Le vol astral conscient

Il y a bientôt deux mois, j’ai lancé l’atelier scalaire pratique, avec un but : expérimenter. À tout instant de la journée, j’établis un contact scalaire avec l’un ou l’autre des participants, à charge pour eux de percevoir ce contact, d’en noter l’heure et la durée, et de me donner toutes les précisions sur leur ressenti. Nous comparons les données, je fixe un nouveau programme pour la suite.

Les contacts sont nombreux, les résultats encourageants.  Mais la plupart des participants achoppent sur le même point. Gérer les vagues d’énergie que je leur envoie. Il est nécessaire que mon apport énergétique se marie à leur énergie propre, afin qu’ils soient clairement conscients d’effectuer un vol astral. Une émotion indésirable peut aussi bloquer cette claire conscience du vol astral, c’est le premier ennemi du guerrier, la peur. J’y reviendrai.

Quand on sort du corps, il y a trois cas de figure : soit la conscience claire reste dans le corps physique. On n’a alors qu’une vague impression d’être différent, on se sent flottant, mais ça ne va pas plus loin. Deuxième étape : la conscience accompagne le sujet pendant son vol astral. Il est aux anges, c’est le cas de le dire.

C’est arrivé jusqu’ici à deux participants, qui se croyaient arrivés au but final. Ils en sont loin. La dernière étape consiste à rester conscient du corps physique, tout en maintenant sa conscience dans le vol astral. C’est la bilocation. J’ai déjà écrit sur le sujet, mais j’y reviendrai aussi.

On peut gérer très finement les fluctuations de l’énergie, je parle de cette énergie particulière qu’on a appelé le Ki ou Chi, le vril, le mana, l’influx, l’élan vital, le pouvoir personnel, le rayonnement, l’aura, le magnétisme, l’énergie subtile, l’énergie d’éveil, voire la Force dans Star Wars. Toutes ces jolies étiquettes, et bien d’autres encore, ornent le même flacon.

Peu d’entre vous ont connaissance de ce sujet, et pourtant tous autant que nous sommes, nous nous en servons tous les jours. À chaque instant devrais-je dire. Même en dormant. Les participants de l’atelier scalaire pratique sont les premiers destinataires de cet article, mais chaque lecteur saura en faire son profit.

Ceux qui font profession d’énergéticien, ou quelque soit le nom qu’on donne aux guérisseurs subtils, l’utilisent en conscience et en connaissance de cause, pourtant ils vont se régaler en constatant que la magie opère au cœur même de la matière et selon les lois de la physique. S’ils désirent le vérifier par eux-mêmes, je les invite à rejoindre l’atelier scalaire.

L’Inde du miracle

Cette énergie subtile est la source même de la vie. Chaque époque croit la découvrir, toutes les civilisations antiques l’ont connu. Il s’agit bien sûr d’une des pouvoirs oubliés de l’humain. Un don de Prométhée / Enki / Prasupata. Un cadeau de ceux qui nous ont faits dans leurs labos de génétique. Oui, Adam était un bébé éprouvette, fœtus génétiquement modifié dans une matrice de cristal, comme le cercueil de cristal où repose Merlin, au fond du Lac de Comper en Brocéliande.

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Le cristal comme on sait a des propriétés toutes particulières, un peu comme l’or ou l’argile. L’or roi des métaux, l’argile roi de la terre, le cristal roi des pierres. Ce sont les trois rois mages de la crèche. Une belle légende empruntée à l’enfance de Krishna, soit dit en passant. N’importe quel enfant de brahmane pourra vous expliquer qui sont vraiment ces trois rois magiques, et le rôle qu’ils jouent chacun dans leur règne. La tradition primordiale s’est mieux conservée dans certains pays.

En Inde, patrie des pouvoirs psi, la pratique de sortie de corps est très répandue, comme d’autres dons qui chez nous font partie de l’exploit. Bien des jeunes Indiens la tiennent pour aussi naturelle que marcher ou respirer. Toutefois je dois à la vérité de dire que mes souvenirs se font vieux, comme moi. Mon voyage initiatique en Inde remonte aux années 70. Un fameux bail.

Les mégalopoles de l’Inde d’aujourd’hui ont résolument fait pencher la balance vers la raison pure, la recherche high-tech et tout ce qui relève du côté droit, qui équivaut dans le nagualisme à l’hémisphère gauche du cerveau. J’imagine que les campagnes ont mieux résisté à la vague mondialiste, mais je n’en mettrais pas ma main au feu.

L’Inde de mon adolescence était un temple. Terre du sacrifice, culte de l’autel le plus haut, incredible India. J’ai beaucoup voyagé autour de cette planète, jamais je n’ai pris une telle claque qu’en arrivant à Bombay. L’Inde m’a scotché. Je n’en suis pas sorti indemne. Longtemps après, tandis que je passais mon arcane XIII, j’ai retrouvé trois vies antérieures – ou intérieures ? – dont le cadre était l’Inde. J’ai une passion pour l’Asie du sud-est, mais je ne m’agenouille que devant Mère l’Inde, belle et cruelle, de grâce et de crasse, de miel et de ciel, d’ardeur comme d’horreur, de vanité comme de sainteté. Le miracle de l’autre côté.

