Thor et Mjöllnir

 

Mjöllnir est le nom du marteau de Thor, le dieu Ase des Scandinaves. C’est une arme magique qui fait éclater les crânes des géants, et qui, comme un boomerang, revient toujours dans les mains de son maître. Son nom se rapproche du mot slave qui veut dire « éclair ». (source)

Mjöllnir le marteau magique a été forgé par un Nain. Dans la mythologie scandinave, les Nains jouent le même rôle que les Cyclopes dans la mythologie grecque. Les uns comme les autres sont les maîtres de la forge. Métallurgistes surdoués, ils s’y entendent aussi en haute magie. Les armes qu’ils produisent crachent le feu, comme le foudre-tonnerre de Zeus, l’égide de sa fille Athéna ou le vajra d’Indra.  Elles semblent droit sorties d’un film de scifi. La plupart d’entre elles sont capables de tuer, de blesser, mais aussi de guérir les blessés, de ressusciter les morts, et d’éveiller d’un simple contact. Certaines sont décrites comme rayonnantes, ou comme Mjöllnir, « arme foudroyante de couleur blanche« . (source)  Tout comme l’épée-laser des chevaliers Jeddi, ces armes divines sont issues d’une technologie moderne, bien éloignée de la simple métallurgie. On pense aux couronnes d’Osiris, on pense aussi à l’Arche d’alliance. Les dieux d’avant avaient plus d’un tour en sac et plus d’une arme au râtelier.

Le Nain Brokk donne le marteau Mjöllnir à Thor en lui disant « Tu pourras frapper n’importe quoi aussi fort que tu voudras sans que le marteau ne s’abîme, tu ne manqueras jamais le but contre lequel tu le lanceras, mais jamais le marteau ne volera si loin qu’il ne dût revenir dans ta main ; et puis, si tu le veux, il se fera si petit que tu pourras le tenir dans ta blouse. Mais il a un défaut : son manche est plutôt court. »  (source)Skáldskaparmál, chapitre 5  Ce prétendu défaut vient d’une incompréhension. Quand les anciens Scandinaves ont vu des reproductions de Mjöllnir, ils ont cru voir un marteau, et ils ont trouvé son manche trop court. Sa taille est parfaite, au contraire. Je pense qu’il s’agit d’une arme de poing. Le manche est fait pour donner une bonne prise en main, et offrir un bon contact entre le marteau métallique et des gants conducteurs électriques, comme on le verra plus loin. 

Grâce à Mjöllnir, Thor devient le dieu du Tonnerre d’Asgard, leur patrie céleste. Les dieux Ases ne vivent pas sur terre. Ils ont un monde à eux, dans le ciel. On aura reconnu le vaisseau-mère Hyperborée, que les Sumériens appellaient Nibiru, la planète vagabonde. Nibiru n’est pas une planète, c’est un vaisseau-mère de forme sphérique et de la taille d’une planète. Thor était l’un des patrons d’Asgard, immense était sa puissance. En vieux Norrois, Thor se disait Thunarr qui se prononce comme tonnerre. (source)

Ce qui fait de Thor un des dieux de la foudre, et non le moindre : il est l’égal de Zeus ou de Yahveh. A ceux qui seraient surpris de voir Thor ou Zeus, figures du paganisme, comparés à Yahveh le dieu unique, je tiens à préciser ceci : la différence entre le paganisme et les religions du dieu unique repose sur un malentendu historique.

Il n’y a pas eu de contact entre nos ancêtres et un quelconque dieu unique, surtout pas avec le Créateur de tout ce qui est. Ne pas confondre créateur et aménageur. Il n’y a rien d’unique là-dedans. Les dieux d’avant étaient une floppée. Toutes les traditions mythologiques, dans lesquelles j’inclus la Bible, la Torah et le Coran, sont formelles sur ce point. Les dieux qui sont venus aménager cette planète et améliorer l’espèce humaine ne sont pas solitaires. Rien que dans la Bible, Elohim, Yahveh, Adonaï, il existe plus de douze façons de nommer Dieu. Ou bien douze dieux différents ? Les Elohim, nous dit la tradition judéo-chrétienne, étaient sept. Chacun avait sa parèdre, ce qui fait déjà quatorze. Le panthéon hindou compte trente mille divinités. Le nombre n’est sans doute pas exagéré. Sur la planète vaisseau Hyperborée vivaient pas moins de 13 millions de surhommes. Les anges, les géants et le petit personnel étaient la quasi totalité, mais les patrons, les dieux supérieurs, pouvaient bien être trente mille.

Nos ancêtres n’ont pas vu le Créateur, inaccessible, inexistant peut-être, mais une bande de terraformeurs. Le mot Dieu retenu par les chrétiens modernes est lui-même dérivé du grec Theos, qui est le nom de Zeus. Les chrétiens, adeptes du dieu unique, lui donnent donc sans complexe le nom d’un dieu parmi des dizaines d’autres, un dieu terrible et pervers qui a volé le pouvoir en assassinant son père Chronos ou Cronos –quelle que soit l’orthographe, il s’agit du même.

Le dieu unique est une invention récente, née de l’intime conviction qu’il n’y a qu’une seule source pour toutes les merveilles qui nous entourent. Ce qui est sans doute vrai à notre échelle. Puis nous avons confondu l’arbre avec la forêt. Cette source unique, nous l’avons prise pour Dieu, mais les dieux sont légions, et nous ressemblent trop. Et la source ne nous ressemble pas. Elle est unique et si lointaine, la fréquence humaine si limitée se perd dans les multiples bandes de fréquences universelles. Et la source nous ignore. Tu crois entendre sa voix dans ton cœur. C’est la voix de ton âme. C’est, si tu veux, l’ange gardien, le double astral, cette partie de toi qui est meilleure que toi, qui n’est pas tout le temps là, qui t’embellit quand elle s’incarne, et qui rend ton visage lumineux. La lumière intérieure se voit à l’extérieur.

