Avebury, centrale d’énergie

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Les Dieux d’avant captaient l’énergie de la foudre dans des centrales mégalithiques. Ce savoir-faire disparu s’est imposé par-delà les millénaires, chez nos voisins Grands-Bretons, sur le site d’Avebury dans le Wiltshire.

J’en suis à mon huitième séjour dans ce petit coin du Wiltshire, qui possède un charme empreint de douce nostalgie. Tant d’événements importants pour mes recherches ont eu lieu dans cet écrin de verdure et de rêve.

C’est ici, par exemple, qu’a émergé la découverte de la fulgurologie et des techniques antiques de captage de la foudre. Grâce à une fée qui m’a pris par la main.

Ce site mégalithique offre la particularité d’être assez bien conservé et presque complet, ce qui nous a permis de reconstituer le fonctionnement des centrales fulgurales.

Le site d’Avebury comprend :

1° un cercle de menhirs entouré de douves, Avebury Henge 
2° deux alignements de menhirs, West Kennet & Bekampton Avenue 3° la pyramide Silbury Hill 
4° le dolmen
West Kennet Long Barrow.

Il s’agit d’un ensemble cohérent, où les différents monuments s’articulent entre eux comme les rouages d’une machine.

Une autre conviction s’est fait jour lors du deuxième voyage sur place. L’ensemble mégalithique majeur d’Avebury était une usine, ou plutôt une méga-centrale capable de produire en grande quantité une énergie aux vertus prodigieuses.

Extrait du journal de voyage : « Avebury, solstice d’été 1998. J’étais accompagné cette fois-ci par une fée au voir et aux pouvoirs stupéfiants. Nous avons crapahuté dans les blés sculptés par les crop-circles, sans perdre de vue la pyramide circulaire de Silbury Hill. Longuement nous avons contemplés ce paysage aménagé par l’homme depuis des temps très anciens. Peu à peu la mémoire du lieu a parlé. J’ai plongé mon regard dans les yeux de ma fée quand pour nous deux la lumière fut. La centrale d’Avebury captait l’énergie de la foudre et l’utilisait sous forme d’éclairs en boule. 

De plus, grâce à un système de circulation d’eau dans des douves, la centrale enrichissait les eaux d’irrigation en éléments nutritifs, les nitrates naturels de la foudre.

Le visage de ma fée s’est illuminé. Tout se fit clair. Mon cœur cognait, un vrai coup de foudre. Baste ! La centrale nous a fait de l’œil, soudain son anatomie nous est devenue transparente.

Ma fée soutient que ce sont les grandes pierres qui nous l’ont montrée. Je la crois volontiers. Doucement nous avons repris notre marche, le chemin nous tirait par le coeur, un à un les rouages de la machine se déroulaient sous notre nez, dans l’ordre. On se serait cru dans « C’est pas sorcier », tout était écrit en grosses lettres sur le toit du camion.

Silbury Hill ! La pyramide est un paratonnerre géant ! Surmontée d’une antenne métallique aujourd’hui disparue, c’est un gigantesque capteur qui attire la foudre, boules de feu blanc qui ruissellent à jets continus sur ses flancs comme des serpents de lumière. 

Des serpents qui volent. Ils sautillent de menhir en menhir le long de Bekampton Avenue, tandis qu’un flux de lumière vibre l’eau de la Kennet River. L’excitation qui nous gagne n’est pas que celle de la découverte. C’est une féerie lumineuse à laquelle notre voir nous permet d’assister en direct. Les boules de foudre ricochent sur la cime des menhirs, les voici qui mettent en branle la roue lumineuse du Henge, tandis que les boules de feu sautent d’un menhir à l’autre. » (source)Xavier Séguin, journal, 1998  

Le Henge : ainsi nomme-t-on le cromlech entouré d’une digue, qui constitue le coeur du réacteur fulgural d’Avebury. 

Il s’agit de deux cercles de menhirs, entourés d’un fossé et d’une digue de terre également circulaires. Au centre du Henge, on trouve ces deux menhirs appariés, the Cove.   

« Toujours ondoyantes comme la moisson sous le vent du soir, les boules de lumière miroitent et roulent jusqu’à la loge de West Kennet Long Barrow. Il s’agit d’une grande allée couverte sous tumulus, non loin de la pyramide de Silbury. Nos pas avides nous y avaient déjà menés, nous avons tout vu, tout connu. Ici les candidats à l’éveil recevaient l’inititation totale, le baptême par le feu du ciel. On y entrait homme, on en ressortait dieu. » (source)Xavier Séguin, journal, 1998 

Nous avons vu les boules de feu ruisseler sur le tumulus de la grande allée couverte. Certaines boules entraient au fond du couloir, j’imagine ce que les candidats à l’éveil prenaient sur eux pour ne pas cèder à la panique.

Voici les premiers éléments d’une centrale à foudre, tels que nous les avons identifiés en Avebury, et qu’on retrouve dans toutes les centrales atlantes :
– un capteur ou antenne, qui attire l’éclair = la pyramide de Silbury Hill
– un éclateur qui transforme l’éclair en foudre en boule = le cromlech géant de Avebury Henge
– un dispositif d’émission, qui enrichit l’eau d’irrigation et qui distribue l’énergie aux usagers = les deux alignements de menhirs qui partent du Henge et décrivent deux courbes, West Kennet Avenue et Bekampton Avenue.

– Et surtout, la loge d’initiation, où l’on recevait l’éveil par la grâce des boules de foudre : ici c’est une allée couverte ouvrant à l’opposé du Henge, West Kennet Long Barrow, le lieu le plus sacré du site.

D’après nos mesures, l’allée couverte vibre à 15.000 bovis, ce qui fait d’elle, en terme géobiologique, un des hauts-lieux de la planète, un chakra de la terre.

Les éclairs tombent sur Silbury hill, filent le long d’un cours d’eau, Kennet River, jusqu’au grand cercle de pierres d’Avebury Henge.

Cette enceinte fonctionne comme un éclateur. La foudre, barattée par les cercles de pierres polarisées, s’émiette sous forme d’éclairs en boule, beaucoup plus maniables.

Au passage, les douves autour du cercle de mégalithes recueillent les nitrates de la foudre, enrichissant en engrais naturel les eaux d’irrigation. Mais le parcours des boules de foudre ne fait encore que commencer. 

Elles sortent du double cercle de pierre et filent dans deux directions distinctes, canalisée par les alignements polarisés de Bekampton Avenue et de West Kennet Avenue, la foudre en boule s’achemine sur ces lignes électriques jusqu’à un certain nombre de relais disposés en étoile.

Une allée aujourd’hui disparue devait mener les boules de foudre jusqu’à la loge d’éveil, West Kennet Long Barrow, à moins que les boules de feu aient suivi le cours de la rivière Kennet. Nous avons aussi exploré les ruines d’allées couvertes ou de tumulus qui terminaient jadis les deux grandes avenues de dolmens.

La fonction de ces éclateurs secondaires semblent avoir été de répartir ce qui restait des boules de feu sur la campagne environnante, pour le plus grand bienfait des habitants, du bétail et des récoltes.

 

L’important n’est pas de croire ou de ne pas croire. Ce qui compte, c’est de poser un maximum de questions.
Bernard Werber