Mais je n’y retourne plus qu’en astral. Et en astral, on voit ce qu’on veut voir. On ne peut y être sûr de rien. L’astral est la racine de ce monde illusoire qu’on tient pour réel. Il est de ce fait plus solide, plus crédible et plus digne de confiance que la pseudo-réalité. Et pourtant l’astral est encore plus vacillant qu’elle. Ce qui donne à penser que ce soi-disant réel est tout à fait virtuel. Un putain de jeu vidéo. Et nous, des putains d’avatars. Quoi qu’on fasse, où qu’on aille, on se cogne aux parois du bocal. Et ça fait chier.ièch en jeun’z

Liens magiques

L’enseignement spirituel de l’Inde insiste sur cette inversion des valeurs, caractéristique du kali yuga. Le réel est illusoire, fabriqué par une déesse, Maya. Beware of Maya, chantait George Harrisson. (écouter)

J’ai un texte magnifique là-dessus, il est quelque part au hasard dans le foutoir qui me tient lieu d’écritoire, ah oui, le voici, c’est du Daniélou. Il explique que le chien ne suit pas une trace grâce au seul odorat. Il use d’un sens subtil que nous avons aussi, mais en sommeil. Attendant qu’on s’éveille.

« Ce que le chien suit, c’est autre chose. C’est une traînée de substance subtile que tout être vivant laisse derrière lui quand il se déplace dans l’espace. C’est une sorte de lien qui relie tout être aux lieux où il a passé. » Nousles Hindous appelons cela l’Atharva Sutra, le fil magique.

Ces fils magiques ne sont pas seulement une traînée, ils ont une certaine persistance, une certaine solidité à l’aide de laquelle il est possible de réagir sur celui dont ils sont issus un peu comme le fil permet d’attirer l’araignée. As-tu vu un serpent dévorer un animal ? Bien qu’il le dévore la tête d’abord, il s’en approche toujours pas derrière. Il se saisit de son fil magique sans lequel il ne pourrait pas le fasciner.

L’animal est arrêté comme s’il était retenu par un lien. Il se retourne, et lentement attiré revient en arrière, le long de son propre fil magique que le serpent semble avaler comme une araignée ravale son fil. Chaque fois que nous nous déplaçons, nous laissons une traînée que quelqu’un peut saisir. (source)Alain Daniélou, Le bétail des dieux, 1962

La matière subtile

Cette extraordinaire matière subtile, que j’appelle aussi matière diaphane, est le chaînon manquant entre esprit et matière. Elle est de la même étoffe que le corps subtil ou corps astral. Daniélou l’évoque à travers le filtre douteux de la magie noire. Je lui en laisse l’entière responsabilité.

Si quelque substance qui a appartenu à notre corps en est séparée, un fil magique la relie à nous-mêmes aussi longtemps qu’elle n’est pas décomposée. D’où l’importance en magie noire des excréments et surtout des rognures d’ongle et des cheveux qui se préservent très longtemps. Un fil magique agit exactement comme un mince fil qui relierait notre corps subtil à certains points donnés. C’est à peine si l’on peut normalement en sentir l’action.

Mais il existe un procédé qui s’appelle une ligature en magie noire, par lequel on peut, lorsqu’on tient le bout d’un fil magique, le fixer à un point donné, le nouer d’une manière qui en augmente considérablement la force. (…) Si leur nombre s’élève à des centaines, ou à des milliers, on devient comme un homme dont chacun des cheveux a été attaché séparément à un mur, absolument incapable de bouger. C’est ainsi que les magiciens « attachent » leurs victimes dans une invisible prison dont elles ne pourront jamais s’échapper. (source)Alain Daniélou, Le bétail des dieux, 1962

Je n’ai nulle envie de donner des cours de magie noire, ça n’est pas du tout ma spécialité, et Alain Daniélou que je viens de citer ne s’y est pas intéressé lui non plus. Mais ça existe. Ne soyons pas naïfs par excès d’incrédulité.

Douter de tout ou tout croire, deux solutions également commodes qui nous dispensent de réfléchir. (Henri Poincaré)

Pour apporter l’énergie qui manque aux participants de l’atelier scalaire, je n’utilise pas que la voie des ondes. Je me sers de ces filaments de matière subtile qui permettent un contact plus serré, plus physique. D’où l’usage d’une photo. Elle ne renferme pas de matière subtile, mais elle en contient la clé d’accès. Comment je fais, impossible encore de vous l’expliquer. C’est spontané. j’imagine que j’ai reçu ce don, vu que ça ne m’a jamais demandé d’effort. Cadeau de Bom Shankar, mon sadhu de cœur, peut-être ?

Aussi j’invite les participants à se concentrer sur cette traînée lumineuse qu’ils laissent derrière eux partout où ils passent, dans la réalité comme sur le plan astral. Elle n’est pas que lumière, elle est aussi matière. Le physicien français Louis de Broglie -prononcer Breuil- a démontré que la lumière n’est pas qu’une onde, on y trouve aussi de la matière. Cette théorie validée s’appelle la mécanique ondulatoire. Eh bien servons-nous en.

Même si la physique quantique a pris une autre direction, rien ne prouve que de Broglie ait eu tort. Les sages de l’Inde s’appuient sur une vision semblable depuis des lustres, bien avant sa formalisation par Louis de Broglie. Partisan de la tradition, je me méfie de l’attrait des théoriciens pour la nouveauté. La physique fondamentale, elle aussi, est sujette à des modes… pas moi.

L’audace est porteuse de génie, de pouvoir et de magie.
Gœthe