Les Cinq Soleils Mayas

 

Comme les Olmèques, civilisation mère de Méso-amérique, les Aztèques croyaient que le temps était divisé en cinq grands cycles ou Soleils. Les Mayas ont repris cette croyance, mais ils ont forgé leurs légendes sur l’oubli des anciennes. Fort heureusement, ces nouveaux mythes se sont inspirés des anciens symboles solaires, que les sages mayas savent toujours lire et comprennent encore.

 

Chaque soleil, chaque Tonatiuh porte un nom : Ocelo Tonatiuh (Soleil Jaguar) ou Yoal Tonatiuh (Soleil de nuit) ou encore Tlal Tonatiuh (Soleil de terre) selon les versions (ces trois éléments étant très proches), Eheca Tonatiuh (Soleil de Vent), Quiauh Tonatiuh (Soleil de Pluie) et A Tonatiuh (Soleil d’Eau). Notez que les trois premiers soleil n’en font que deux, en définitive. Les récits actuels sont le fait d’individus ayant oublié le contenu de chaque soleil.

 

Le Soleil de Tlaloc

L’antiquité maya ne s’est hélas pas transmise jusqu’à nous, qui crapotons dans la mare d’A Tonatiuh, avec le A privatif latin, le Soleil d’Eau se traduisant : l’absence de Soleil. Je note aussi le Soleil de Terre, Tlal Tonatiuh, avec Tlal mis pour Tlaloc.

Tlaloc était représenté généralement avec un masque pourvu de long crocs et de grands yeux ronds entourés de cercles qui étaient souvent des serpents. Cette représentation est très proche de celle des dieux de la foudre issus d’autres civilisations de la Mésoamérique, comme Tlac ou Chac chez les Mayas. Son origine remonte au moins à la civilisation de Teotihuacan voire à celle de TiahuanacoIl était aussi souvent représenté avec un chapeau et des instruments rappelant ses attributs (la hache, qui représentait l’éclair, et des outils aratoires. » (source)Wikipedia 

Dans le chapeau et les lunettes, on aura reconnu l’équipement classique d’un astronaute. Au fil du temps, ces deux cercles autour des yeux étaient fidèlement reproduits par des sculpteurs qui ne savaient plus de quoi il s’agissait. Alors ils déliraient, comme le font tous les artistes. Et les cercles insignifiants se sont transformés en serpents…

Dieu de la foudre et de la pluie, Tlaloc le Ruisselant était vénéré dans toute la Mésoamérique sous différents noms : Cocijo chez les Zapotèques, Chac, Tchac ou Tlac chez les Mayas. Il avait son homologue dans les Andes, où le Ruisselant dévalait les andenes, les terrasses de culture.

Maître de la foudre, il était le dieu qui transforme les hommes et qui renouvelle la nature. Seigneur de la pluie, il présidait un grand nombre de divinités associées à la fertilité; malgré la prédominance  dans les mythes de dieux principaux comme Huitzilopochtli et Tezcatlipoca, dans la pratique on lui dédiait la plupart des rites sacrificiels. 

 

 

Avec ses compagnons divins, les Tlaloques, il vivait dans le Tlalocan, paradis terrestre au sommet des montagnes, où nourriture, eau et fleurs abondaient. (source)http://mythologiesetlegendes.ifrance.com/tlaloc.htm   

Attendez voir ?! Un paradis terrestre situé en altitude, habité par des dieux civilisateurs, où règne l’abondance d’eau, de vivres et de fleurs…  Voilà qui nous rappelle un autre paradis semblable, celui de la légende Sumérienne, de l’autre côté de l’Atlantique, sur les montagnes du Kurdistan… 

Comment se fait-il que deux « légendes » exactement semblables se soient développées si loin, à une époque où – en principe !! – les communications n’existaient pas, ni les traversées transatlantiques…  

Une réponse vraisemblable est qu’il ne s’agit pas de légendes imaginaires, mais de faits réels, relocalisés pour mieux frapper les imaginations et racontés sur un mode naïf pour les mêmes raisons.

