La langue d’or de Locquin

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On a vu comment une langue secrète peut se cacher dans une langue commune, Xavier Séguin appelle cette langue cachée la langue des Oisons. C’est la langue de la Mère l’Oie. Et moi je poursuis la piste du Tudesque, ou plutôt de l’Althochdeutsch …vilain rhume!

Oui, ça fait peur, et pourtant il y a des merveilles à découvrir en suivant cette piste, des splendeurs qui n’ont rien à voir avec le pangermanisme ni le nazisme, ni avec ses héritiers risibles. La quête d’Eden Saga est à l’opposé, comme vous le savez.

Althochdeutsch peut se traduire par vieil haut allemand, ou tudesque. C’est la plus ancienne forme écrite de la langue allemande, descendant des familles indo-européennes, germaniques et tout le reste. Bref de nulle part de précis, d’après les spécialistes. Alors que c’est tout le contraire.

Le mot tudesque serait apparu pour la première fois sous la forme latinisée theodiscus, dont le sens originel était populaire ou commun. On est bien loin de l’élite, pas vrai ?

Notons que la discipline philosophique qui se consacre à l’étude du divin s’appelle Théodicée. Très proche de theodiscusTheo vient du grec theos, dieu. Et Dicée vient du grec dike, la justice. C’est ce que nous dit le Petit Robert. Mais Landmann pense autrement. Selon lui, Theo vient non de Zeus, ni de Dieu, mais de Thiot ou Teuht, qui signifie peupleDiscus est une sorte de précurseur de Deutsch, allemand, ou de Dutch, hollandais. D ISCUS vient de la racine iskaz, suffixe que l’on retrouve dans le ish d’english ou d’irish, par exemple.

En allemand, origine se dit Ur ou bien Ursprung. L’érudit Ehrard Landmann y voit une région habitée du ciel, d’où seraient venus les dieux civilisateurs. Ur serait le nom de cette région du ciel. Ur serait l’origine. Ce mot se décompose en OR, c’est à dire la traduction latine de UR, et GINE, à rapprocher de gène, génétique. ORIGINE veut donc dire les gènes d’Ur, la génétique originelle. Ursprung est fait de deux mots lui-même, Ur et Sprung, le saut. URSPRUNG veut donc dire le saut depuis l’origine.
 
Pour la trouver dans le ciel, il propose de regarder vers la constellation du Taureau, en latin Taurus ; en tudesque Ta-Ur-Us ; en allemand moderne Da-Ur-Aus qui signifie là, venant de Ur.
 
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Ce qu’on trouve là-haut, sur Ur, ce sont les anciens astronautes, nos ancêtres. En allemand, il y a deux mots pour désigner ancêtre, Ahn et Urahn. Pour la prononciation de Ahn, il suffit de penser à la sainte patronne de la Bretagne, Anne. Elle-même dérivée de la déesse des Tuatha : Dana-Ann. Le Breton reprend la langue d’Hyperborée. Comme on le voit, tout colle !
 
La piste de Xavier Séguin et la mienne sont complémentaires, et pas antagonistes. Je sais qu’il tient la Grande Ourse pour le lieu d’origine de nos civilisateurs, et si je penche plutôt pour la constellation du Taureau, il m’emboîte le pas en constatant que les dieux d’avant étaient souvent coiffés des cornes du taureau ou de la vache.
 
Ouranos, en Grec. Uranus, en latin. Ou encore Ur Ahn Aus, en tudesque. Ce qui se traduit : Nos ancêtres de Ur, dehors, c’est à dire hors de la terre, dans le ciel.

Il n’y a donc pas que le vieil haut-allemand qui peut se parer du beau titre de langue de révélation. Non, ça marche dans d’autres langues, latin, français, breton, maya et dans toutes les langues sans doute. Il se trouve que l’Althochdeutsch est un conservatoire à l’identique -ou presque- de la langue d’avant Babel. Ce qui peut s’expliquer par le sens aigu de la discipline et l’absence de fantaisie du peuple allemand, qui a respecté à la lettre les enseignements des initiateurs aliens.

Or ce qui compte, c’est la musique, pas la lettre. 

« Marcel Locquin (1922-2009) mycologue de formation, s’est passionné en autodidacte pour l’origine des langues et a élaboré une théorie originale et personnelle sur le proto-langage, qu’il a appelé langage archétypal, mais qui n’a pas rencontré d’écho dans la communauté des linguistes ou des historiens et il n’est d’ailleurs pas dans le Dictionnaire biographique des scientifiques de Georges Salentiny. » (source) 

Ben tiens ! Le contraire m’aurait étonné. Wikipédia, toujours droit dans ses bottes le long de la ligne dominante, ne nous en dit guère plus. Pensez donc, ce type était mycologue, comme le comte de Champignac ! Pour la science, un spécialiste des champignons n’a pas le droit de s’intéresser au langage. Et pourtant…

 

 

Pourtant, dans une recherche étourdissante, Locquin a décortiqué quelques centaines de langues vivantes et mortes, pour en tirer une évidence. Dans toutes les langues du monde, nous dit-il, figurent les mêmes sons élémentaires. Pour Locquin, ce sont les briques fondamentales du langage.

Ces sons basiques s’appellent des phonèmes, et leur nombre est restreint. Vingt phonèmes fondamentaux se retrouvent dans la plupart des langues mortes et vivantes. Ce sont les phonèmes archétypaux, car ils ont le même sens profond quelle que soit la langue. Ce sens archétypal venu des origines est encore présent dans le sens profond des mots.

Du fait de leur extension géographique, les Homo erectus parlaient déjà plusieurs centaines de langues différentes il y a 2 millions d’années, nous dit Locquin. Selon lui, il est impensable que les multiples tribus de cette lointaine époque aient pu ne parler qu’une seule langue.

Pourquoi ? Si des êtres extérieurs, surdoués, leur avaient enseigné une langue, ces hommes primitifs l’ont conservée intacte, puisqu’elle venait des dieux, et leur permettait de les comprendre. Cette langue des origines se serait maintenue intacte ou presque, pendant des millions d’années. Elle se serait retrouvée comme par miracle enchâssée dans le conservatoire vivant du Tudesque, puis de l’allemand moderne. Pourquoi pas ? (source)étude basée sur les travaux de E. Langmann et M. Locquin

Est-ce à dire que dieu est allemand ? Est-ce à dire que les anciens astronautes parlaient tudesque ? Faut-il croire que quand ils reviendront -car ils vont revenir- les dieux terraformeurs nous parleront germain ?? Gott im Himmel !! 

 

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Mais non, qu’on se rassure ! La malédiction de Babel n’est pas irréversible. Tous les chemins chantants mènent à la langue d’Or. Toutes les langues sont filles de cette langue des origines. On peut toutes les déchiffrer selon la méthode Landmann ou selon la langue des Oisons, le résultat sera le même.

Nos langues ne parlent que de nous. Elles racontent la véritable histoire du peuple humain. L’épopée de la cinquième humanité. L’incroyable mais vraie Saga d’Eden.

 

Tous les pays qui n’ont plus de légende seront condamnés à mourir de froid.
Patrice de la Tour du Pin