La carte de Piri Reis est une carte ancienne, de style portulan, découverte en 1929 lors de la restauration du palais de Topkapı à Istanbul. Elle est attribuée à l’amiral et cartographe ottoman Piri Reis qui l’aurait tracée en 1513. Dessinée sur une peau de gazelle, elle détaille les côtes occidentales de l’Afrique et les côtes orientales de l’Amérique du Sud.
Première question : pourquoi cette fameuse carte, découverte en 1929, n’a-t-elle été connue des chercheurs et du grand public qu’autour du changement de millénaire ? Soixante-dix ans de perdus pour rien… D’autre part cette carte aurait été trouvée avec une douzaine de cartes antiques, y compris grecques et romaines. Pourquoi ne les a-t-on pas encore vues ?
On va ainsi découvrir une foultitude d’irrégularités, d’arrangements bizarres avec une vérité douteuse, les plus visibles étant, comme souvent, l’œuvre des scientifiques.
Ce que nous nommons carte maritime s’appelait jadis un portulan. En 1480, quand Piri Reis est venu au monde, les portulans existaient depuis près de deux siècles. Mais Piri Reis allait leur donner une qualité et une utilité jamais encore égalée.
L’amiral Piri était un passionné, capable de sacrifier presque tout à cet amour qui le tenait vissé sur sa table à dessin, corrigeant, traçant, gommant, traçant plus fin, encrant au pinceau, sans fin sur le métier remettant son ouvrage.
“Hâtez-vous lentement ; et, sans perdre courage,
Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage :
Polissez-le sans cesse et le repolissez ;
Ajoutez quelquefois, et souvent effacez.”
Piri Reis a réalisé de nombreuses cartes de la Méditerranée, principalement pour son ouvrage qui fit date, le Kitâb-ı Bahrriyye ou Livre de Navigation. Nous en verrons plus loin quelques-unes.
Mais de nos jours il est surtout connu pour une certaine carte de l’océan Atlantique, avec ses rives et ses îles, carte qui nous est parvenu en fragments, et qui a soulevé moult questions, stupeurs et diatribes.
Cette carte de Piri Reis n’est que le fragment d’une carte trois fois plus grande représentant le monde connu à l’époque à laquelle elle a été réalisée, et dont le reste est aujourd’hui perdu ; ne subsiste ainsi que la partie concernant l’océan Atlantique. Selon son colophon, cette carte fut réalisée en 1513. Piri Reis indique dans ses ouvrages l’avoir offerte à Sélim Ier lors de son séjour au Caire, c’est-à-dire en 1517.
L’amiral turc dit s’être inspiré d’une vingtaine de cartes, allant de cartes antiques grecques à une carte établie par Christophe Colomb, ou encore à celles établies par d’autres navigateurs portugais. Il s’agit d’une carte très complète pour l’époque.
L’une des caractéristiques de cette carte est la figuration détaillée d’une côte connectée à la zone australe de l’Amérique du Sud, dont certains disent qu’elle ressemble à la côte de l’Antarctique, continent qui n’a été découvert officiellement qu’en 1818. Cette interprétation est soutenue notamment par Charles Hapgood, professeur américain d’histoire des sciences, dans son livre Cartes des Anciens Rois des Mers.
Il était le neveu de Kamal Reis, un grand homme oublié dans notre communauté, avec lequel il participa à beaucoup de batailles navales contre les marines espagnoles, génoises et portugaises, qui agressaient sans relâche les musulmans qui vivaient sur les côtes méditerranéennes. Plus tard, il combattra aussi avec l’illustre Khayreddine, plus connu par le surnom de Barberousse. (source)
Statue de Piri Reis (~~1480 – 1554) érigée à Alishahane, Turquie.
À cette époque, l’État ottoman n’entretenait guère de forces navales permanentes, mais astreignait ses corsaires à servir dans un cadre régulier en temps de guerre. Tel fut le cas lors du conflit entre la Porte et Venise de 1499 à 1502, auquel prirent part Kemal Re’îs et son neveu. On présume que ce dernier vint s’établir à la base navale de Gallipolí, sur les Dardanelles, après 1511 où son oncle périt en mer.
Deux années plus tard, il acheva sa fameuse carte du monde dont un seul fragment nous est parvenu: celui où figurent les côtes atlantiques de l’Amérique, de l’Afrique occidentale, du Maroc, de l’Espagne et de la France. Entre 1513 et 1529, il dessine deux cartes du monde, reprenant les cartes et les données de sa collection dont certaines remonteraient à l’Antiquité.
La plus célèbre est celle de 1513, surnommée Carte de Piri Reis ; elle fut découverte en 1929 au Palais Topkapı à Istanbul. La seconde est restée inachevée. Il écrivit également un ouvrage, Kitab-ı Bahriye ou Livre de Navigation dans lequel on trouve en plus 200 cartes représentant principalement la Mer Méditerranée. (source)Le monde des cartes, Jean-Louis Bacqué-Grammont, Directeur de recherches au CNRS
On ne disposait pas à cette époque de vue aérienne ni de photos satellite et pourtant cette fameuse carte a un degré d’exactitude qui intrigue plus d’un chercheur. Certains considèrent la carte comme un oopart.
Sa carte de l’Atlantique est en effet très incongrue. Et très controversée ! Réalisée 300 ans avant la découverte de l’Antarctique, elle montre la côte invisible sous la glace — ce qui ferait remonter les informations à 10.000 ans. Des études scientifiques remettent en question cette interprétation. (wikipédia) (lire la suite)
La « science » refuse toute évidence sur ce sujet brûlant. Doctrinaire et bornée, cette pseudo-science ne supporte pas qu’on suggère que des époques reculées aient été autant voir plus développées que nous.