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Le Grand Soleil du Nord

À l’époque de la conquista, l’humanité approchait de la fin du Cinquième (et dernier !) Soleil. Mais les Aztèques comme les Mayas avaient oublié depuis longtemps comment lire le calendrier-codex hérité des lointains Olmèques. S’ils se souvenaient bien de la prédiction, ils n’en connaissaient plus les dates. Ils ne se souvenaient même plus de ce qu’il fallait entendre par « soleil ».

Je vais vous le dire, car ce terme et ce qu’il recouvre ne désigne pas notre banal astre du jour, mais un luminaire épisodique, beaucoup plus puissant parce que très proche de notre planète, Hyperborée, le Grand Soleil du Nord.

Les Mayas d’aujourd’hui vont jusqu’à croire que sept soleils se sont succédés dans le ciel, sept étoiles successives se sont relayées pour illuminer notre planète. Ce qui est à la fois impossible et tout à fait vrai. Comme je viens de le dire, le soleil dont il est question ici n’est pas notre étoile, mais un vaisseau-mère sphérique comme l’Étoile Noire de Star Wars. Ce vaisseau-mère a reçu de nombreux noms dans toutes les cultures terrestres : Nibiru pour les Sumériens, Quatre Îles du Nord ou Île des Quatre Maîtres pour les Vikings, Gwenwed pour les Celtes, Eden ou Adan pour la Bible, Paradis Terrestre pour les Chrétiens, Al-Jenna ou Janatu-Adn pour les Musulmans, etc. Je l’appelle par un de ses noms romains, Hyperborée, car c’est le nom qu’utilise le grand Platon.

Hyperborée est venu cinq fois, chaque séjour représente un des cinq soleils mayas. En me fondant sur la Bible, les sept jours de la création ajoutent deux soleils supplémentaires. Qu’importe le nombre? Nous sommes à l’aube d’une fin des temps, comme il est dit dans la prophétie maya : à la fin du cinquième soleil, Terra disparaîtra. Les Mayas n’en ont retenu que ça, qui les concerne directement. Aussi, pour retarder la fin du monde, offraient-ils de nombreux sacrifices humains. C’est, du moins, ce que les Conquistadores ont prétendu pour légitimer leur carnage

 

 

Sans Soleil

Jules César n’a pas fait autre chose lors de sa conquête des Gaules, il s’est efforcé de présenter les Gaulois ou Celtes de la façon la plus défavorable, insistant sur leur cruauté et leur férocité, alors que les université druidiques de gaule diffusaient le meilleur enseignement de l’époque et que les tailleurs et orfèvres gaulois faisaient déjà la pluie et le beau temps dans la mode latine, grecque et même égyptienne… De tous temps les conquérants doivent se persuader que leurs annexions brutales sont légitimes.

Depuis la Conquista et ses excès, les Aztèques ont disparus. Les Mayas ont repris leurs croyances, mais ils ne savent rien de plus quant à la lecture du calendrier antique. Malgré cela, des chercheurs ont cru déchiffrer ce calendrier. Voici, remis dans notre système de datation, les principales dates supposées de l’histoire du monde. En -20.236, création simultanée du monde et des hommes. C’est le début du Premier Soleil, Matlactli Atl, qui a duré 4008 ans et s’est terminé par un déluge universel.

Les hommes du Premier Soleil étaient des géants. Pour échapper au déluge, ils se sont transformés en hommes-poissons. Ainsi prend fin le Soleil de l’Eau. On retrouve cette tradition de l’homme-poisson primordial chez les Dogons comme en Perse. Trois points du monde bien distants, sur trois continents bien distincts. Signe révélateur de la véracité du mythe ?

