Les énigmes d’Angkor

Datée du 9e au 12e siècles, la cité d’Angkor, capitale de l’antique Empire Khmer, est une des plus imposantes structures médiévales du monde. La jungle cambodgienne a envahi une partie du site, mais on sait que le centre urbain s’étendait sur 400 km2 et la surface totale atteignait 3 000 km2 , soit dix fois plus que ce que l’on imaginait.

Pourtant les mystères d’Angkor ne se limitent pas à la prouesse architecturale. On y décèle plusieurs énigmes dont je me propose de dresser un rapide catalogue.

L’énigme hydraulique

La gigantesque cité se caractérise par un colossal système d’irrigation comportant des bassins, des douves et des canaux innombrables, qui classent l’Empire Khmer parmi les plus prestigieuses civilisations hydrauliques du temps passé. 

Les temples sont construits sur le sable et sans fondations. Comment tiennent-ils encore debout ? Par une merveille d’ingénierie. Les ingénieurs hydrauliciens khmers ont prévu des douves très larges et profondes. L’eau de pluie les remplissaient, et le sable mouillé devenait plus dur que la pierre. Ainsi ont-ils pu édifier sans fondations des édifices d’un poids colossal, tel l’énorme temple d’Angkor Vat. Ces connaissances ne sont pas tombées du ciel. Ou peut-être que si ? C’est en tout cas ce qu’affirment les mythes.Voir plus loin

La quantité d’eau est proportionnée à la taille des bâtiments. Sur les temples plus petits, les douves sont moins grandes. Un réseau complexe de canaux et de réservoirs acheminait l’eau du grand lac Tonlé Sap, lui-même alimenté par le Mékong, pour que jamais la sécheresse ne puisse compromettre la solidité des temples et des palais.

D’où sortent des connaissances hydrauliques si pointues en plein Moyen Âge ? J’y vois un indiscutable indice de développement. Dans la plupart des cas, un système hydraulique est lié à l’électricité, l’automatisme, la mécanique ou les machines spéciales. La langue des oiseaux vole au secours du décryptage, comme souvent.  Lié à l’électricité, le temple d’Angkor Vat ? …que l’on prononce Wat, comme watt ! Est-ce à dire que l’Empire Khmer aurait pu être technologique ? Ou inspiré par une civilisation qui l’était ? 

« Située le long du golfe de Thaïlande, la région bénéficie en son centre d’un Grand Lac (le Tonlé Sap), régulateur du Mékong, qui se transforme en véritable petite mer intérieure à la saison des pluies. Un vivier inépuisable ! Les populations locales vont donc devoir devenir expertes en hydraulique : au fil des siècles, des systèmes de digues et de canaux, toujours plus perfectionnés, vont permettre la création des «barays» (bassins) et le développement de la riziculture. Tous les ingrédients sont là pour la création d’un royaume puissant : il ne manque plus qu’un bâtisseur… » (source) Signalons une erreur : le système d’irrigation n’était pas de plus en plus perfectionné. Au contraire. La maîtrise de l’hydraulique est plus grande à l’origine qu’elle ne l’est devenue au fil des siècels. ce qui tend à montrer que les connaissances originelles ont été transmises aux Khmers par des experts qualifiés. Qui donc ?

Quant au bâtisseur attendu, il y en aura plusieurs : Suryavarman 1er et son successeur Suryavarman II, bâtisseur d’Angkor Vat, en sont les principaux. Et le royaume deviendra un empire.

L’Empire Khmer était né. Il s’est très vite étendu : toute l’Asie du sud-est sera conquise en 22 ans. Comment ? Par le fer, disent les archéologues et les historiens. Mais ce fer, d’où venait-il ?

L’énigme du fer

En effet, le fer était rare, sinon totalement absent dans l’empire Khmer. Pourtant il a servi non seulement à fabriquer les armes de la conquête, mais aussi des éléments architecturaux. Quand on parle d’Ankor, on pense au temple principal, Angkor Vat. Mais vu sa superficie, la cité impériale comprend de très nombreux édifices, temples, palais, écuries… Les innombrables blocs de pierre nécessaires à ce gigantesque chantier ont été assemblés sans mortier, à la mode cyclopéenne. Pourtant ils ne sont pas aussi énormes que les blocs cyclopéens de TiahuanacoSacsayhuaman, Puma Punku, ou bien Baalbek.

N’ayant ni mortier, ni l’avantage du poids pour les maintenir en place, ils sont solidement arrimés les uns aux autres à l’aide d’agrafes de fer. Cette technique cyclopéenne se retrouve dans de très nombreux murs cyclopéens à travers le monde. Ici, vue l’étendue du site, il a fallu des centaines de milliers d’agrafes, voire des millions ! Une question épineuse se pose aussitôt : où les bâtisseurs ont-ils trouvé le fer pour les forger ?

