trou dans le temps…

 

Lorsqu’un homme rêve seul, ce n’est qu’un rêve. Mais si beaucoup d’hommes rêvent ensemble, c’est le début d’une nouvelle réalité.
Friedensreich Hundertwasser