
En 324 ou 1078 AUCab urbe condita, après la fondation de Rome Constantin installe sa capitale en Orient dans la ville de Byzance, et la rebaptise Constantinople. En 325 ou 1079 AUC a lieu le concile de Nicée. Et l’empereur tout-puissant choisit pour symbole l’antique croix celtique, le chrisme.
Soleil Invaincu
Le concile de Nicée est le vrai départ d’une nouvelle religion. Celle de Jésus? Non. Celle de Constantin.
Selon la Tradition, à l’issue de ce concile, Constantin et sa nouvelle église (du latin ecclesia = assemblée) assimilèrent les principes monothéistes des manichéens et des chrétiens au culte de Sol Invictus et créa la nouvelle religion (du latin religio = respect, culte, vénération). Non pas celle de Jésus mais celle du Christ-Empereur, fils du dieu unique.
« La religion chrétienne se christianisa et devint donc religion grecque, o christianismos, c’est-à-dire culte de Constantin, unique représentant du Dieu Unique dans son Empire en voie d’unification.
Cela rappelait aux érudits le culte à la gloire d’Alexandre le Grand. » (source)D’après le site « Histoire critique du christianisme romain ».
En fait le Concile de Nicée, c’est à dire l’assemblée de l’Empereur, établit le nouveau dogme officiel de l’empire : le culte du Christ-Empereur en remplacement de celui de Mithra Sol Invictus.
Mithra et son bonnet phrygien fut une des premières versions du christ, avant celle de Constantin.
Ésus Mithra
J’en ai connu des mystères de bois et des trous du culte! Tenez, sans aller si loin, dans le temple de Lanleff dédié à Ésus Mithra. Circulaire et d’un taux vibratoire élevé — ce qui est rarissime pour la période gallo-romaine. Les futurs initiés s’y pressaient en grand nombre à l’approche de Beltaine. Avec la lumière qui jaillit on ne sait d’où. Magnifique !
Ce Jésus, quelqu’un l’a l’a inventé de toutes pièces en empruntant des éléments ici ou là, dans les religions dites païennes d’Europe, du Moyen Orient, de l’Afrique, de l’Extrême Orient. Je ne crois pas qu’il s’agisse de Constantin qui s’est contenté de détrôner Mithra et de remplacer Sol Invictus par christianisme, culte du sauveur.
Que l’invention de Jésus date de Constantin Christ ou soit plus proche de nous, elle reste une invention pure, empruntée d’un bout à l’autre. Trop de détails le montrent, et plusieurs graves bourdes en attestent. Je les passe en revue dans mes articles sur l’affaire Jésus. Voyez les liens plus loin.
Lanleff
Il existe en Bretagne, dans les Côtes d’Armor, un charmant village appelé Lanleff. S’y trouve un curieux temple, attribué aux Romains. De forme circulaire avec des piliers massifs, des arcs en plein cintre et une galerie qui fut couverte, cet édifice fait bien penser à l’architecture romaine. On dit que ce temple n’était pas dédié à un dieu romain, mais à Mithra. Sur l’un des piliers, un bas-relief fort usé laisse entrevoir un jeune garçon qui pourrait bien être Mithra.
Figurez-vous que dans ce même village, en d’autres temps, le père de l’empereur Constantin aurait été en garnison. Ce petit temple sur lequel sèchent les historiens serait-il le chaînon manquant entre l’art romain et l’art roman ? Tout est possible en terre celtique, terre sacrée. Et l’Armorique est mon jardin.
Le temple de Lanleff n’est pas une maison de l’empereur, mais un lieu puissant consacré au christ Mithra
Maisons de l’Empereur
Empereur, en grec, se dit basileus. Ce mot a donné basilique en français. Or il se trouve que les plus anciennes constructions chrétiennes s’appellent précisément des basiliques, des maisons de l’empereur… Pourquoi donner le nom de l’empereur à des édifices censé glorifier quelqu’un d’autre ? Constantin ignorait tout de Jésus car ce dernier n’avait pas encore été inventé par l’Église. Constantin s’est attribué une sorte de néo-christianisme, fabriqué autour de sa personne pour faire suite à la Vieille Religion des druides encore vivace dans tout l’empire.
La construction des basiliques, les maisons de l’Empereur dédiées au Christ, mais servant aussi de tribunal, de lieu de commerce, de promenades, d’assemblée, etc. se multiplient dans tout l’Empire. Une curiosité est à remarquer : « Eusèbe de Césarée, par sa » Vie de Constantin » contribua beaucoup à la déification de celui-ci :
Jusqu’à la fin du 12 ème siècle, Constantin fut honoré par les fidèles comme le fondateur de l’Eglise catholique.
De nombreuses églises romanes, en Poitou Charente, Alpes de Provence etc., portent au-dessus de leurs porches, par où les foules circulaient, d’imposantes statues équestres appelées des « Constantin ». Constantin serait donc honoré par l’Eglise chrétienne pendant près de 800 ans ! Ne semble-t-il pas plutôt évident que les églises romanes ont été dédiées à Constantin car elles ont été construites à son époque ? » (source)« Histoire critique du christianisme romain » http://srg.hereses.chez-alice.fr/.
En effet, c’est le bon sens même.