Le temple d’Angkor et ses coupoles en forme de vimana sont peut-être une réponse… Ces antiques engins volants auraient défié la contrainte de la gravité, ce qui leur permettait de soulever les plus lourdes charges et de leur faire parcourir d’énormes distances…

L’énigme divine

Les archéologues pataugent dans la semoule. Les historiens en restent comme deux ronds de flan. Oublions-les. Une fois de plus, la réponse est à chercher dans la mythologie. Et comme vous le voir, elle est éloquente !

Vers le 2e siècle de notre ère, alors qu’au Cambodge le roi Devunagshar (« protecteur de la lignée divine ») ne semblait pas pouvoir avoir d’héritier, Indra, le roi des dieux, décida de descendre sur terre donner un fils à la reine principale Vong. Le garçon sera élevé à la cour des souverains khmers jusqu’à ce que devenu adolescent, Indra l’invite à venir passer une semaine en son royaume des cieux. À la fin de son séjour, et alors que le jeune homme lui avait fait part de son admiration pour les richesses qu’il avait pu observer, Indra propose de lui envoyer son architecte personnel – issu de l’union d’un simple mortel et d’une devi – pour construire sur terre une reproduction de son choix d’un des bâtiments qu’il a pu apprécier. Soucieux de ne pas susciter la jalousie du roi des dieux par une demande trop luxueuse, l’adolescent se contente de demander une copie des écuries d’Indra. L’architecte s’exécute et Angkor Vat sort de terre.  (source)

Pour les historiens qui ne croient pas à la véracité des mythes, ça ne change rien. Mais pour moi, l’affaire est classée. La civilisation khmère a bénéficié d’un fameux coup de pouce d’une civilisation hautement développée, à la technologie sur puissante, celle des Hyperboréens. Celle des terraformeurs de cette planète. Celle des dieux d’avant, qui n’étaient pas des dieux, mais des surhommes de grand taille, au savoir quasi infini.

Et la religion locale vient au secours de la mythologie. Datés du 9e siècle de notre ère, notons que les plus anciens temples,  appelés de temples montagnes, rendent hommage au Mont Meru, mythique séjour des dieux. Pas si mythique que ça pour moi ! Pourquoi Indra a-t-il invité l’adolescent chez les dieux? Pour lui apprendre. Pour lui montrer la vérité sur le pouvoir des dieux. C’était une habitude divine d’inviter de jeunes dieux semi-humains ou des humains doués chez les dieux. Voir Adapa, Cuchulainn, Rama, Gilgamesh et autres. 

Paradis de Shiva, paradis des Chinois, ce séjour des dieux s’appelle en occident Hyperborée. J’ai montré que ce n’est pas une île au delà du pôle nord – île dont on serait bien en peine de trouver trace – mais d’une île au-dessus du pôle nord. Il s’agit pour moi d’une île dans le ciel. Un vaisseau spatial géant, du type que la science fiction appelle vaisseau-mère, comme l’Étoile Noire de Star Wars… Bien sûr cette interprétation était impossible pour les humains de l’antiquité ! Elle reste inadmissible pour les crétins de notre époque, alors qu’ils l’ont vue sur tous les écrans.

L’énigme du soleil

Angkor Vat ប្រាសាទអង្គរវត្ត (Prasat Angkor Vat) est le plus grand des temples du complexe monumental d’Angkor au Cambodge. Il fut construit par Suryavarman II au début du xiie siècle en tant que temple d’État et capitale. (source)

Suryavarman II (khmer : ព្រះបាទសូរ្យវរ្ម័នទី២ ; nom posthume Paramavishnuloka) est roi de l’Empire khmer de 1113 à 1150, constructeur d’Angkor Vat, son temple d’État, qu’il dédie au dieu hindou Vishnou. C’est le plus prestigieux des monuments royaux du site et le chef-d’œuvre de la période classique khmère.
Il prend le nom de Suryavarman après son accession au trône. Surya est un terme sanskrit signifiant soleil et varman est un suffixe royal généralement traduit par bouclier ou protecteur. Ce souverain ainsi que Suryavarman 1er sont parfois appelés les rois soleils. (source)

