Le Dit de Lug

 

Voyageant sur la ligne de temps, j’ai connu les textes runiques titrés les Quatre évangiles païens : le Dit de Ian,à paraître celui de Merlin et celui de Marc’h. Voici maintenant le Dit de Lug le Resplendissant. Tout au moins les versets dont je me souviens.

 

Rama Christ 

Ces évangiles celtiques ne sont en fait ni celtiques, ni évangiles. Ils datent d’avant les Celtes historiques. Bien avant. Et s’ils chantent la gloire d’un Christ, ce n’est pas Jésus. Ni Constantin…

Les Dits vantent les exploits du Christ Rama. Mais la matière et les auteurs en sont si proches que la tentation de les surnommer évangiles m’est irrésistible.

Lug peut s’écrire Lugh ou Luc. Ici, pour accentuer la ressemblance du modèle et de la copie de l’église romaine, je l’appellerai Lug. Je lui ai déjà consacré d’autres articles : Lugh le Cyclope  –  L’épée hurlante de LughLes quatre fils de Lugh.

Voyez d’abord ce qu’en dit la pensée dominante :  « Lugh Lámhfada — Lugaidh ou Lonnansclech — est un grand dieu celtique. Très présent en Gaule, il est l’inventeur de tous les arts,comme Orphée le protecteur des marchands et des voyageurs.comme Hermès Il couvre les 3 fonctions (sacerdotale, guerrière et productive), il est issu du mariage entre le monde de l’esprit (fils de Cian) et le monde de la matière (fils d’EthneaElle apparaît dans des textes historiques, symbolisant l’espoir et le bien-être financier). » (source)

Toutes les grandes vérités commencent comme des blasphèmes.

George Bernard Shaw

 

L’empereur du monde

Rama le Grand a conquis toutes les terres d’Europe, une bonne moitié de l’Afrique et toute l’Asie. Il s’est taillé un bel empire aussi en Amérique, tant au nord qu’au centre et sur la cordillère des Andes. Un tel prodige à une époque si reculée peut sembler impossible. Attendez voir. Rama ne se déplaçait pas toujours à cheval ou à dos de chameau. Fils d’Hyperborée, il possédait la tech des dieux terraformeurs. Plusieurs milliards d’années de développement technologique et scientifique à son entière disposition.

 

 

Ram utilisait un arsenal terrifiant. Il disposait aussi de flottes maritime, aérienne et spatiale de tout premier ordre. Grâce à la vitesse de ses engins volants, il se déplaçait d’une bout à l’autre de son vaste empire en l’espace de quelques instants. Il n’avait aucun mal à administrer de telles étendues, car il avait sur place des hommes à lui, tous éveillés cinquième stade, grands initiés, et bien sûr enfants d’Hyperborée, ayant reçu le précieux enseignement des dieux d’avant.

Dans les pays qui n’étaient pas sous son contrôle direct, le demi dieu entretenait des émissaires et des correspondants. Rien n’était laissé à Osiris dieu du Hasard. Ce qui ne vient pas de la main d’Osiris n’est que négligence, disait Rama le guerrier impeccable qui assumait la responsabilité de ses actes, de ses pensées, de ses proches, de son peuple, de tous les humains, de la terre entière. Disons que ses pouvoirs divinatoires et visionnaires n’étaient pas seuls en cause. Ses satellites d’observation et ses drones survolaient sans cesse les six continents. Ils surveillaient aussi l’espace, le ciel, les mers, les déserts, les montagnes escarpées et les vallées perdues, afin que nul n’échappe à sa divine vigilance. Ainsi fit-il régner l’ordre et la paix sur son empire.

Son règne a duré deux mille ans, de -7000 à -5000.
Cette incroyable période de paix et de prospérité
a donné naissance au mythe de l’âge d’or.
À son apogée, l’empire de Rama couvrait la terre entière.

(Lire davantage)

 

Esprit Lumière

La matière de Lug est façonnée par le combat. Quant à l’Esprit et à ses manifestations paranormales, son « évangile » en donne une parfaite illustration.  Le parallèle avec l’évangile Saint Luc est patent. La Croix en parle ainsi : « Tous les personnages qui interviennent dans les premiers chapitres [de l’évangile de Luc] le font sous l’action de l’Esprit Saint, qui est de fait au centre de l’œuvre de Luc, Évangile et Actes des Apôtres. Lorsque Jésus ouvre sa mission, à la synagogue de Nazareth, il commente le texte d’Isaïe qu’il vient de lire. En lui s’accomplit cette Parole : « L’Esprit de Dieu repose sur moi… » (Luc 4, 18 ; cf. Isaïe 61). Tout l’Évangile montrera l’Esprit à l’œuvre dans les paroles et les actes de Jésus : guérisons, paraboles, paroles de pardon. » (source)

