Le guerrier impeccable se vainc lui-même vingt fois par jour. Incessant combat qu’il mène jusqu’à l’ultime victoire. Alors seulement, le roi découronné s’agenouille.
De celui qui dans la bataille a vaincu mille milliers d’hommes et de celui qui s’est vaincu lui-même, c’est ce dernier qui est le plus grand vainqueur.
Le roi détrôné se coupe la tête pour connaître la Voie. Lao Tseu l’a dit, Didi l’a répété. (source)Le lotus bleu par Hergé J’y fais chorus. La tête est un trop lourd fardeau pour qui veut atteindre l’Océan de la Tranquillité. La sérénité infinie de la non-pensée. La délectation du vide mental. La fin de l’ego. Tentant d’y parvenir, j’y ai passé ma vie. Je ne savais pas ce que je cherchais. Maintenant je sais. Tout prend sens et c’est bien. Je suis humain, rien qu’humain, ou plus humain. Et moins que rien notez bien. Peux mieux faire.
Je vous enseigne le Surhumain. L’homme n’existe que pour être dépassé. Qu’avez-vous fait pour le dépasser ?
La maîtrise qui compte est celle sur toi-même. Ta victoire est l’éveil. Tu as fait le un avec ce qui était multiple. Tu as tué le vieil Adam. En toi s’éveille un monde qui ne demande qu’à vivre. Il fallait ta victoire. D’un élément intime, anodin aux yeux du monde, voilà que surgit ce rouage du Grand Tout, le dieu de la machine, le miracle de la technique, le clin d’œil de l’accessoiriste, le trucage au petit poil, dans la foulée, au tempo, et la salle apprécie.
Des bravos dans l’œil tu retournes au turbin. Guerrier le jour, marrant la nuit. Marin l’ennuie, guerrier toujours. La belle affaire. Rondement menée. Pas de raisiné sur la chaussée. Personne blessé. Aucun des gars. Du résultat. Aucun dégât. Durée sur le tas.Prononcer su’l’tas J’aime ça.
Mais là, pense à autre chose, chante-moi la vie en rose et prends-moi si tu l’oses. Le keum était morose et n’aimait pas les poses. Elle a fané la rose. La parenthèse est close, hors contexte et sans cause.
« S’il existe des fatwas, des mises à mort verbales qui se traduisent par des mises à mort effectives contre tous ceux qui s’expriment par la pensée ou le dessin, je n’ai jamais entendu dire qu’il y avait des fatwas contre les assassins au nom de l’Islam. Et c’est inadmissible. » Georges Kiejman, avocat de Charlie Hebdo.
C’est ta vie dont il est question. Qu’en feras-tu ? Oui, tu veux essayer tout ce qui te tente. Il y a un âge pour ça. Passé cet âge, la guerrière se connaît. Elle aspire à se contrôler. Elle se sent prête.
Elle veut aimer dans l’amour de ses mères, déesses chaleureuses et valeureuses. Elle veut marcher dans les pas de ses pairs, preux chevaliers croisés, marqués au cœur du signe de la croix –non la croix du Christ mais le signe antique du vaisseau-mère Hyperborée. Les grands anciens lui montrent le chemin.
Dans ces temps incertains où rien ne ressemblait à rien, tu as douté. Tu t’es repris. Tu as trouvé ton chemin, tu l’as suivi. Le chemin qui a du cœur t’a menée jusqu’ici. Qu’importe les épreuves, seul compte le résultat. Tu n’es plus la même. Ton cœur aime. Tu veilles et t’émerveilles.
Tu comprends qu’il n’y a rien à comprendre.
Apprends à vivre sans tête. Obéis aux impulsions et aux suggestions de ton corps l’ignoré. Ton corps l’oublié. Perdu au fond du passé. Cassé. Lassé. Tassé. Brassé. Débarrassé. Ton corps dépassé.
Il existe un lieu loin de tout, là-haut, où nul ne va. Le chemin est ardu, montueux, stressant. La peur à tes côtés. Le vide sous tes pas. La montée verticale. La falaise. Les surplombs.
Surmonter les dangers. Toi l’étrange étranger pour qui depuis Pangée tant d’espace a changé. Tu ne reconnais rien. Ce jour n’est pas le tien. Coupe un lien. Celui qui te retient. Ton appétit revient de vivre et d’être bien. Assieds-toi sur ta main en attendant demain.
Il existe un lieu inaccessible, tout de prière et de repos, où jamais la main de l’homme n’a mis l’ongle du moindre pied. C’est dire s’il est paumé. J’ai eu la chance de le trouver, mais non, la chance n’a rien à voir. Les dieux me l’ont montré. La chance que j’ai !
Dans ce lieu connu de moi seul, je cuve la jouissance d’être, qui devient l’Être et qui vous pénètre à jamais. En ce lieu je coule des jours heureux au doux soleil d’éternité. Le temps immobile se mire dans mes yeux, je lui rend son sourire de Joconde.
La force abonde. La mer est ronde. La peur est blonde. La joie profonde. La rage immonde. La bouse inonde. Ouvrez la bonde. Au bal on sonde. Au sol on fonde. Au stade on gronde. Au trône on fronde. Qui sur les ondes à la seconde ?
La fin !
Danse, ma guerrière. Douce amère. La transe est ta mère. Commençant prière. Balançant derrière. D’avant en arrière. Fière es-tu guerrière.
Plus tu y penses, plus la stridence offense le silence. Pense ta chance. Franche ta danse. Il suffit parfois d’un rien — une ombre, un refrain, un regard inconnu au détour du chemin, l’œil qui te suit de loin, un mouvement de main qui te dit à demain et tu restes au matin sur ta soif. Sur ta faim. Au milieu dans ton coin. Reviens. Il ne t’attendait plus mais il suit ton chemin. Il te prend par la main. Il chante et tu es bien. Cours ta chance. Va ta danse. Il doit mourir demain.
Toute la vie je la passe à prier. C’est le seul état qui comble mon âme et quand je suis comblé je me sens tout entier plongé dans un bain de félicité. Toute la vie je la passe immobile, mon esprit de stabile loin du mental débile. Tu sens mes mains habiles massant ta peau nubile. Effusion ! Je jubile.
Si la peur frappe à ta porte, ouvre-lui : tu t'apercevras que derrière il n'y…
C'est quatre êtres ailés des mythologies, l'Ange, l'Aigle, le Taureau et le Lion.
Nous le sommes tous. C'est le boulot du cerveau, pas pour toi mais contre toi.
L'ange, l'aigle, le lion et le taureau forment le Tétramorphe, ou les quatre vivants.