L’histoire loupée

 

Tu me dis que tu ne comprends rien à cet amour que j’ai pour notre passé inconnu. Tu me demandes en quoi ça peut aider les gens, cette absurde nostalgie d’un temps révolu. Autant tu apprécies mes articles d’ici et demain,cliquez sur sommaire ils t’aident et te soutiennent chaque jour, mais l’histoire, pas question, à l’école tu détestais et ça ne s’est pas arrangé, au contraire !

 

Tu n’as pas tort

Aux premières images d’un film, dès que tu vois qu’il est en costumes d’époque, tu changes de chaîne. Je te comprends, moi-même je hais la plupart des films historiques, ils ne racontent que des âneries. Ma vision de l’histoire est très différente de ce que le ciné nous montre, encore plus éloignée de ce que l’école nous rabâche. C’est pour ça que j’en parle. 

J’ai un don qui ne date pas d’hier. Je rêve beaucoup, éveillé souvent. Et quand je rêve en dormant, mes rêves sont réels. Plus réels en tout cas que ce monde factice, sous globe, coupé du reste des vivants — qui sont innombrables. Ceux-là viennent nous voir comme on va visiter les animaux du zoo. C’est distrayant, ça les fait rire aux éclats. Ils en parlent autour d’eux, et nos visiteurs sont de plus en plus nombreux depuis que ces foutus archontes ont eu l’idée fatale de créer les humains actuels 100% animaux.

Depuis lors, la Déesse est passée par là. Elle a donné une âme à ce bel animal que nous fûmes. Bénie soit-elle !

 

Moi non plus

Je la remercie tout en sachant qu’elle ne peut pas m’entendre. Elle dort au centre-terre et pour des siècles encore. Mais ça n’a pas ça qui l’empêche de m’entendre. Nous n’avons pas la même échelle de temps. La Déesse est apparue il y a des milliards d’années, et sa mort n’est pas pour demain. Tout ce qu’elle peut capter, c’est une époque. Une sensibilité globale. Une façon de vivre et de penser qui change, son évolution, ou comme maintenant son involution

Mais la vie d’un être humain est beaucoup trop brève pour ses perceptions les plus fines. On va trop vite. L’humanité qui nous a précédés pouvait vivre plujsieurs siècles. Les généticiens actuels prédisent que les humains vivront mille ans ou davantage, grâce à la science. Ceux qui vivront plusieurs siècles sont déjà nés. Je veux bien le croire, mais de quels humains parle-t-on ? Des milliardaires. Est-ce que l’humanité dans son ensemble gagnera quoique ce soit si des Trump ou des Elon Musk vivent des siècles ?

L’erreur est humaine… comme les sciences du même nom!

Lao Surlam

 

Elle y perdra beaucoup, notre pauvre humanité qui en manque déjà tant, d’humanité. Notre inhumanité, devrait-on dire. Notre triste inhumanité. Tu vois, si je m’étends sur le lointain passé, si j’évoque avec plaisir les humanités précédentes, c’est à cause de cette inhumanité actuelle. Bien crade, bien dégueu, bien immonde. Ce monde est immonde qui cultive les immondices. 

 

 

Dernier soleil

Tu me réponds qu’il y a tant de belles choses, d’innombrables merveilles, la beauté, l’amour, la joie, le don de soi… Et il y a aussi tant d’immondices, de bassesses, de crimes odieux, de haine, de violence et de plaisirs indignes. Mais tu as raison pour le don de soi. Je l’ai pratiqué sans relâche et je m’en sers encore. C’est bien le dernier soleil qui puisse illuminer ma fin de vie. J’ai 76 ans, mon père est mort à 96 et ma mère à 101. Ai-je encore 20 ans à vivre comme lui, ou 25 comme elle ? Ma grand-mère a vécu jusqu’à 93 ans et sa mère, 91. C’est vous dire.

Vous n’êtes pas débarrassé de moi, mes chers amisamies. J’ai décidé d’atteindre les 130 ans. Vivrais-je 54 ans de plus dans un monde de pire en pire ? Y aura-t-il un sursaut face à l’horreur planétaire ? Verra-t-on des gens simples, des héros anonymes assez déterminés pour mettre fin à la faim ? À toutes les faims les plus insatiables ? Faim de beauté durable, désir de bonheur tranquille, appétit pour la joie divine et soif d’extase devant les dernières splendeurs du monde. Ou bien disparaîtront-elles totalement sous le béton, le pétrole, les pollutions, les pandémies, le découragement ?

BD réalité

Aujourd’hui j’ai pris une grande décision : stopper mes addictions. Mes excès de toutes sortes. En finir avec le fini qui me cache l’infini. Nettoyer ce pauvre corps que j’ai mis à trop rude épreuve. Je revois maman hausser les épaules en persifflant : Mon pauvre garçon ! Ça ne durera pas aussi longtemps que les contributions !

Comme elle a raison. Chaque nouvelle plaie, au lieu de remèdes, fabrique un nouvel impôt. Et les pauvres s’appauvrissent sans cesse. Les très riches ont les moyens d’échapper aux impôts, et ils ne s’en privent pas…

Sauf dans les BDs. Largo Winch le multi-milliardaire de gauche qui donnerait sa chemise au fisc… Ça se peut-y ? Jean d’Août.

Dans ce monde de mensonges, seule est vraie ma sincérité.

Jean d’Août

 

Et ça se saurait si c’était le cas. Seulement voilà, les gros pleins de fric ne lisent pas de BD. Ils ne savent lire que les rapports boursiers. Ils sont les maîtres l’économie, moi je n’ai pas d’économies. J’y arrive pas. Eux si.

La BD réalité est largement aussi bidon que la télé du même nom.

 

 

On vous gâte…

Tant que je serai ici, que pouvez-vous craindre ? Tant que mes articles tombent à trois par semaine, cent cinquante par an, la mort n’est rien. Dire que bientôt vous aurez la joie immense de m’écouter déconner sur YouTube ! Mais chut ! Top secret ! Après ça n’allez pas brailler que personne ne vous aime.

Vivez, voguez, voyez, voyagez, vibrez, visionnez, et euh ? Votez ? Veautez. Pour ce que ça change… En 68, on avait des tas de slogans gribouillés sur des affichettes faites à la maison. Je me souviens de celle-ci surtout. Un chiotte à la turque et le slogan : Votez dur, votez mou, mais votez dans le trou. Hélas, au lieu de l’affichette ronéotée, je n’ai retrouvé que cette copie médiocre. Trop propre. Hors-contexte.

 

L’actu alitée

 

Au secours !!

Il n’y a pas de quoi rigoler. C’est tout ce qu’il de sérieux la situation où je me trouve et mon Eden Saga avec moi, qui chaque jour m’entraîne un peu plus vers le gouffre. Mon dernier appel au secours m’a rapporté 20€. Merci quand même, tous les p’tits billets sont les bienvenus… Mais les gros manquent à l’appel.     (appel publié en novembre 2025… mais que je pourrais le republier sans arrêt)

 

 

Il ne manque à l’oisiveté du sage qu’un meilleur nom et que méditer, parler, lire et être tranquille s’appelât travailler.
La Bruyère