 

Lugdunum, Lyon la Romaine

 

Lug est une figure importante de la Vieille Religion des druides. La ville de Lyon lui fut dédiée, comme l’indique son nom latin, Lugdunum. Le fort de Lug. Il rayonnait autour de lui, paraissant lumineux même en plein jour. De haute stature,  il mesurait plus de 4m comme tous ses semblables, Tuatha d’Irlande, Héros grecs, Dieux Olympiens, Titans, et Devas de l’Inde. De son temps, en effet, les dieux marchaient parmi les hommes.

 

Géants d’avant

Certes ils n’étaient pas Dieu au sens moderne du terme, qui s’approche davantage de la Source en tant que Dieu unique. Les dieux d’avant n’étaient pas uniques. Ils étaient même joliment nombreux à bord du grand vaisseau Hyperborée. Les textes sacrés de l’Inde parlent de dizaines de millions. Oui, ça fait beaucoup. Il fallait du monde pour terraformer une planète comme la nôtre. Tous les corps de métier étaient représentés, y compris des légions de combattants, car d’autres entités venues des étoiles lorgnaient sur Terra et ses magnifiques aménagements. Il y a quelques cent mille ans, des guerres exterminatrices ont ravagé la surface du globe.

La mère de Lug est une Fomoire. Un peuple de géants, mais d’origine terrienne. Par son père, Lug est un Tuatha dé Danaan, héritier des dieux d’avant et dieu lui-même. On a vu en Lug le dieu primordial de la mythologie irlandaise. Il avait sans doute la même importance en Gaule, puisque Lyon lui était dédiée. Comme je viens de le dire, le nom romain de la première capitale des Gaules, Lugdunum, signifie la forteresse de Lug.

Seule l’Irlande nous a transmis des textes et des légendes. Les Tuatha de la déesse Dana Ann sont présentés comme habitant l’Irlande d’où ils avaient chassés les Fomoires.

 

Lug le Resplendissant peint par Saint Luc et son double inversé.Saint Cul ?

 

César le menteur

Sur le passé gaulois avant la romanisation, nous n’avons que des objets, outils ou œuvres d’art. Les Gaulois n’écrivaient pas leur langue. Ils tenaient l’oral pour supérieur à l’écrit. De notre temps, les écoles coraniques ont un point de vue comparable. Puis vint César. Avec sa Guerre des Gaules, il a instruit à charge le procès des Gaulois. Et la romanisation aurait changé les Gaulois teigneux en Gallo-Romains raffinés.

Ne croyez pas ce mensonge. Le raffinement celtique est bien antérieur. Depuis l’aube des temps, ce sont des guerriers courageux, de puissants druides, des bâtisseurs ingénieux et surtout des artisans doués pour la mode, la vaisselle, les bijoux et la cuisine. Plus ça change et plus c’est pareil…

 

Un dieu ? Quel dieu ?

Lug ou Lugus est la principale divinité des Celtes, équivalent au dieu irlandais Lugh ou Lú, dit Lamhfhada « aux longs bras », parce qu’il avait le pouvoir de frapper à distance, et qualifié de Samildanach, c’est-à-dire de « polytechnicien », parce qu’il était inventeur et praticien de tous les arts. (Wikipédia).

De nombreux textes érudits voient en Lug un dieu primordial. Dieu primordial, Lug ? La chose peut surprendre. Il n’est ni primordial, ni dieu au sens moderne. On connaît ses parents. Lug est arrivé longtemps après la création de son espèce, les géants d’avant. Comment pourrait-on le considérer primordial ? Le plus important, oui, pas le premier. Ou peut-être le premier à se soucier des petits hommes que nous sommes, et à ne pas les mépriser du haut de ses 4m et de son origine élevée. Il appartenait à la race de nos créateurs. Pour moitié, d’accord, mais ça marque.

Méfions-nous des délires d’Homère. C’est, avec Jules César et quelques autres, la principale source d’information sur ces héros pré-historiques — qui n’appartiennent pas à la préhistoire ! Ils font bel et bien parti de l’histoire humaine, appartenant à l’humanité précédente certes, mais tout aussi humains et mortels que nous.

 

Homère d’alors

 

Lug, Rama, Prométhée

Lug a quelque chose de Rama. Il est vrai que je le vois partout. Rama est un fameux ami des hommes. Un magnifique allié de notre espèce. Dommage que l’usure du temps ait travesti son enseignement et déformé sa sagesse. Du lamaïsme au bouddhisme, on mesure la perte. Signe du déclin omniprésent.