Gutenberg change la donne
J’ai évoqué le chrisme dans un autre article, quelle est son origine et sa signification.
J’affirme que la croix du chrisme n’a rien à voir avec celle du calvaire. J’affirme aussi que Constantin n’a pas eu besoin d’inventer Jésus l’Hébreu. Ce personnage fictif est arrivé beaucoup plus tard, quand Constantin le Romain était oublié par des peuples qui n’avaient plus rien de romain et gardaient un très mauvais souvenir de leurs ancêtres soumis aux caprices de l’Empire.
À peine Jésus fut-il inventé que des milliers de moines serviles se sont mis à calligraphier une nouvelle version du christianisme.voir plus loin Celle-ci est devenue officielle et a cessé de changer au gré des Papes et des Révérends dès l’instant où Gutenberg eut inventé l’imprimerie. L’ère de l’imprimé a signé la fin des bidouillages ecclésiastiques.
Merci cher Gutenberg. Bonne montagne, en allemand. Trop difficile à gravir par les curés. Le premier livre qui sortit de sa presse est d’ailleurs la Sainte Bible en latin, d’après la vulgate.
On l’appelle la Bible de Gutenberg ou B42 car les pages comportaient 42 lignes.
Nous n’en possédons plus qu’une cinquantaine d’exemplaires, ô combien précieux.
Les moines copistes
Avant Gutemberg et l’invention de l’imprimerie, les livres étaient calligraphiés à la main par des armées de moines copistes dont c’était la principale activité. Le supérieur du monastère avait beau jeu de leur dicter ce qu’ils devaient écrire. Et les rares moines réticents étaient torturés par des inquisiteurs, jetés dans des culs de basses fosses, ou proprement étranglés par le bourreau du lieu.
Les monastères tenaient lieu de mairie, de préfecture, de commissariat de police, de tribunal et même de place de grèves pour les exécutions publiques. Les moines étaient des sergents de ville, des colporteurs, des collecteurs d’impôts pour le denier du culte, des informateurs, des agents secrets, etc. En fait ils cumulaient toutes les fonctions dévolues aux personnes instruites.
L’obéissance faisait partie de leurs vœux monastiques. Pieds et poings liés par leur serment sacré, ils étaient aux ordres du père supérieur du monastère, qui tenait lieu de seigneur du village. Et quand il y avait un seigneur féodal, il devait se contenter de miettes. En échange du titre de seigneur très chrétien, il versait un tribut annuel d’un montant considérable, souvent payé en terres et fermages qui venaient agrandir la propriété foncière du monastère.

