Où est passée l’arche de Noé ?

 

Ah l’arche ! Depuis longtemps je voulais revenir sur le sujet – que je n’ai fait qu’effleurer jusqu’ici, et dans le sens du poil biblique, ce qui fait un peu léger dans la Saga d’Eden… Il est donc temps que je vous livre le résultat de mes explorations astrales, et le butin rapporté des annales akashiques.

Pour la Bible, Noé le dernier patriarche a reçu un message divin l’informant de l’imminence d’un déluge, et lui demandant de réunir un couple de tous les êtres vivants dans une arche. Et l’Eternel (qui n’a que ça à foutre) lui a même donné les plans précis, les dimensions et tout et tout, de façon que la fabrication soit aussi simple que d’assembler un meuble IKEA.Non ce n’est pas du placement produit, pourtant j’aimerais bien Ce qui n’est pas toujours du kouign amann.

Cette histoire ne tient pas la route. C’est le treizième travail d’Hercule que doit se taper le pauvre Noé. Le temps de parcourir la terre pour rassembler la ménagerie, de couper les arbres, de les ébrancher, les scier, les assembler, même avec le plan divin, ça prend des mois, des années, des siècles. Il a eu combien de temps pour ça ? La Bible ne le dit pas. L’Eternel reste flou : « bientôt un déluge va venir ». Décidément je n’achète pas l’histoire. Il y a autre chose derrière.

La recette a déjà servi, bien avant le déluge, pour résister à un hiver terriblement long et fatal qui allait s’abattre sur le monde pendant des générations. Ça se serait passé avant la dernière ère glaciaire, il y a quoi ? cent mille ans ? Le déluge, lui, a eu lieu il y a 10.500 ans, aux dires de Platon. Dans l’épisode glaciaire, Noé s’appelait Yima, Yahveh s’appelait Ahura Mazda, et l’arche était un abri souterrain. La légende vient de Perse – l’actuel Iran. C’est à ma connaissance le plus ancien récit d’un fait attesté par la géologie et la paléo-climatologie. On pourrait énumérer d’autres légendes sur ce thème : au-delà des variantes et des adaptations locales, elles parlent toutes de mettre à l’abri des souches animales et végétales. Seule vérité à retenir au-delà de l’habillage merveilleux.

 

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Voilà ce que j’ai vu. Noé d’abord. C’est un surhomme, un demi-dieu à très longue vie. Fils du Soleil, il appartient à l’humanité précédente, la quatrième, et il mesure 4 m. Comme tous les patriarches bibliques, qui sont l’équivalent des héros de la mythologie grecque, il vient d’Hyperborée, base spatiale géostationnaire des aliens terraformeurs. Noé n’a jamais construit d’arche en bois, ce détail et les plans facétieux ne sont qu’un ajout d’un copiste. L’arche existait depuis toujours dans les gigantesques soutes du vaisseau-mère. Il s’agit d’une navette  hyperboréenne d’un type très particulier. Elle existait déjà en Atlantide avant sa disparition, il y a onze mille ans. Sans doute était-elle déjà présente dans les soutes du vaisseau mère quand il est arrivé, déclenchant le dernier âge glaciaire du Würm-Wisconsin, il y a plus de cent mille ans. Cette navette particulière est un module de survie.

Outre les vivres et l’eau nécessaires à la survie de l’équipage, le module contient une bibliothèque génétique complète, calquée sur le modèle de la Grande Bibliothèque Génétique Universelle du système d’Alcor, dans la constellation de la Grande Ourse. Animaux et plantes, races supérieures et mêmes divines, tout ce qui vit, qui mange et qui se mange peut s’y trouver sous forme de gènes, y compris les races inférieures et les plantes d’agrément. Prévoir un tel module se révèle indispensable au cas où la maison-mère viendrait à disparaître, lors d’un accident de décollage ou d’atterrissage, par exemple…

Bien sûr, les gènes sont tous dans la Grande Ourse, mais cette précaution épargne le coût d’un voyage aller-retour pendant une terraformation planétaire. D’autre part, les terraformeurs sont responsables de leur matériel, ils ont des comptes à rendre, et les souches génétiques valent beaucoup plus que de l’or. Elles sont sacrées, surtout dans le cadre d’une mission. A l’évidence, les aménageurs de planètes sont des pros. Ils ont tout prévu, tout paré, depuis des milliards d’années qu’ils font le métier. A nous de repenser la Bible en terme d’innovation. Sous sa gangue rétro, la Bible évoque des faits génétiques, technologiques, futuristes à une échelle et dans des proportions qui font de nous des attardés indécrottables de prétention. Regardez comment on compte terraformer Mars ! Dans une brouette dépliable façon Décathlon ! Pire encore, on s’imagine que ça sera réglé en un siècle ou deux !!