Lug a aussi quelque chose de Prométhée. L’ami des hommes. Prométhée aimait plus les hommes que ses semblables les dieux parce qu’il avait créé les hommes et pas les dieux. Nous sommes son peuple. Il est notre allié. Il a pris notre parti contre son tonton Zeus, c’est à dire Dieu. Zeus vient du mot grec theos qui veut dire dieu. Sans majuscule…

La théologie est l’étude de Dieu. Peut-on vraiment étudier Dieu ? Les dieux, oui, on peut. Facile. On a des textes, des traces. Attention cependant de ne pas prendre les dieux antiques pour Dieu. C’est vrai, mais les historiens sont trop sérieux pour s’intéresser aux mythes. Les mythologues sont trop jaloux pour ouvrir leur sujet d’étude aux historiens. Et les jaloux sont trop mythos pour raconter la véritable histoire. Dommage, dommage, trois fois dommage.

 

La Déesse et les dieux

Le Dieu unique à majuscule est une invention somme toute récente. Il a été obtenu par une masculinisation de la Déesse, la Grande, notre mère certes, capable de vivre plusieurs milliards d’années — mais mortelle comme tout le monde. Tout ce qui vit devra connaître la mort un jour ou l’autre. Si l’on peut pas étudier Dieu majuscule, car il n’est pas, on peut étudier, aimer et même prier la Déesse, parce qu’elle nous a fait et qu’elle nous aime.

Elle ne nous a pas fait de matière. Notre corps physique est l’œuvre de dieux sumériens, Ea Enki et sa femme / sœur, Ninhursag, la Dame de la montagne. En voyant la perfection physique de cette nouvelle créature terrestre, Ana la Déesse lui a donné une âme. Il s’agit d’une conscience supérieure qui est présente dans l’inconscient humain, et qui se révèle chez certains, encore trop rares, les éveillés

Si l’éveil est précieux, le sommeil le devient, car pour un éveillé le sommeil est divin.

Lao Surlam

 

Nous sommes les seules créatures terrestres à posséder une âme. À ce titre, un éveillé n’est ni animal, ni végétal, ni minéral. Il appartient à une autre règne au titre de graine de dieu. Quand il meurt, l’éveillé éprouve un vif dégoût pour son corps physique dont il ne supporte pas la vue. Il possède d’innombrables sens, qui rendent ridicules nos sept sens d’humains animaux. Voilà pourquoi nous devons une extrême reconnaissance à la Déesse, mortelle certes, mais si généreuse avec ses créatures capables un jour de se diviniser à son image.

 

 

Parole de Lug

 

Voici maintenant quelques extraits de l’évangile de Lug. En rose, j’ai ajouté mes commentaires.  Pour l’instant, je n’ai retrouvé que trois livres de Lug. Il y en a davantage, je l’ai vu : sept livres. Les quatre premiers livres comprennaient 4 versets. Seul le quatrième livre est complet. Les livres 5, 6 et 7 étaient plus longs. Ils comptaient (probablement) sept versets. À mesure que j’en retrouverai d’autres, j’actualiserai cet article, bien entendu.

 

Gloire au Christ Rama

Premier Livre

1.1 Ar Ramos est né près des étoiles à l’abri des colères d’avant. Il est né de notre Sainte Mère, mille fois bénie soit-elle et sa divine descendance. Ar Ramos est un des plus illustres, louanges à son esprit qui plane au dessus des eaux. Toute sa vie parmi les hommes, l’Esprit a guidé sa parole et sa main.

Comme vous l’avez noté, ma traduction prend la liberté de vous dérider. Vous avez reconnu la référence à une chanson de Gold : Un peu plus près des étoiles, à l’abri des colères du vent. (écouter) L’humour d’une traduction n’est pas trahison, mais libre interprétation. Pourtant, promis, je tâcherai de ne plus me lâcher.

1.2 Ram est sorti de l’Île Divine avec les flots des descendants. Comme tous les Géants d’avant, quand Ram eut 9 ans, il passa l’épreuve du Libre Choix. J’ai fait le mien aussi.

L’Île Divine, vous l’avez reconnue, c’est Hyperborée, le grand vaisseau des dieux d’avant, terraformeurs de cette planète. Ram mesurait près de 5 mètres, il était assurément le plus grand des géants d’avant. Mais il était tout petit en face des premiers Cyclopes qui mesuraient à l’origine une cinquantaine de mètres… En ce temps-là, la pesanteur était beaucoup moins grande. Car l’attraction terrestre était contrebalancée par celle du grand vaisseau qui occupait tout le ciel du nord.