Constantin et son double
La stratégie du double n’est pas une invention de Constantin. Cette coutume était connue à Rome, de nombreux empereurs l’avaient utilisée avant lui. Le génie de Constantin est d’avoir inventé une belle histoire sainte dont il était le personnage principal, avec des bribes cousues sans scrupules à beaucoup d’autres histoires plus ou moins mythologiques, mais certainement plus historiques que l’histoire de Jésus. Il a pris la place du Sauveur le plus célèbre de cette époque, le dieu Mithra. Avant Constantin, le christianisme était centré autour de ce dieu.
Le lendemain, le défilé auquel j’ai assisté dans la belle ville de Constantine était comme une sinistre mascarade. Voici l’empereur qui arrive en guenille suivi d’un esclave qui fait semblant de le fouetter avec des plumes de paon ! Et la foule étroitement encadrée par ses légionnaires fait semblant de se lamenter, implorant la miséricorde pour le Christ Constantin. Que le fouet retombe sur nos épaules et celles de nos enfants ! s’écrièrent les figurants en larmes.
La coutume des femmes pleureuses était déjà pratiquée dans l’Égypte dynastique. Constantin fait semblant de trébucher, il prend ses pieds dans sa toge sale et déchirée, couverte du sang d’un mouton sans doute. Autour de sa tête, une couronne d’épines a remplacé son habituelle couronne de laurier. Et il est caressé par son esclave alors que la foule crie pour arrêter cette torture imméritée. Ignoble comédie. Tout ce que mérite cet empereur idiot, ce sont de vrais coups de fouet.
Ces vrais coups sont effectivement donnés, mais sur d’autres destinataires. La foule doit s’agenouiller devant le passage de l’empereur humilié, et ceux qui ne se plaignent pas assez fort sont fouettés non avec des plumes mais avec des cordes cloutées. Alors ils pleurent pour quelque chose
L’Église toute puissante
Tous les pièces du puzzle sont maintenant rassemblées. La figure christique que ce puzzle nous montre n’est pas celle, totalement imaginaire, d’un Jésus qui n’a pas existé. Le premier christ du nouveau christianisme était un empereur romain. À leur insu, des millions de personnes l’adorent encore. Et dans les églises, c’est devant lui qu’ils s’agenouillent.
À l’évidence, nous vivons encore sous le règne de Rome, et de bien des façons. Henry VIII l’a fort bien compris en fondant la religion anglicane, un catholicisme sans Rome. Depuis lors, le pape anglican est le monarque du Royaume-Uni.
Je comprends que cette démonstration puisse choquer ceux que tiennent encore à cette (trop) belle histoire. Il est temps de grandir. La vérité n’est pas bonne à entendre, beaucoup sont morts de l’avoir dite.
On pourra m’objecter la concordance de tous les écrits attestant l’existence, la sainteté et la divinité de Jésus. Mais cette concordance est une illusion.
La loi du mensonge
Comment supposer un seul instant que les textes romains, déjà mensongers, aient été transmis indemnes? Tous les documents ont été triturés, maculés, déformés, censurés, modifiés, coupés et tripatouillés à chaque nouvelle copie.
Il suffit de se reporter au très beau livre de l’érudit italien Umberto Eco, Le nom de la Rose, dont on a tiré des adaptations cinématographiques. Eco démontre combien fragile était la vérité, et à quel point le mensonge et la tricherie étaient répandues dans ces monastères tout-puissants.
Toutes les professions dépendaient de la générosité de l’Église. Encore fallait-il montrer patte blanche, faire allégeance, tout avaler même les mensonges les plus grossiers. La confession était une arme implacable pour pénétrer les secrets les mieux gardés. C’est pourtant une invention maléfique dont on ne trouvera nulle trace dans la Bible ou les évangiles. La torture de la Sainte Inquisition n’y figure pas non plus…
Il en est de même dans toutes les religions. Ces inventions démoniaques n’ont qu’un but : détourner l’homme juste d’une voie d’honneur et de bonté. Loin de nous relier comme leur nom l’indique, les religions nous séparent et font grandir la haine. L’admettre devrait suffire à se détourner d’elles.

Par ce signe tu vaincras
28 octobre 312 : Bataille du pont Milvius – L’empereur romain Constantin bat son rival Maxence sur le pont de Milvius à trois kilomètres de Rome. La légende veut que Constantin ait eu la vision d’une croix dans le ciel peu avant la bataille où il y était écrit en grec « en toutô nika », « triomphe par ceci. » Cette apparition incita le monarque à placer des chrismes sur les boucliers de ses soldats pour les protéger. La victoire contre Maxence le réconforte dans son idée. Dès lors Constantin choisit de défendre le christianisme.
Eh non, le grand empereur ne choisit pas de défendre le christianisme qui était alors un culte à mystère proche de Sol Invictus. Constantin décide d’en inventer une nouvelle version dans laquelle il serait le sauveur, le Christ, le Pape, le Dieu Vivant.
La croix qu’il a vue n’est pas celle du crucifié. C’est la croix celtique aux quatre branches égales, qui représente Hyperborée et ses quatre quartiers.

Et cette croix celtique comme le chrisme sont une représentation d’Hyperborée et de ses quatre quartiers. Hyperborée la grande arche d’alliance en lévitation au dessus du pôle nord. Hyperborée le Soleil Invaincu que Constantin a vu en rêve — ou en vrai ? Devant cette présence magnifique à l’éclat insoutenable, devant cette masse impressionnante suspendue dans les airs par magie divine, Constantin a vu. Constantin a cru. Constantin s’est pris pour l’élu.

La croix celtique et le chrisme représentent les quatre fleuves d’Hyperborée sur le plan horizontal, et le P de Pôle nord est l’axe vertical qui maintient cette croix dans l’espace. La girouette ci-dessus s’en inspire-t-elle ? Je n’en sais rien. Toujours est-il que sa forme est parfaite pour représenter le grand vaisseau des dieux d’avant. Dont sont issues de nombreuses religions.

L’affaire Jésus
- Le secret de Jésus
- L’évangile de Judas
- Ésus Christus
- Le secret de Marie
- Jésus et la magie

- L’apocalypse de Zachée 1
- L’apocalypse de Zachée 2
- Improbable Jésus
- Jésus l’absent
- L’hérésie de Simon
- Jésus et ses modèles
- Hénoch et Jésus
- Orphée le Christ
- Osiris le Christ
- Le Christ Lucifer
- Dionysos fils de Dieu
- Dionysos le dieu double
- Les deux christianismes
- Christianisme et mithraisme
- Le Chrisme mis à nu
- Saint Graal, l’enquête

Rome et l’empire
- Le règne de Rome
- Le calendrier de César
- Vercingétorix v César
- Deus ex machina
- Le rêve de Constantin
- Constantin Christ Empereur

