La ligne de temps

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Si je devais m’interdire de parler juste parce que des gens connus ne pensent pas comme moi, ce site n’aurait jamais vu le jour. Sauf que je voyage sur toute la ligne de temps et j’ai tendance à croire d’abord ce que je vois.

Le temps, nous enseigne la physique, le temps est une dimension comme l’espace. Théoriquement, on peut donc le parcourir en tous sens. Théoriquement. Bien des rêveurs ont enfourché ce délire. Le voyage dans le temps a fait des litanies de feuilletons, romans, films et bandes dessinées, chacun de nous a un faible pour telle ou telle oeuvre qui l’a ému enfant. Le point commun est la machine. Chronoscaphe, temporteur, chronovisor, passe-temps, time-machine, DeLorean, quelque soit le nom, il faut monter à bord d’un appareil, enfiler une combinaison, chausser un casque, boire une potion. La réalité est bien plus simple, et bien moins matérielle. C’est juste un vieux truc chamanique. 

Depuis qu’il y a des hommes, il y a des chamanes, des hommes-médecine ou des sorciers, quel que soit le nom qu’on leur donne. Les chamanes ont mis au point une technique de voyage dans le temps très performante. Ils savent aussi voyager dans l’espace, se transporter instantanément à l’autre bout de la plaine, de la galaxie, ou de l’univers. « Ces astronautes me font bien rire, disait l’un d’eux après le premier alunissage étasunien. N’importe quel chamane est capable d’aller sur la lune, nous le faisons tous depuis longtemps. Par contre, aucun d’entre nous ne pourrait en rapporter le moindre caillou. »

On m’a souvent demandé comment je fais pour explorer les arcanes cachés de notre lointain passé. Ma foi, sans y penser. Je lis beaucoup les vieux maîtres, les grands anciens qui nous ont, souvent sans le savoir, transmis les pépites qu’il appartient aux mythologues d’exhumer, de démaquiller et de faire revivre. Parfois, de plus en plus souvent, une grosse bulle de savoir remonte des profondeurs de mon inconscient – ou du temps, si vous aimez mieux, les deux étiquettes s’appliquant au même flacon. Quand la bulle éclate à la surface de ma conscience, j’ai un flash et je visualise, d’un seul coup d’oeil et sans effort, les secrets enkystés dans la chair spiralée du temps

 

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Je les exhume au fil des jours, goutte à goutte, dans mon site qui est en passe de devenir -grâce à vous toutes- une référence planétaire en la matière. Si mes efforts sont utiles, c’est ma récompense. En conscience j’attire sur chacun la puissante bénédiction de l’Etre Ultime qui est en vous et qui vous aime comme elle-même. Et comme je l’aime. J’entends déjà les commentaires : « pourquoi y arrive-t-il, lui, et pas moi ? et pas nous ?? » La bonne question serait plutôt : « comment fait-il ça l’enfoiré ?! »

Un vieux truc chamanique, c’est tout. Il suffit de se couper en deux, on appelle ça la bilocation. Tu es à la fois ici et maintenant, et aussi ailleurs. En astral conscient. Comme le temps n’existe pas en astral, il t’est loisible d’aller où tu veux, quand tu veux. Pendant que tu te ballades dans ton corps astral, ton corps physique – et un minimum de conscience – resteront ici et maintenant. Comme disait Janis Joplin que j’aime tendrement : « Comme on l’a découvert dans le train, demain n’existe pas. » Et Alan Watts lui fait écho : « L’avenir est un concept, il n’existe pas. Il n’y a rien de tel que demain. Il n’y en aura jamais, car le temps est toujours présent. C’est une des choses que nous découvrons lorsque nous cessons de parler à nous-mêmes et d’arrêter de penser. Nous trouvons qu’il n’y a que le présent, seulement un éternel maintenant. » (Alan Watts)

Maintenant comment se couper en deux ? Comment stopper le monde ? Je vais vous le dire. D’abord je dois revenir sur la théorie de l’engramme. Jung a levé ce lièvre, et Lafayette Ron Hubbard l’a développé. Plutôt bien. Ce qu’il en a fait ensuite dans sa prétendue église de scientologie, c’est une autre affaire… beaucoup plus douteuse. Un engramme est une blessure. Blessure du corps, du coeur, de l’âme.  Chaque blessure profonde crée un blocage dans notre schéma énergétique, comme un barrage empêche l’eau de s’écouler. Par un travail intérieur approprié, le guerrier de lumière parvient à nettoyer son schéma énergétique, à restaurer la libre circulation des flux de vril dans son corps subtil. Il y parvient en guérissant une à une les blessures intérieures, les plaies à l’être, les bleus à l’âme que toute personne accumule sur ce plan. Qui ne peut voyager dans son passé, en est empêché par les engrammes. Ils constituent autant de barrages sur la ligne d’énergie, autant de blocages entre notre ici-et-maintenant et notre éternité. 

