Il n’y a pas de temps, il n’y a pas d’espace. Et malgré ça, on nous enseigne qu’un beau jour, l’être unique a voulu se diviser en deux, pour voir… Ça lui a plu, il s’est redivisé. Et puis encore en deux. Jusqu’à des myriades de fois dans une infinité de planètes dans une foultitude de galaxies. Ça en fait du monde! Du coup on se sent moins seuls… quoique?

 

La division le multiplie

Vous avez compris le truc. Qui se divise se multiplie. Mais comment se diviser dans un réel sans espace ? Et comment se diviser soudain, un beau jour, dans un réel qui n’a pas de temps ? Quand le grand Einstein a jeté ce pavé dans la mare aux canards, ils se sont sauvés dans tous les coins-coins. Quels coins y aurait-il dans un réel sans espace ? On n’arrive tellement pas à le concevoir, ce réel sans temps ni espace, qu’on préfère tous rester dans ce faux monde, ce monde virtuel, cette prison irréelle, parce qu’au moins ici on peut marcher doucement vers une fontaine. On a le temps. Et l’espace. 

Deux hommes regardent par les barreaux de leur prison. L’un voit la boue, l’autre les étoiles.

Idries Shah

 

On ne progresse pas sans contraintes. On ne progresse pas dans l’éternité. Entre deux vies, quand tu es pur esprit immobile au royaume de l’Esprit, sans temps, sans espace — comment peux-tu t’améliorer ? L’esprit vivant stagne en attendant une nouvelle incarnation. Pour connaître le temps et l’espace, il faut s’incarner. Prendre son barda matériel, atomes, molécules, cellules et tout ce qui s’ensuit, et pour un temps, oublier qui nous sommes. Pour l’espace d’un temps, nier notre origine céleste, perdre de vue notre essence éthérée, ignorer notre âme immortelle …et d’ailleurs incréée.

 

 

 

Dieu ou Toi ?

Daniel, précieux ami et lecteur fidèle, donne cette belle analogie : « La graine de petit pois toute sèche dans son paquet attend sans changement d’être semée pour acquérir de nouvelles aptitudes. En fonction des aléas climatiques, elle deviendra plus résistante à la sécheresse, au froid, aux parasites, aux maladies. Non pas la plante par elle même mais sa future réincarnation issue de sa nouvelle graine. »

Tout fonctionne de la même façon dans la sphère du vivant. Merci Daniel ! Le but de tout ça ? L’ultime finalité de cette aventure de la vie toujours recommencée ?

Devenir dieu nous-même, ranimer en nous l’étincelle divine de notre origine. Dieu a créé l’homme a son image, dit la Bible et d’autres mythologies religieuses font chorus. Dieu a fait l’homme a son image, et l’homme le lui a bien rendu, répond Voltaire. Et Maupassant. Et d’autres. Moi par exemple.

Si Dieu t’a fait à son image, il en a des images dans sa poche ! Parce que, tout comme lui, tu es unique. Personne ne te ressemble assez pour être toi, pas même ton jumeau. Des myriades d’uniques s’engouffrent tous les soirs dans le métro galactique… Et l’Unique en a des tapées à gérer, de galaxies !! Boulot, boulot…

Tu veux donner un coup de main ? Ça sera pas de refus, y a du pain sur la planche…

 

Co-naître

Et si la finalité, le but du jeu, l’enjeu ultime de tout ce big bazar, c’était la connaissance ? Accroître à l’infini la connaissance universelle, atemporelle, instantanée ? Oui, je crois que c’est le seul but raisonnable. Et si tout ça n’était pas raisonnable ? 

Tout se passe comme si Dieu ne savait pas tout. Il se démultiplie pour accroître infiniment les situations existentielles, et tenter de les résoudre. À la complexité du multivers correspond la complexité de la connaissance. 

Toute connaissance est une co-naissance. Naître avec le savoir. Ce qui fait écho à la théorie pythagoricienne de l’âme, « toute connaissance est une réminiscence« , cité par Platon dans le Ménon. Mais si !

Dieu arbitre de lui-même sur le chemin de la connaissance. Dieu le Père, homme de pouvoir, en quête du Saint Esprit, une Déesse pour les Grecs, la parèdre pour les dieux Ases, pour ceux de l’Hindouisme comme pour les Elohim. L’union de Shiva et Shakti ne vaut que par l’amour de l’Enfant Dieu, leur progéniture.

Dans l’Egypte antique, on trouve le modèle originel de la sainte trinité : Isis, Osiris, Horus. Pour les anciens Egyptiens aussi, l’Esprit est femme. Et pour les Sumériens. Voilà ce qu’on peut dire si l’on brosse le portrait de Dieu à travers les diverses mythologies religieuses. Un dieu qui porte en français le doux nom d’Il-Elle. Ou Elle-Il.

