Trois émissaires divins

 

La triade, le ternaire, la triplette, le triplé, le trio, ar triskell, le triangle, le triolet, les trois points, les trieurs, les trépieds, le tricycle, le trident, nos trois personnes, la trinité, trimurti… À la recherche du tiercé gagnant. Quand nous aurons appris à reconnaître les trois émissaires, nous aurons notre tiercé gagnant dans le désordre. Mais pas la triade sacrée. Pas le super trio. Pas la divine triplette…

Cet article suppose que vous ayez connaissance de ces trois articlesencore un trio ! indissociables de celui-ci : Per aspera ad astra, L’astroport de Baalbek, Les trônes de Salomon. Vous lirez aussi avec profit ce deuxième trio sur le même thème : La tour de Babel, La fusée de Babel, Vimana ovni antique.

Triplette divine

Quelle est-elle au juste ? Je l’ai déjà évoquée en passant, ici je veux m’y attarder. Je crois qu’il s’agit de la plus lourde confusion que les humains aient pu faire en mésinterprétant les données brutes des mythologies religieuses. Elles sont unanimes. Les dieux marchent par trois. Les déesses aussi, et leurs auxiliaires font de même. J’ai mentionné les Parques, les Erynies, les Moires et autres triolets célèbres dans les mythologies grecque et latine. C’était des émissaires divines. Ce sont sans doute les plus proches du trio divin cher aux Mayas.

Ce trio invariable comprend trois entités divines, ayant chacune son rôle propre, aussi essentielles, aussi terribles, aussi omniprésentes. Ces trois émissaires divins sont ceux que les Mayas dessinaient sur leurs temples, et gravaient sur leurs pyramides tronquées.

Ils sont les mêmes que ceux d’Egypte, du Liban, d’Afrique noire, d’Asie et d’Océanie. Ceux-là aussi posaient leurs astronefs sur des pyramides au sommet plat, sur des montagnes arasées, en un mot sur tous les trônes de Salomon qui parsèment notre monde.

Dieux ou déesses, anges ou démones, ces trois-là constituent le tiercé gagnant dans l’ordre. Leur fonction nominale suppose un entraînement et une préparation spécifiques. Les trois sont donc, dans leur ordre d’intervention, le Trieur, le Tricheur et le Tribut. Ils ne prêtent pas à rire. Leur arrivée sur l’aire d’atterrissage surélevée, quelque soit le pays où ils se posent, déclenche toujours le même vent de terreur sur les populations humaines autochtones.

 

 

Le Tricheur

Le Tricheur correspond à ceux des guerriers que Castaneda nomme des Traqueurs. La Triche comme la Traque sont des techniques de dissimulation qui permettent, par un déplacement du point d’assemblage (DPA), de devenir pour un temps donné quelqu’un ou quelque chose d’autre ; de changer à volonté de sexe, d’âge, ou d’apparence ; de devenir un animal, un courant d’air, un feu de forêt ; de traverser la roche dure, la roche tendre, la roche gelée et la roche en fusion ; de transpercer sans dommage toute paroi quelque soit son matériau et son épaisseur ; de remonter le temps ; de visiter le passé ou le futur ; d’explorer les confins galactiques ou n’importe quel système astral, même à des milliards d’années-lumière. Le tout à la vitesse de la pensée.

Le sorcier capable d’accomplir ces prodiges est appelé Traqueur. Le traqueur agit sans savoir comment, sans en être conscient, sans le prévoir, sans le décider, sans comprendre ce qui lui arrive ni ce qui se passe. Parce que le traqueur est un humain. Il ignore ce que fait son corps quand il décale son point d’assemblage, devient quelqu’un d’autre, et comme il n’a aucune conscience du DPA, il est convaincu d’être ce quelqu’un d’autre et il se comporte comme tel. Quand le PA revient à sa position première, le sorcier met du temps à rassembler ses souvenirs.

La bilocation qu’il pratique est d’abord inconsciente. Il lui faudra conquérir de haute lutte un droit de passage vers l’inconscient, c’est à dire le corps. Une telle chose ne se produit que chez les éveillés. La mémoire parfaite du passé personnel, y compris les vies antérieures. La possibilité d’évoluer sur toute la ligne de temps.

