Cet article est la suite de Sorties de corps
Popularisé par le chirurgien Ambroise Paré,voir note le terme « petite mort » remonte au 16e siècle. Il désigne le plus souvent le flottement et la perte de contrôle après un orgasme puissant. Le sommeil est aussi la petite mort, non pas parce qu’un corps endormi est comme un cadavre, mais parce que l’esprit a quitté le corps comme il le fait après la mort.
Ambroise Paré
Chirurgien du roi et des champs de bataille, Paré est considéré comme «le père et réformateur de la chirurgie française». Inventeur de nombreux instruments, il participe à l’amélioration et à la diffusion d’une technique de cautérisation révolutionnaire. L’utilisation généralisée des armes à feu confronte les chirurgiens à des plaies d’un nouveau genre, cautérisées au fer rouge ou à l’huile bouillante avec le risque de tuer le blessé. Manquant d’huile bouillante, Paré utilise un pansement froid sous la forme d’un emplâtre «digestif» afin que la plaie suppure puis cicatrise. On attribue à Ambroise Paré la mise au point de la ligature des artères. (wikipédia)
L’esprit
L’esprit quitte le corps ? On ne peut avancer dans un sujet aussi délicat sans prendre soin de définir chaque mot qu’on utilise.
Esprit est un mot valise qui désigne tellement de fonctions, mentales ou non. Un mot d’esprit est le plus souvent le trait d’une vivacité mentale. Le mot de l’esprit est l’apanage de ceux qui ont de l’esprit. Finesse intellectuelle.
Jadis l’esprit désignait une certaine émanation chimique des éléments, comme on le retrouve dans l’expression l’esprit de sel.
L’esprit prend le sens d’émanation, pas seulement physique : l’avion de Charles Lindbergh s’appelait Spirit of St Louis, Esprit de Saint Louis. Émanation subtile de la ville de Saint Louis, ou du saint lui-même…
Mais il est abusif de dire que l’esprit quitte le corps. Faut-il dire que l’âme quitte le corps ? C’est vrai, mais chez tant de gens l’âme n’est pas incarnée, elle ne peut donc quitter le corps physique où elle n’est pas. Dans ce cas, la conscience quitte le corps et rejoint l’âme qui l’attend à quelque distance au dessus de la fontanelle.
J’ai vécu cette expérience que je décris dans l’article Sorties de corps.

L’âme
Définir l’âme est une tâche impossible, car ce mot revêt mille fois plus de sens différents que l’esprit. Disons pour faire simple que l’âme n’est pas de ce monde. Il est faux de dire que nous avons une âme, c’est elle qui nous a. On ne peut définir l’âme car c’est elle qui nous définit.
L’âme plane dans le ciel des intelligibles tout en étant connectée au corps par un fil spirituel.
Le ciel des intelligibles est une formule de Platon. Le monde intelligible est un concept philosophique qui désigne le domaine des idées, des concepts et des principes éternels et immuables. (lire la suite)
L’âme ne s’incarne pas automatiquement. Le moment où elle s’incarne s’appelle l’éveil. C’est l’affinement des principes grossiers qui gèrent le monde et les rapports humains. C’est la fin du sommeil éveillé, qui est le lot de tous les humains, ou presque, en cette triste fin de kali yuga.
Le sommeil
Petite mort, le sommeil l’est de plein droit parce que l’esprit quitte le corps, exactement comme après la mort. Le paradoxe à mes yeux est total. J’ai acquis la conviction que le sommeil est la vraie vie. Dois-je en conclure que la vraie vie est après la mort ? Il faut l’admettre par cohérence. Et en conclure qu’il y a deux sortes de sommeil. Le sommeil ordinaire et le sommeil très particuliers que seuls connaissent les éveillés.
Le sommeil profond, permanent, tel est le lot de tous les humains tant qu’ils ne sont pas éveillés. Tandis que pour les éveillés, le sommeil est une source constante de plénitude et de satisfaction.
Les rêves ordinaires sont si brouillés par le cerveau, dont c’est le rôle, qu’au réveil on n’y comprend plus rien. Le cerveau nous empêche d’y voir clair. Le cerveau a la logique froide, la passion de l’abstrait, du calcul, il adore les chiffres et les sciences exactes. Cet organe a été conçu par nos maîtres actuels, les archontes, afin qu’il nous prive de l’accès direct à la connaissance supérieure. Il déforme les clés, brouille les images justes, et oblige des armées de psychothérapeutes, psychanalystes et consort à un décryptage qui ne fait qu’ajouter de la confusion.

Le rêve réel
Les éveillés n’ont pas ce problème. Ils sont passés au delà des barrages cérébraux. Ils n’ont pas besoin de clarifier le brouillage mental, parce qu’il n’existe plus. Ce sommeil-là est pour eux le point culminant de la clarté et de la connaissance supérieure. De nombreux jeunes y accèdent sans effort, illustrant les progrès rapides accomplis en un demi-siècle.
Dans les années 1980, très peu d’éveillés se manifestaient. Internet démarrait à peine, les éditeurs de livres ne s’intéressaient pas à cet aspect de l’humain. Les premiers à évoquer le rêve réel ont publié de gros bouquins avec seulement 25% de leur vécu, le reste étant des déductions empiriques, encore très cérébrales, donc convenues et strictement fausses. Les futurs éveillés raffolaient de cette littérature qui les a souvent détournés de leur voie.
Je m’efforce ici de ne donner que des exemples d’événements que j’ai vécu, le plus souvent en n’y comprenant rien sur le coup. Il m’a fallu des années de recul pour mettre bout à bout ces situations étranges afin d’en faire ce site.
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