Le corps subtil

Vaste sujet. On raconte tant de bêtise à ce propos, je n’y reviens pas. J’aime autant vous dire ce que je vois, ce que je soigne, ce avec quoi je vis à longueur de temps. Encore une fois je vous parle de moi. Il y a des tas de bouquins, des pelletées de vidéos sur Youtube, Titube, Tentube et ailleurs, qu’il vaut mieux oublier. Laissez-moi mettre en mots clairs ce qui est simple, tellement simple que les bras m’en tombent.

Quand je vois ce que je vois et que j’entends ce que j’entends, je suis bien content de penser ce que je pense, disait Fernand Raynaud. On ne sait pas ce qu’il pense, on s’en passe. Vous ne saurez pas non plus ce que j’en pense, mais vous le devinez. Sur l’image qui suit, je montre le corps physique, le corps subtil et l’aura. Faites passer la souris sur l’image pour en lire la description. Quand je vous regarde, c’est ainsi que je vous vois.

Vous allez trouver la description de toute une flopée de corps subtils au-delà de celui que j’indique. Il y a une grande confusion dans cette manie des catalogues et des énumérations. Soyons clair : je ne vous parlerai ici que du certain, ce que j’ai vérifié par moi-même, et non ce que j’ai lu, imaginé, ou dont j’ai entendu parler.

Plus on parle, moins on sait. Plus on décrit, plus on se trompe. La première chose à faire dans cette quête ardue d’une vérité qui se mérite, c’est d’affûter votre lien avec l’Esprit. Vous comme moi, et comme tout ce qui vit, nous possédons un lien direct avec l’Esprit. Il passe par notre luminosité, l’aura, qui est un autre nom pour l’esprit – sans majuscule.

Castaneda nous dit comment. Il y a dans ses bouquins tant de détails pratiques, tant d’instructions précises – quoique souvent espiègles – ce sorcier reste, après toutes ces années, mon auteur préféré. La vérité se mérite. Est-ce à dire que je mens ? Ou que je triche ? Si je ne vous livre pas la vérité, je vous mens. Si je vous la livre, où est votre mérite ? En ce cas, je triche.

Les livres ont ça de bon qu’ils ne se livrent pas au premier feuilleteur venu. Être lecteur est une passion, un sacerdoce. Il faut décrypter, ausculter, tâter le texte, faire sonner les mots dans la bouche, s’en émouvoir, s’en délecter. La seule qui doit se mériter, c’est la vérité qui est au-delà de la vérité. Simplissime. Nue. Tous les textes purs dévoilent un bref morceau de son corps splendide. Par chance ou par grâce, puissé-je en révéler la cheville ! Un orteil ? Le voile d’Isis s’effrange ainsi pour le lecteur vorace et tenace et coriace. 

Le voile d’Isis est comme une seconde peau qui recouvre la première. On l’appelle le corps subtil, du moins est-ce le nom que Flornoy lui donnait. Le corps subtil n’est pas seulement cette couche de quelques centimètres d’épaisseur qui recouvre le corps physique. Le corps subtil contient le corps physique. Il est un peu plus grand que lui, il dépasse tout autour, mais il est aussi dans le corps physique. Par son intermédiaire, notre corps perçoit les choses et les êtres subtils.

Pour sentir le corps subtil d’un sujet, il faut être soi-même sensitif. Un sensitif peut aisément devenir guérisseur. Tout guérisseur est sensitif. On approche la paume de sa main du sujet volontaire, doucement, tout doucement, et soudain on sent une légère résistance. Très légère. C’est le corps subtil. Il existe une seconde enveloppe autour des deux corps. Les naguals l’appellent la luminosité, les enchanteurs l’appellent l’aura. Ce n’est pas un corps, pourtant elle pénètre le corps subtil. Elle nous touche donc de très près. 

La luminosité apparaît au sensitif voyant comme une lueur vive ou terne, selon les sujets. Elle peut être en forme d’œuf, de savonnette ou de citrouille. L’aura en forme d’œuf est la plus répandue. Une grande majorité des humains la possèdent sous cette forme. Quelques-uns, dans une piètre condition physique et morale, ont une aura distendue, qui atteint plusieurs mètres de diamètre. Ses contours sont flous, fluctuants. Elle a plus ou moins la forme d’une citrouille ou d’un pouf marocain.