1.3 Le choix se posait ainsi. Ou bien rester sur l’Île Divine pour œuvrer parmi les Dieux ses semblables, et grandir près de sa Sainte Mère mille fois bénie. Ou bien descendre sur Terra pour grandir au milieu des humains et œuvrer à leur élévation comme au progrès de leur sagesse.

Les dieux d’avant sont nos éducateurs, cela fait partie d’une terraformation. Mais ils acceptent leur rôle avec plus ou moins bonne grâce…

 

 

Descendant

Deuxième Livre

2.1 Ramos s’est voulu Descendant, pour notre honneur et pour sa gloire. Par goût pour Terra et la rudesse de ses climats, Ram renonce au confort douillet, au bonheur raffiné de là-haut.

Descendant n’est pas pris ici au sens habituel. Pour les terraformeurs, est Descendant un dieu (ou un ange) qui accepte de vivre sur Terra parmi les humains. Vu leur taille gigantesque, les cyclopes doivent veiller à ne pas en écraser quelques-uns par mégarde.

2.2 Par désir d’être utile aux plus faibles des êtres, il oublie les rencontres bénies, les êtres fabuleux, Hériques,de Héra Féériques, Amphigouriques, et la clique des gallipottesfées minuscules rigolotes qui tiennent dans sa main.

Ici je me suis lâché, j’avoue. Les mots manquent pour décrire des êtres inconnus de nos jours. Sont-ce des natifs de Terra, ou des créatures génétiquement modifiées par les terraformeurs ? Je ne saurais le dire.

2.3 Par amour des humains, il s’est privé des divertissements infinis de l’Île Divine. Finis les robokinos, les érostaurants, finies les joies rares que seule procure l’Île des Cent Mille Plaisirs. Ar Ramos a choisi. Respecté soit-il, glorifié soit son nom.

Là encore, j’ai dû forger des mots nouveaux pour désigner des distractions que nous ne connaissons pas… L’île des Cent Mille Plaisirs comme l’Île Divine sont d’autres noms pour Hyperborée, l’île dans le ciel.

 

Le Libre Choix

Troisième Livre

3.1 Son Libre Choix ? Descendre ! D’avant ne restent que des cendres. Pendant qu’en descendant il monte au firmament, vainqueur Il redescend au cœur des Descendants. Ram sourit d’un air amène, que sa joie demeure, amen!

3.2 Il y a peu, Ram le Descendant était Dieu parmi les Dieux, élu parmi les élus. Sa noble naissance le destinait aux plus riches palais, aux robes de soie brodée d’or fin, aux trois rangs de perles ornant la racine du lingam.

3.3 Or le voici berger du troupeau de brebis, l’innombrable troupeau rencontré par Hercule, tandis qu’il accostait l’île des Hespérides. Or le voici humble moutonnier, pasteur d’un troupeau bêlant, sait-il qu’il deviendra général d’une armée de cent mille casques ? Son noble chef orné des cornes recourbées, le voici Ramos le Bélier.

Lug le Cyclope nous montre la filiation naturelle entre les phases contrastées de la vie du grand Rama. Le berger de l’enfance donne vie au berger des hommes, thème abondamment repris par la littérature chrétienne : le Seigneur est mon berger, rien ne saurait me manquer. Ou encore : Pais mes agneaux, pais mes brebis. Quand Jésus déclare qu’il est l’agneau de Dieu, il revendique un bélier pour père. Jésus serait donc un Hyperboréen fils de Ram le Bélier. J’ai montré cette étonnante filiation dans l’article Ab Ram.

 

Ab Ram, fils de Rama

 

Loué soit-il !

Quatrième Livre

4.1 Il est venu sur un nuage, son fidèle compagnon volant.

4.2 Il s’est posé sur le rivage, il a nagé dans l’océan.

Je suppose que ce nuage est un aéronef, comme Pégase ou encore Bouraq, le cheval volant de Mahomet.

4.3 Il est le héros de nos rêves, il est le repos et la trêve.

4.4 Qu’importe s’il n’est plus chez nous, ses compagnons sont à genoux.

De nombreuses lacunes rendent le texte un brin surréel. Si le génie me visite un jour dans les Annales Akashiques, ces vides se rempliront.

 

Lug a parlé

 

 

Les quatre maîtres

 

 

Si l’argent ne fait pas le bonheur, rendez-le.
Jules Renard