Le guerrier qui voyage sur toute sa ligne de temps est un passe-muraille qui nous montre le chemin à suivre. (Lao Surlam)

 

L’humain ordinaire n’utilise au mieux que 20% de ses capacités cérébrales. Ses créateurs l’ont bridé. Son cerveau a été ralenti. L’intoxication de la surinformation achève de crétiniser les masses. Ce fut bien pire du temps où les dieux marchaient parmi les hommes. Ces derniers étaient obtus, écrasés par la supériorité divine. Les sorciers, les guerriers de lumière et les éveillés ont un statut intermédiaire entre l’humain et le divin. Beaucoup d’humain pour un poil de divin…

Contrairement au traqueur, le tricheur est 100% divin. Il suit d’autres règles. Pure lumière, conscience absolue, un divin sait ce qu’il fait, décide de tout, prévoit tout, se souvient de tout. L’humain ne peut ni lui mentir ni le tromper en aucune façon ; l’humain ne peut que lui obéir. Le divin n’a pas d’inconscient. Il connaît sans voile. Aucun programme restrictif n’a été implanté dans son cerveau. Pas de brouillage ni de bridage cérébral. Un divin utilise la totalité de ses pouvoirs psychiques, il anime la totalité de sa matière grise, qui est vierge de tout programme lénifiant, stupéfiant, terrifiant. Rien ni personne pour lui cacher la vérité, contrairement à nous.

 

 

Le Trieur

Le Trieur est chargé de séparer le bon grain de l’ivraie. Il examine l’une après l’autre toutes les femmes de la tribu. Il examine ensemble tous les enfants et les adultes mâles. Ces examens rapides mais complets lui permettent à coup sûr de désigner aux deux autres les coupables, les bientôt-coupables, les douteux et les indésirables. Ils seront tous éliminés.

Le Trieur est un juge suprême, sans procès, sans instruction, sans défense et sans recours. La sentence exécutoire est immédiate. C’est le troisième émissaire, le Tribut, qui va s’en charger au vu et au su de toute la tribu rassemblée pour l’exemple.

 

Le Tribut

Le Tribut est l’exécuteur des hautes œuvres. À la fois procureur et bourreau, il procède à l’élimination totale des coupables désignés par le Trieur. Cela se pratique avec un lance-rayon, qui est soit une arme de poing, soit une couronne ou un diadème directement commandé par les impulsions cérébrales du Tribut. Pour plus de détails, voir l’article intitulé les Couronnes d’Osiris.

Quand un humain déplaît aux dieux, il a toujours un tribut à payer de sa vie. C’est pourquoi on appelle ainsi l’émissaire divin chargé de présenter l’addition.

Cette méthode expéditive a donné d’excellent résultat aussi bien sur Terra que sur toutes les planètes sauvages terraformées. N’oublions pas que la pratique de terraformation est extrêmement ancienne, quelques milliards d’années d’expérience ont fait des terraformeurs aussi bien des administrateurs, des policiers implacables, des maîtres incontestés, redoutés des populations qu’ils ont créées et dont ils ont la charge.

Venus de plus haut que nos petits dieux d’avant, des corps d’inspecteurs ou plutôt d’inspectrices, sont chargées de vérifier la bonne marche des terraformations et le respect des règles telles que les ont édictées les Grands Dieux du Centre Galactique. Les inspectrices se déplacent elles aussi par trois. Elles savent se montrer aussi expéditives et aussi implacables envers les dieux d’avant que ceux-ci le sont à l’égard des populations humaines, leur troupeau.

Une femme ? C’est un homme réussi. (Claude Lelouch)

 

 

 

On distingue sur cette photo les trois silhouettes divines surmontant le temple au sommet de la pyramide. Elles sont très érodées, les détails sont gommés par les pluies millénaires, mais elles trônent encore là où jadis se posait la navette des trios divins. L’escalier est d’origine, il permettait aux dieux de descendre parmi les hommes. Version maya de l’échelle de Jacob… Mais le temple du sommet et les statues divines qui le surmontent ont été rajoutées par les humains après que les dieux soient partis.

Hommage ou précaution ? Voulaient-ils honorer les dieux ou les empêcher de revenir ? On se le demande. Certains ont la réponse. D’autres se fendent la poire…

 

 

Homme, si tu projettes Ton esprit par delà lieux et temps Tu peux à chaque instant Vivre dans l’éternel.
Angelus Silesius