 

 

Dieu l’Humain

Exégèse théologique, que reproduit en miroir la genèse d’Eden Saga, la vision de nos origines, gigantesque puzzle que je reconstitue armé de patience et d’amour. Et à mesure de mes découvertes, je vous les livre dans ces pages.

Cette quête est la plus passionnante qui se puisse imaginer. Pour un chercheur de vérité, la plus noble aussi, parce que la plus utile. Ceux qui la trouve inutile n’ont rien à faire ici. Mais en 18 ans -déjà!- j’ai quand même touché près de 7 millions de lecteurs — sans compter les robots chinois…

Jamais je n’aurais osé m’imaginer si longtemps dans une si folle équipée. Voyez plutôt : la science est contre moi. Les religions sont contre moi. La politique et nos dirigeants sont contre moi. Les possédants sont contre moi. Les dieux sont contre moi. Les diables sont contre moi. L’innombrable cohorte des menteurs et des tricheurs est contre moi. Ceux qui s’en foutent, eux aussi, sont contre moi. Au moins je fais l’unanimité entre les extrêmes et les modérés.

Toi qui me lis, tu es ma force, mon espérance et mon soutien. Si le grain ne meurt, ne viendra pas la fleur. Si la fleur ne fane, ne viendra pas le fruit. Je dois mourir pour donner la vie

Dieu s’est fait homme, la Grande Déesse s’est faite femme, Jésus s’est fait quoi ? Virtuel ? Inexistant ?  Le dieu que tu es de toute éternité a pris le temps et l’espace de descendre parmi nous pour souffrir comme nous, et pour jouir avec nous. J’aime ce scénario. Il est issu du christianisme, en partie. Toutes les religions ont raison dans ce qu’elles affirment et tort dans ce qu’elles nient.

La négation est une porte qui gifle. L’approbation est un bisou sur ta joue endolorie. Quand je nie Jésus, je ne nie pas le fait qu’il FAUT s’incarner pour tenter sa chance, forcer l’aubaine, réussir son coup. Quel est-il, ce coup qu’on doit réussir ? Vous le saurez après la mort. Et si y a rien après la mort ? Alors vous ne le saurez pas. Mais comme vous ne serez plus, rien à foutre, sans un adieu.

Et si vous devenez dieu dans cette vie ? C’est l’éveil ultime. Le Bouddha Gautama l’a vécu, d’autres aussi avant lui? 

 

L’homme divin

Voici Dieu, voilà sa parole. Il est humain, trop humain même. On l’eut souhaité meilleur que nous. Pourquoi donc ? Il nous a fait à son image, nos défauts sont les siens, comme le reste. Tout ici lui appartient. Il a créé ce monde avec la sueur de ses anges. Et avec une gamme impressionnante d’engins de mort et de destruction, de machines de vie et de construction.

Chacun de nous est venu ici pour une tâche précise, mais nous l’avons tous oubliée peu après la naissance. Ta mission sacrée est de retrouver ce pourquoi tu es né ici et maintenant. Il n’y a pas de hasard.

Le hasard n’existe pas. Tout ce qui arrive est voulu.

Bouddha

 

Tout est télécommandé. La question est de savoir par qui, et pourquoi.

 

 

Toi aussi, tu es ici pour te couper en deux, une moitié jugeant l’autre, le double épousant l’unique, l’œuf brisé révélant deux renés. Tel est le secret de l’arcane XV La Maison-Dieu. Tu es passé par là, tu n’es plus le même. Dieu te parle, un dieu t’habite. Ne te prends pas pour lui, tu restes un homme. À jamais. C’est ainsi. Telle est l’humaine condition.

Pourtant te voici différent. Davantage toi-même, et pourtant un autre. Quelqu’un que tu ne te soupçonnais pas a pris ta place. Ton corps ne t’obéit plus, il est sous ses ordres à lui. Le survenant. Celui qui dans l’ombre jalousait ta lumière. Il s’est incarné, ton vieux moi est mort, bienvenue au nouveau.

Comprendre d’où tu viens, c’est savoir qui tu es pour deviner où tu vas.

Lao Surlam

 

 

Reconnais-Toi

N’aies donc pas peur. Si tu regardes mieux, tu te reconnaîtras. Ce nouveau personnage qui vit dans ton corps, qui fait battre ton cœur, qui dirige ton esprit, c’est toi, tu peux en être sûr. C’est toi mais en mieux. Tes réticences, tes pudeurs et ta honte, ta médiocrité, tes travers et tes bassesses, finies, parties, envolées. Te voici tout nu face à la vie, tout seul face au monde où tu t’étonnes d’être encore. Tu te sens fort d’être Toi, entier, enfin complet.

D’où te vient cette sagesse ? Cette sérénité ? Oui, d’où ça ? Qui peut le dire ? Pas toi en tout cas. 

Encore une autre année
Le menton dans les mains
Où m’a-t-elle amené ?
Je ne reconnais rien

 

Métaphysique tranquille

 

Xavier Séguin

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