Les Parfaits

 

La chouette de Minerve prend son vol au crépuscule. Minerve pour les Romains, c’est l’Athéna des Grecs. Force, Sagesse, Vérité. La vérité sur les Parfaits ? La voici. C’est Ar Gorn le Parfait qui a suggéré à Enki de protéger sa ville, Nazado, sous une coupole transparente en prévision du grand déluge. Ce qui fut fait.

 

Aragorn

Je conte cet épisode dans Le Royaume sous la mer. Enki et ses Parfaits ont séjourné sous une bulle de cristal durant quelques décennies avant de revenir sur la côte bretonne, non loin de là, où Enki a fondé une ville. C’est Reki, que les Grecs baptiseront Rekinea, la Nouvelle Reki — et qui s’appelle aujourd’hui Erquy. Le port de pêche où j’ai posé mon sac à chiffons. Mais c’est une autre histoire pour un prochain article.

La vérité sur mon informateur, le puissant Ar Gorn dit Aragorn, la voici : j’ai rencontré cette personne en me déplaçant sur la ligne de temps. Je l’ai bien connue. C’est une femme. La vérité toute nue ! Oui, parfaitement, la vérité est femme. Aragorn aussi.

En se déplaçant sur la ligne de temps, le nagual peut voir des gens disparus depuis longtemps. Prononcer nagoual, comme jaguar. Le nagual peut noter leurs mots, ils n’en savent rien. Sur la ligne de temps, seule la conscience se déplace. On voit des lieux, on vit des scènes, on entend des conversations, tout ça est très réel. Si jamais ça t’arrive, regarde tant que tu veux, surtout ne t’en mêle pas. On n’intervient pas dans le cours du passé. Ça fait partie de la Règle. On reste à la fenêtre. Invisible. Attentif…

Eh oui, Aragorn est une femme. Une très jolie Parfaite, pas commode, mais vraiment canon. Je peux en témoigner, je l’ai vue comme je vous vois.en astral donc Et je l’aurais connue mieux que de vue si j’avais violé le tabou. On n’intervient pas dans le cours du passé.

Aragorn est donc une femme. J’ai longuement hésité à révéler ça, car l’illustre JRR Tolkien s’est approprié ce personnage sans le savoir. Sans se douter un seul instant qu’il s’agissait, non du fruit de son imagination, mais d’un authentique personnage historique. Et il l’a vue en homme.

 

Gornara

Aragorn fils d’Aratorn est un des principaux personnages du chef d’œuvre de JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux. Je suis certain que le grand écrivain a cru inventer ce récit flamboyant, en imaginer la moindre péripétie, et baptiser lui-même les innombrables personnages qu’on y rencontre. Lui ôterais-je le moindre mérite si je vous dis que tout est emprunté ?

Car tout a existé pour de bon.

L’Aragorn que j’ai connu s’appelle Gornara fille de Tornara, de la tribu des Arapahoes. Les Arapahoes ou Peuple de la Vache sont une tribu amérindienne. À l’époque de la colonisation européenne, ils vivaient dans les plaines de l’est du Colorado et du Wyoming. (wikipedia)

Peuple de la Vache ? Ce peuple trouve son origine sous l’ère du Taureau. On les a découvert en Amérique, mais à d’autres époques ils ont vécu ici, en Celtie. Aragorn fils de la Vache a-t-il adoré le Veau d’Or ? Ou faudrait-il dire Gornara, fille de la Vache Sacrée Hathor, a-t-elle adoré la Vache d’Or ? Au féminin c’est plus clair. On comprend tout. En tout cas, jamais Ram le Bélier ne lui en tiendra rigueur. Ces deux-là sont frères et sœurs de combat.

 

 

Guerrières Antiques

 À son insu, Tolkien a fait comme moi et comme tous les conteurs. Dans son sommeil, il a visité des contrées oubliées. Des légendes fantastiques se sont animées dans ses rêves, et comme tous les conteurs, il a pris ça pour de l’imagination. Malheureusement, victime des préjugés sexistes de son époque, il a fait d’Aragorn un homme. C’est très dommage.

Il est vrai que l’apparence et le comportement de Gornara sont ceux d’un mâle dominant. Pendant la protohistoire et même avant, les femmes étaient des guerrières. Des vrais mecs. Dures. Efficaces. ChevaliersJe laisse le mot au masculin : une chevalière est une bague errants avec ou sans monture, elles cherchaient à accomplir des hauts faits, à s’illustrer par des prouesses. Le mythe des chevaliers de la Table Ronde serait plus pertinent s’il rendait leur vrai sexe aux aventurières assises autour de ladite table. Car Merlin et Arthur ne sont pas médiévaux. Ils viennent tout droit du 6e millénaire AEC. Oui, l’époque du Seigneur des Anneaux.