 

Deuxième Soleil

En -16.231, c’est le début du Deuxième Soleil, Ehecoatl,voir plus haut les noms mayas qui a duré 4010 ans. Soleil des hommes-poissons, quand les mers recouvraient le monde, il s’est terminé par une tempête effroyable et cataclysmique. Seuls quelques hommes en ont réchappé en grimpant aux arbres. Ils se sont transformés en hommes-singes. On retrouve des hommes-singes en Inde, avec le mythe d’Hanuman, et en Afrique du Sud, chez les Bushmen. Même remarque : trois continents distincts, mêmes récits 

 

 

Trois Derniers Soleils

En -12.221, commencement du Troisième Soleil, Tleyquiyahuillo, qui a duré 4081 ans, et s’est terminé dans les flammes d’une fournaise universelle. On retrouve ce mythe en Grèce avec l’épisode de Phaéton et dans la Bible avec la Géhenne, épisode de fournaise généralisée. Comme pour les déluges ou autres cataclysmes, les destructions par le feu abondent dans les mythologies planétaires. Elles sont parfois même la cause d’un déluge, associant l’eau au feu, et achevant les survivants.

En -8140, début du Quatrième Soleil, Tzontlilic, qui a duré 5026 ans et s’est terminé par le sang, le feu et la faim. On retrouve ici certains accents bibliques, notamment un rappel en mode mineur des sept plaies d’Egypte. La présence de fleuves de sang est récurrente dans de nombreuses traditions. Velikovsky en énumère des douzaines, issues de tous les continents. Bien qu’on ait du mal à se les représenter, ces événements ont sans doute eut lieu. Le fait que beaucoup de mythes les évoquent, issus de continents différents, incite à croire à leur historicité.

En -3114, le 13 août précisément, a commencé le Cinquième Soleil, dit Soleil du Mouvement, vers la fin duquel nous nous précipitons. Il durera 5125 ans pour finir dans un chaos planétaire. Pas d’autres précisions, malheureusement. Alors que nous aimerions plus de détail, les codex indiquent seulement que la terre fera un mouvement et que tous les hommes périront. Rien d’autre, à part la date de la fin du monde, fixée au 21 décembre 2026. Heureuse fin du monde à tous ! 

Mais non, c’est pour rire. On nous a déjà fait le coup en 2012 ! Ce ne sont que sales rumeurs. D’autant que la fin du Cinquième Soleil n’est pas la fin du monde. Il s’agit d’une mutation. Les derniers Mayas gardiens de la tradition prétendent que cette histoire de chiffrage est bidon : aucun rapprochement entre notre calendrier linéaire et leur codex ne serait fiable, d’après eux.

 

Le monde et les temps changent

Pourtant il y a ce passage de l’horizon galactique qui semble confirmer la date. Mais ce passage n’indique pas une catastrophe, bien au contraire : il s’agit d’une lente montée vers la lumière.

Cette montée dans la lumière galactique n’a fait que commencer en décembre 2012, inutile d’en attendre des effets hallucinants dès maintenant. En fait, bien des gens ont été déçus. Ceux qui auraient voulu qu’un miracle se produise ce jour-là, que l’Eden revienne, que Dieu guérisse d’un coup tous les maux du pauvre monde. Et les autres, ceux qui auraient voulu que la farce s’arrête, que tout pète, finie la fête à la Saint-Sylvestre. Déçus aussi.

C’est commencé depuis longtemps, ça devient sensible même pour les endormis. Il va falloir changer de braquet. Pas besoin de pédaler plus pour gagner plus, la côte est rude mais nos forces augmentent avec elle. Pas besoin de se donner le grand frisson, les petites victoires de tous les jours ont déjà changé la face du monde.

Avant de condamner, aimer. Avant de refuser, user. Avant le danger, manger.

 

 

Les Fils du Soleil

 

 

Je ne suis pas venu apporter la paix mais la guerre. J’ai jeté le feu sur le monde et j’attiserai jusqu’à l’embrasement.
Jésus