D’où la notion d’oopart. La carte est incongrue, c’est à dire non conforme aux croyances scientifiques généralement admises. Hier, on en admettait d’autres qu’on tourne aujourd’hui en dérision. Demain on brûlera les croyances actuelles pour adorer celles qu’on tient pour incongrues.
Nous possédons des témoignages, certes moins fidèles, d’évènements et d’êtres qui ont disparus depuis des millénaires.
Tout ce site repose sur l’étude de tels faits, si anciens que la plupart des chercheurs les tiennent pour mythiques. Qui, pour eux, signifient fantaisistes. Œuvres d’imagination, totalement déconnectées d’une réalité quelconque…
Si c’était le cas, comment expliquer qu’on trouve les mêmes fantaisies tout autour de la terre? S’il s’agissait d’inventions pures, de délires, tous les mythes seraient différents. Ce qui n’est pas le cas, au contraire. Toutes les mythologies content la même histoire… qu’il faudra bien prendre au sérieux.
De l’héritage gréco-latin, la géographie du Moyen-Age occidental avait retenu un enseignement livresque, transmis par les compilateurs de l’Antiquité tardive, tels Strabon, Pomponius Mela, Solin, Macrobe, Orose. Sur les cartes médiévales, la sphéricité de la terre semblait oubliée, alors qu’elle était connue par Anaximandre, six siècles avant l’ère commune (AEC).
Si l’identification des côtes de l’Antarctique se révèle exacte, ça prouverait que Piri Reis a eu accès à des documents transmis à travers dix millénaires avant d’arriver entre ses mains. Quand Anaximandre affirme que la terre est sphérique, n’a-t-il pas lui aussi hérité d’un enseignement d’une ancienneté vertigineuse, issu des dieux d’avant, des terraformeurs, des cyclopes et des dragons ?
L’apparition, au 14e siècle, de la carte-portulan marque un tournant à angle droit dans l’usage et la conception des cartes. Les portulans sont avant tout destinés à la navigation. À cet effet, ils se doivent de donner des informations aussi justes que possible. Pour être fiables, ils se doivent d’être fidèles au terrain. Le tracé des côtes, notamment, demande la meilleure précision.
Sur ce plan, les portulans de l’amiral Piri Reis sont tout à fait estimables. Elles datent du 16e siècle et grâce à l’amiral turc, elles ont bénéficié de connaissances spécifiques acquises ou retrouvées par le monde arabe.
La méditerranée orientale, notamment, y est particulièrement décrite.
Une exagération de l’époque fait de la Méditerranée non seulement le centre du monde, mais aussi une mer plus vaste que les océans. Piri Reis a réalisé deux portulans de l’océan Atlantique, montrant des portions de la côte européenne et aussi de la côte américaine. Une légende prétend que le grand amiral de la flotte ottomane les aurait tracé d’après la carte originale utilisée par Christophe Colomb en personne. Une chose est sûre : ces portulans restent merveilleusement documentés pour 1513.
Il est évident que Piri Reis comme les autres auteurs de portulans se sont inspirés de recherches et de cartes plus anciennes. Qui les avaient tracées? Voilà la question qu’on est en droit de se poser. Il n’y a pas que les côtes de l’antarctique, recouvertes de glaces depuis des lustres, qui posent problèmes. Il y a la précision de côtes américaines ou asiatiques qui suggère l’utilisation de vues aériennes.
Ce qui n’a rien d’impossible : le roi Salomon avait l’usage d’un engin volant, et les Argonautes également. Les dieux d’avant sont descendus du ciel sur leur énorme vaisseau mère, tout à fait équipé pour des relevés précis de toutes les côtes, y compris celles cachées sous la glace. Ils possédaient une technologie dont nous encore très loin…
Tous les dieux venaient d’Hyperborée.
L’ouvrage intitulé Kitâb-I Bahrriyye, dû au talent du géographe Piri Reis, demeure l’exemple le plus marquant de la géographie et de l’histoire cartographique ottomanes. Il comporte plus de 200 cartes originales aux couleurs vives. Usant d’une technologie étonnament moderne pour le seizième siècle, le Kitâb-I Bahrriyye regorge des bonnes informations sur les ports, les côtes et les îles. C’est un atlas complet de portulans de la mer Égée et de la Méditerranée.
Ses nombreuses cartes ont été longtemps tenues secrètes, tant pour l’utilisation maritime que pour l’élaboration de nouvelles cartes.
La première date d’achèvement de l’œuvre est 927’ (1521). Piri Reis écrit que son père Kemal Reis et ses amis, lors de leurs sorties en mer, ont évalués les matériaux qu’il a collectés et le remercient chaleureusement pour ce magnifique cadeau. « Un outil irremplaçable« , dira Kemal Reis.
Dans ses deux versions, le Kitâb-i Bahrriyye occupe une place particulière dans l’histoire de la littérature nautique. Lorsqu’il fut rédigé, l’Occident connaissait depuis plusieurs siècles le portulan au sens strict: un texte indiquant les caractéristiques de ports et de mouillages, la distance qui les sépare, les récifs, les hauts-fonds, etc. D’autre part, il y avait les cartes portulanes, généralement à grande échelle, qui constituaient un type de document complètement différent.
Piri Re’îs fait œuvre de pionnier en réunissant l’un et l’autre: chaque chapitre du portulan s’achève par une carte à une échelle très inférieure à celles qu’on pratiquait généralement en Europe à cette époque. Dans sa version de 1521, l’ouvrage est clairement un manuel pour navigateurs où la quantité et la qualité de l’ínformation constituent le premier souci, bien avant celui de la beauté du manuscrit. (Le monde des cartes, de Jean-Louis Bacqué-Grammont, CNRS)
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