Les rois soleils ! Mes lecteurs assidus se souviendront qui sont les Fils du Soleil de l’antiquité : des humains ou des demi-dieux élevés et formés sur Hyperborée. Phaéton, fils d’Apollon d’Hyperborée, sera aussi nommé fils du Soleil car il a voulu piloter le vaisseau-mère, en occasionnant apparemment quelques dégâts. Atlas, fils de Poséidon, n’a pas mieux réussi… Mais notre civilisation a totalement oublié ça, parce que les Grecs, transmetteurs des données antérieures, n’ont rien compris à l’histoire. Nous avons eu le grand tort de leur faire confiance, et nous avons pris ce titre de fils du soleil pour un nom symbolique faisant seulement référence à la grandeur de ceux qui le portent. D’où l’appropriation égotique qu’en a fait ce tyran de Louis XIV, qui se faisait appeler le roi soleil. Ego, quand tu nous tiens

L’énigme de la date

Au 12e siècle de notre ère, Suryavarman 1er a commencé les travaux du complexe d’Angkor. Il a notamment travaillé sur le grand bassin, montrant que la société khmère de cette époque est à classer sans hésiter dans les civilisations hydrauliques. (source) Pourtant la plupart des civilisations hydrauliques sont très antérieures à cette période.

En Amérique, en Europe ou ailleurs, les monuments cyclopéens sont plus anciens. L’archéologie les datent du début de notre ère, et pour ma part je les pense bien antérieurs à cette période. Je note pourtant que l’origine de la cité d’Angkor est lointaine : on trouve trace de construction qui dateraient de la fin de l’ère précédente, ou du tout début de la nôtre.

Les dieux d’avant sont intervenus à de nombreuses reprises dans l’histoire humaine. Ils se sont manifestés dans de nombreux pays. Ils ont été les tuteurs de cette humanité, ouvertement ou discrètement, jouant le rôle de protecteurs ou de tyrans, selon les époques ou les circonstances. Il y a gros à parier qu’ils reviendront, et cette perspective ne m’enchante guère.

L’énigme du déclin

À partir du 14e siècle AEC, l’empire Khmer s’effrite. Il est attaqué à ses frontières par les peuples voisins, jaloux de sa magnificence. Sa capitale Angkor entame une phase de déclin qui va conduire à son abandon en 1432. Pourquoi ? On n’en sait rien.

« Les motifs du déclin de cet empire et de l’abandon du site d’Angkor ne sont toujours pas certains, mais la probabilité d’une catastrophe écologique est très forte. Une étude internationale, menée conjointement par l’Université de Sydney, l’École Française d’Extrême-Orient et l’autorité Apsara du gouvernement cambodgien, semblerait avoir établi une corrélation avec un changement climatique.

Une longue période de sécheresse aurait déstructuré l’économie et la vie à Angkor. En effet, les Khmers avaient développé dans cette cité de vastes réseaux de canaux et de réservoirs, utilisés tant pour les déplacements et le commerce que pour l’irrigation des cultures. Face à la pénurie d’eau, cette infrastructure est tombée en désuétude et les habitants ont quitté la ville. » (source)

Qu’on me permette d’en douter. Si une sécheresse avait perduré, si intense que les rizières fussent asséchées, il en aurait été de même pour les canaux et les douves des temples. Sans l’eau des douves, comme nous l’avons vu plus haut, les temples bâtis sans fondation se seraient enfoncés dans le sable sec. Le fait qu’on puisse encore les admirer aujourd’hui prouve qu’il n’en fut rien.

De plus, si le réseau hydraulique s’était asséché, l’attrait de la magnifique capitale aurait disparu, et avec lui la convoitise des peuples voisins. Qui veut conquérir des ruines ?

À la lumière de ce qui vient d’être expliqué, chacun pourra faire la même conclusion. La civilisation khmère s’est écroulée pour la simple raison que ses tuteurs divins ont cessé de la soutenir. Le vent de l’histoire souffle où le veulent les dieux. Le génie s’incarne tantôt ici, tantôt là, au gré des naissances semi-divines et des émissaires d’Hyperborée.

Ultime pièce à conviction : le nom d’Angkor. On y reconnaît le phonème Ahn, Ann, qui vient de la langue des origines et signifie l’ancêtre, les anciens, ceux d’avant. Phonème qui a été décliné dans de nombreuses langues modernes, et qu’on retrouve aussi en Egyptien antique sous la forme ankh, la croix de vie, symbole des dieux tout-puissants, et dont la similitude avec Ang est encore plus frappante.

On identifie aussi le phonème final Or, qui se décline aussi en Ur, Our ou Eur, et qui indique l’origine dans de nombreuses langues, et tout d’abord celle des ancêtres en question : la planète Ur, dans le système stellaire d’Alcor, situé dans la constellation de la Grande Ourse, Ursa Major. Un vrai bonheur !

La condition humaine est comme celle des troupeaux qui trottent dans la poussière, conduits à l’abattoir au son du galoubet, par d’interchangeables bergers.
Henri de Monfreid