Revenons à nos moutons, ou plutôt à nos boucs. Le marteau magique ne faisait pas que tuer, il lançait aussi des éclairs qui pouvait consacrer un lieu, bénir un objet ou éveiller une personne.

Thor se déplaçait dans un chariot rapide tiré par deux boucs magiques qui lui permettaient de traverser les mondes. Ils étaient volants, ces boucs, tout comme Bouraq, le cheval magique de Mahomet. Je suppose qu’il s’agit encore d’un engin volant, navette spatiale ou ovni, dont Thor avait la libre disposition pour se déplacer d’Asgard, la planète des dieux Ases où il avait sa résidence,  jusqu’à Mitgard, la Terre du Milieu où vivaient les humains. Un ovni donc, comme les chariots des dieux cités par Erich von Däniken. Pourtant les boucs ne sont pas des réacteurs, mais des êtres vivants. La légende précise un fait incroyable à leur sujet. Quand il avait faim, Thor mangeait ses boucs, et la magie de Mjöllnir leur rendait vie, à condition que les os ne soient pas brisés. Thor disposait la peau des boucs sur leurs os, déclenchait son marteau magique, un éclair jaillissait de Mjollnir. Aussitôt les boucs se mettaient à bondir, régénérés, comme neufs. Prêts à tirer le chariot, ou à servir encore de casse-croûte. Ce qui était bien pratique. Ne rigolez pas, il y a un secret puissant caché dans cette partie du conte. Il palpite, je le sens, mais il se maintient dans l’ombre. Il me nargue. On verra ça plus tard.

Voyez le singulier marteau que tient la figurine.ci-contre, également reproduite ci-dessous Il s’agit d’une statuette de Thor sur son trône, tenant à deux mains un marteau bien différent du Mjöllnir qu’on connaît. Il n’a pas un manche court, il en a deux, plutôt longs, qui se mélangent avec les deux pointes de sa barbe. Le marteau a lui aussi une forme étrange, trois boules réunies qui évoquent un objet technologique ou symbolique. Pour moi, soit cet objet n’est pas Mjöllnir, soit le marteau de Thor n’en était pas un… 

La légende dit que Thor devait porter des gants spéciaux, appelés Járngreipr, « gants de fer », chaque fois qu’il empoignait son marteau. Ici, il n’en porte pas. On observera aussi son casque pointu, qui s’apparente plutôt à un bonnet de nain. Mais Thor n’est pas un nain. Alors qui est-ce ? Et que tient-il dans ses mains ? En fait, on n’est pas certain qu’il s’agisse de Thor. Une inscription de Wikimédia signale : Thor ou Christ. Selon moi, ça ne ressemble ni à l’un  ni à l’autre. Et l’étrange objet qu’il tient n’est pas Mjöllnir, ce n’est pas non plus un attribut christique. Le mystère plane… 

Thor possède aussi une ceinture magique nommée Megingjord  (« qui augmente la force »). Elle n’est pas visible sur cette statuette, pas plus que les gants de fer. Il est dit que la ceinture donnait à Thor la force de manier son marteau, aussi appelle-t-on Megingjord la ceinture de force. Allons donc ! Pour moi, la ceinture, les gants et le marteau forment un équipement spécial, de haute technologie, à ne pas mettre entre toutes les mains. Ce n’est pas la force de Thor que la ceinture augmentait, mais la puissance du marteau. Thor n’est pas une demie portion : il mange deux bœufs entiers à son repas, pêche deux baleines, et soulève le chaudron géant sans avoir besoin d’une ceinture de force.

Il s’agit selon moi d’une batterie électrique surpuissante, capable de générer différents types d’éclairs. Megingjord était reliée au marteau par les gants de fer que Thor portait quand il prenait Mjöllnir. Ces gants étaient conducteurs, d’où le fer, mais ils étaient aussi isolants à l’intérieur, pour que Thor ne soit pas grillé. Ce qui me rappelle que les Lévites étaient seuls habilités à manipuler l’Arche d’Alliance. Ils portaient, eux aussi, des gants spéciaux. Sans protection, tous les autres étaient foudroyés, dit la Bible. Électrocutés ?

 

Pour (ne pas) conclure

Plus je regarde cette figurine, et plus j’y vois un Nain. Le nain métallurgiste qui a façonné le marteau de Thor ? Ou bien le nain Brokk, qui le lui a remis ? Oui, je crois que c’est Brokk. Reste le problème du marteau lui-même, qui ne ressemble en rien à l’objet que tient Brokk. Que signifient ces trois boules ? Une malformation anatomique ? Non je rigole. Ah, il y a aussi les boucs interplanétaires comestibles ! Oui ça me titille, mais je n’y comprends rien. Si jamais je trouve quelque chose, je vous en reparle. Finalement je m’aperçois que j’ai posé beaucoup de questions dans cet article, sans donner vraiment de réponse. Quelle importance ? La réponse vous appartient. N’hésitez pas à m’envoyer vos suggestions.

 

J’habite la demeure du possible. Elle a plus de portes et de fenêtres que la demeure de la raison.
Emily Dickinson