Des techniques permettent, le moment venu, de se libérer des traumatismes hérités de l’enfance – ou de vies antérieures. Quand les traumatismes du passé proche ou lointain ont été effacés, pardonnés, nivelés, le guerrier est libre de voyager sur sa ligne de temps. J’ai traversé la rivière en 1992, année de la bouse. Ce fut dur, j’ai ramé, et pour accoucher d’un malheureux blocage il m’a fallu retrouver pas moins de vingt-quatre vies antérieures ! Que j’ai dû bouffer à la petite cuillère, selon la formule consacrée.

Qu’importe, l’arcane XIII c’est comme le baccalauréat, quand on l’a ça ne compte pas, mais quand on ne l’a pas ça fait la différence. J’ai passé l’eau, j’ai libre accès à toute ma ligne de temps, je circule librement sur tous les âges de ma vie, y compris la vie intra-utérine, qui est un pur délice dans la plupart des cas. Et aussi la vie qui vient. De retour de mon voyage temporel, j’ai rapporté des souvenirs, du visitable, les vingt-quatre destinations de mon passé lointain. Toutes époques, tous continents. Vingt-quatre vies en chair et en sang, que j’avais vécues en détail, pleines d’odeurs, de douleurs et de couleurs vraies.

Pendant dix ans, j’en ai été tellement certain, ça m’a si profondément bouleversé que j’ai passé tout mon temps libre à explorer ces vies avec un infini respect, comme un philatéliste observe une collection de timbres précieux. Au fil de mes explorations, sans que j’y prenne garde, mes vingt-quatre vies passées sont devenues autant de pistes d’atterrissage, autant de bases temporelles, autant de postes avancés qui m’ont permis d’observer l’histoire prodigieuse de notre espèce, tout au moins les bribes que j’en sais et que je vous donne avec amour, enfants de lumière.

 

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Ce que j’ai fait, certaines l’ont fait aussi, d’autres pourront le faire. Le voyage temporel est une évidence. Oui, vraiment, une évidence. C’est un vertige qui s’empare de l’être quand il n’est plus assujetti à son ici-et-maintenant par le poids de ses souffrances passées, oubliés, castratrices. L’être sans engramme. Enfin libre. Combien d’adultes se comportent soudain comme de très jeunes enfants à la stupeur de leur entourage ? Un engramme vient de ressurgir en eux, qui leur a rendu l’âge, les blocages, l’ignorance qu’ils avaient alors. Nous sommes victimes de nos engrammes tant que le nettoyage n’est pas fait. Il s’appelle l’arcane XIII. Ensuite, ça prend les années qu’il y faut, on progresse sur le chemin du temps, on l’amadoue, on le piste, on le traque et soudain…

La porte du temps est là, devant soi, grande ouverte !

On peut y entrer, mais pas encore y emmener du monde. Pas tout de suite. Pas n’importe qui. Maintenant que j’y arrive, je fais mon tri. Rôdeur du temps, passeur temporel, je diffuse et dissipe, je percute et distingue, parmi les ombres, celles qui sont à venir, celles qui se passent ailleurs et celles qui n’ont pas lieu. Avec cette riche laine, je tisse la tapisserie patiente qui raconte la grande saga des hommes : 

l’Eden et après.

Ma ligne de temps s’est ouverte, demain elle s’ouvrira davantage encore. J’ai glissé le pied pour bloquer la porte. Dans la béance, mes chers amis, faufilez-vous. N’attendez pas. Le temps perdu vous tend les bras. En Breton, Grand’mère se dit Mam Goz. Eden Saga est une Mam Goz qui vous prend par la main et vous montre en détail les merveilles cachées de notre passé commun. Des contes et des légendes, des faits et des farces, des mots et des maux, des rives et des rires, tout ça c’est notre histoire volée, qui aujourd’hui vous est rendue.

 

Comme une comète flamboyante, j’ai parcouru les nuits infinies, les espaces interstellaires de l’imagination, de la volupté et de la peur. (Antonio Tabucchi)

 

Toute réalité existe dans l’esprit. Le phénomène externe, ce qui apparaît, n’est que son expression extérieure. L’univers visible est le reflet de l’invisible.
Platon