Leur quête était celle de l’éveil, de l’élévation de l’esprit. En ces lointaines époques, la vie intérieure, la quête aventureuse, les risques du voyage étaient l’affaire des femmes, tandis que les hommes, plus fragiles et timorés, restaient à la maison pour s’occuper des mômes et du ménage.

 

Clairvoyance

Je soutiens que l’imagination n’existe pas. C’est un autre mot pour clairvoyance. Tous les artistes sont des voyants, des devins, des êtres plus subtils qui ont des antennes, comme celles du Diable — arcane XV du Tarot de Marseille dans sa version initiatique. Nous croyons en toute bonne foi raconter des histoires issues de notre imagination, alors qu’elles proviennent directos des annales akashiques. Chacun peut se servir à son gré. Tout ce qu’on y trouve a eu lieu quelque part dans le temps. Ici ou ailleurs très loin.

Pour le futur, les annales sont fermées. Je devrais dire pour les futurs. Il y en a autant que possible, ce qui fait beaucoup de futurs. Parmi ces possibles, un seul se réalise. Juste pour toi. Il devient ton présent, le reste du monde s’aligne sur ce présent qui est le tien. Et comme c’est arrivé, tu peux le consulter dans les annales à colchique. Dès maintenant si ça te chante. Accessible. Grand ouvert. Ça se passe comme ça dans le temps. Tout est maintenant. Des fois j’ai l’impression que c’est le temps qui bouge et pas moi. Voyage immobile. Ça se défend.

Ça me détend.

 

 

Hobbit

En fait Tolkien a magnifiquement décrit Gornara Grand-Pas dans son ouvrage majeur. Mais comme il en a fait un mâle, le lecteur est privé d’une très belle et très étrange histoire d’amour entre Gornara et Frodon. Ce dernier s’appelait Fredonne à cause de sa manie quasi permanente : il fredonnait pour se donner du courage.

Il y a même une scène d’anthologie que personne n’écrira, une scène d’amour maladroite et débridée entre la géante Gornara et le petit hobbit, impayable ! Et très touchant aussi. Vous savez d’où vient le mot hobbit ? De l’imaginaire de Tolkien ? Pas du tout. Du français. Plus précisément de la langue des oisons. Hobbit vient du français. Ça signifie haut comme une bite. Plutôt péjoratif…

Mais finissons-en avec Gornara, qui malgré une belle paire de talents n’est pas l’héroïne dont je veux narrer les aventures ici. Lisez Tolkien.

 

Protohistoire

La période qui se situe entre la préhistoire et l’histoire est copieusement ignorée des spécialistes — universitaires ou chercheurs indépendants. Rares sont ceux qui ont des lumières sur cet âge oublié. Pourtant la porte s’entrouvre. Pour moi, elle s’est ouverte il y a quelques années avec la saga de Rama, et je constate aujourd’hui combien elle est béante. Je serai bientôt en mesure de raconter vingt mille ans d’aventure humaine. Voire davantage. Contre-la-montre à mon âge…

Gornara est fille de Parfait mais et Parfaite elle-même. Les premiers Parfaits sont les fils de Lug, héritiers d’Hyperborée : Enki, Ramos, Setanta, Enlil. Mais autour d’eux vivait un peuple, et tous ses membres portaient le titre de Parfait.

Il est probable que les « quatre fils de Lug » n’aient pas été contemporains. Ils se seraient succédé au fil des millénaires — plusieurs millénaires les séparent sans doute. Ils sont pourtant tous les quatre les principaux héritiers des Dieux d’avant, originaires des étoiles, et civilisateurs de la terre. Ils vivent aussi longtemps que les dieux, de 2000 à 4000 ans. Ils ont leur taille, environ 4m. Leur force. Leur savoir. Leur intelligence. Leur science. Et ils ont conservé le meilleur de leur technologie : avions, sous-marins, robots volants, armes et objets magiques…

C’est parmi eux qu’on doit chercher nos créateurs (Enki – Prométhée – Loki) conquérants et civilisateurs des autres héritiers géants (héros grecs ou patriarches bibliques) Ainsi Gilgamesh (géant – héros – patriarche) premier roi des hommes, règne sur des imparfaits (nous) dans sa ville d’Urgup au proche orient. Non loin de Baalbek, l’astroport des dieux d’avant

 

 

Bientôt la suite : Les Lumineux

 

L’homme descend du songe.
Antoine Blondin