Plus l’aura est grande, plus la mort est proche. Plus l’aura est resserrée, plus le guerrier est impeccable. On pourrait penser l’inverse. De quelqu’un qui fait forte impression, on dira volontiers qu’il a une aura puissante. De là à l’imaginer plus grande que les autres, il n’y a qu’un pas. Mais ne le faites pas. Plus vaste est l’aura, plus l’esprit se dilue, moins le corps est résistant.

Le guerrier impeccable fait apparaître une aura compacte, un parallélépipède aux coins arrondis, l’aura savonnette. Plus l’aura est compacte, plus le corps subtil est épais et tonique. Au contraire, les auras citrouilles ont un corps subtil si fuyant qu’il colle à la peau, au point qu’il est difficile pour un sensitif de le repérer. On pourrait croire qu’il a disparu; que le sujet n’a plus de corps subtil. Aucune chance. Si c’était le cas, il serait mort.

Les chakras – ou leur terminaison ? – sont situés sur le corps subtil, face ventrale. Le sensitif peut les toucher, il les sent vibrer sous la pulpe de ses doigts. Le guérisseur fait davantage. Il sait comment les nettoyer, comment réactiver la circulation énergétique de l’un à l’autre, comment supprimer les shunts – dérivations énergétiques pour contourner un chakra plus ou moins bouché, ou inactif. Ainsi le guérisseur peut rétablir un schéma énergétique optimal, propice à l’éveil, à l’intériorisation. Facteur de réussite spirituelle.

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L’ensemble de ces techniques m’ont été enseignées par mon mon benefactor Jean-Claude Flornoy, qui les tenait d’un mystérieux gitan de Lyon, inconnu au bataillon. Je les ai développées pendant 25 ans. Elles ont évolué avec ma perception, mon degré d’éveil et l’énergie de l’époque. Elles sont une des bases de ma pratique actuelle que j’appelle le reki d’Erquy. Réki ou rééqui ? Détendez-vous, lisez ceci.

Maintenant que vous avez pris connaissance de quelques bases nécessaires à la compréhension du corps subtil, et avant de traiter de sa fonction d’interface entre votre âme et vous, permettez-moi de revenir sur le dilemme que je vous ai soumis tout à l’heure. La vérité se mérite. Est-ce à dire que je mens ? Ou que je triche ? Si je ne vous livre pas la vérité, je vous mens. Si je vous la livre, où est votre mérite ? En ce cas, je triche.

Un dilemme, c’est une question qui impose l’une ou l’autre réponse. Le sage refusera toujours de se laisser piéger par un dilemme, cette tenaille absurde qui se referme sur sa victime. Il réagit.

Est-ce que je mens ? Poses-toi la question. Au tréfonds de toi-même un clignotant s’allume. Si je dis la vérité, il est vert. Si je mens, il clignote au rouge. Inutile alors de nous rencontrer.

Ecoute ton corps. Il sait. (Jean-Claude Flornoy)

Est-ce que je triche ? À ton avis ? Ma tricherie consisterait à révéler des bribes de vérité à des gens qui n’ont que le mérite d’avoir trouvé ce site. Hé ! Ce n’est pas rien. Ne crois-tu pas que la vérité se protège toute seule ? Si tu la rencontres ici-même, voilà qui me paie de mes efforts. 

Quant à celui, plus gourmand ou plus absolu, qui désire me rencontrer, la chose est possible. Il est agréable de pouvoir enfin parler de tout. D’échanger notre vécu avec nos semblables. D’écouter d’autres éveillés.

Il est fécond de trouver une oreille attentive. Et profonde ! Assez pour que rien n’en sorte. 

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Prochaine édition des Rencontres d’Erquy en septembre 2019, renseignements ici.

 

Les mots sont un prétexte. C’est l’élan intérieur qui nous pousse l’un vers l’autre, pas les mots.
Rumi