Les visiteurs (nos proprios) ont mis trois milliards d’années à terraformer la Terre. Et pourtant, ils étaient cent mille fois mieux équipés que la NASA. Ils sont arrivés avec toute une planète. Leur vaisseau-mère avait la forme et la taille d’une planète, avec quatre îles-continents habitées, et dans les profondeurs des soutes, un inimaginable concentré de high-tech divine. Des usines, des labos, des centres informatiques, des centrales à foudre, à uranium, à vril / shakti, des navettes, des modules, des armes, un luxe insensé, des palais, des promenades enchantées, des forêts magiques, des jardins merveilleux dont parlent toutes nos traditions – ils avaient mis leur monde à bord. Ils se déplaçaient avec leur civilisation au grand complet. Une civilisation qui se compte en milliards d’années. Excusez du peu. Mais dites-moi, cette planète volante, c’est elle, c’est la Grande Arche !

 

 

Trois milliards d’années, c’est long. Mais il faut ça. Ne vous abusez pas, n’allez pas imaginer que les dieux ont une échelle temporelle différente de la nôtre, comme les fées et les lutins de nos légendes : on passe une nuit chez eux et quand on revient dans notre monde, plusieurs siècles se sont écoulés. Si les dieux ont le même temps que les fées, un milliard de nos années serait un millénaire pour eux. C’est vrai et c’est faux. Les dieux d’avant ont trouvé le moyen de prolonger leur vie : elle peut durer plusieurs milliers d’années. Deux, voire trois mille ans, pour ce que j’en sais. Ils ont aussi une technologie médicale pour changer de corps quand l’ancien craque aux entournures. On peut donc imaginer que pour eux, le temps subjectif passe plus vite que pour nous. Mais en temps humain, la terraformation n’a pas été plus rapide de leur côté : elle a bel et bien duré trois MILLIARDS d’années.

Je prépare une nouvelle partie qui s’intitulera Les Sept Jours de la Création. J’y livre une vision qui peut réconcilier les données scientifiques et les faits de la Tradition ésotérique planétaire. Chaque jour a duré cent mille ans, voire plus. Il y en a eut septjusqu’ici répartis sur plusieurs milliards d’années : le premier jour de la création il y a 3 milliards d’années. Le dernier, c’était il y a cent mille ans, avant le dernier âge glaciaire, dont ils sont responsables. Les Terraformeurs sont intervenus sept fois au cours de l’évolution de notre planète. Ils ont créé sa géographie, sa faune et sa flore. Ils y ont passé du temps, beaucoup de temps. D’où le merveilleux résultat que nous avons sous les yeux…

Merveilleux, sauf dans tous les coins où on a salopé leur boulot. A leur place, j’aurais les boules. Trois milliards d’années de fabuleux travail gâché par des ovins-primates sous-évolués ! Intelligents, mais très très cons. Assez en tout cas pour scier la branche où ils ont le cul. Attention. J’ai recensé plusieurs traditions qui évoquent le retour des dieux. Le jugement dernier biblique en fait partie, mais il y en a d’autres, très comparables. Mais oui, vous avez compris. Quand ils reviendront, ce sera le 8e jour de la création.

Un bon truc : relisez l’Apocalypse de Saint Jean avec cette idée dans la tête : nous sommes un des produits de la technologie des terraformeurs. Pour peu que vous soyez capables de passer outre les affabulations religieuses, vous serez surpris de tout ce qu’elle va vous dire.

Entre chacun de leurs séjours « la nature reprend son cours » ce qui peut donner l’illusion d’une évolution darwinienne. Sauf qu’ à chaque chaînon manquant inexpliqué par Darwin correspond un coup de pouce de 100.000 ans (ou plus!) donné par la technologie divine. Reprenez toutes les anomalies signalées par Darwin ou ses émules, et dites-vous à chaque fois : Yes ! un nouveau cadeau des terraformeurs !  C’est comme ça que le lapin sort du chapeau, que l’organisme monocellulaire devient pluricellulaire, que nous descendons d’un hominidé introuvable, etc. La nature n’est pas créative, Dieu n’a pas de microscope. La manip génétique pallie au mieux ces carences… à condition d’avoir un stock de gènes divers et variés, d’où l’arche, ou plutôt le module de survie où s’est embarqué le brave Noé.

 

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Alors, chers archéos amateurs ou non, inutile de chercher l’arche au sommet du mont Ararat, ni dans l’Oural, ni dans la culotte d’un zouave. Un tel module est bien trop précieux pour être abandonné au gré d’un tsunami. D’ailleurs, puisque ce module permet la survie, il n’offre aucune prise aux vagues, fussent-elles démentes. Ni au feu, ni aux radiations, ni aux séismes, éboulements, coulées de lave ou de boue, il s’en fout, il tient debout. L’arche n’était pas à Noé, les aliens l’ont récupérée. Ils l’ont soigneusement garée dans les soutes d’Hyperborée et ils sont repartis avec. Fin du délire, le rêve s’envole, on se réveille…

Maintenant, si vous aimez vraiment le merveilleux, les échelles de temps différentes sont aussi l’apanage du Petit Peuple. Et ces gens-là sont encore chez nous… Oh ce ne sont pas des dieux, non, ils n’en ont pas les pouvoirs. Mais presque… Les Elfes et les Fées sont des sortes d’anges, si vous voulez. Plus divins que nous, et en même temps plus animaux. Ainsi sont les anges / géants, tout pareil. Mais en plus grand.

Ce que nous appelons matière est de l’énergie dont la vibration est si basse qu’elle peut être perçue par les sens. Il n’y a pas de matière.
Albert Einstein