
Il en faut des souffrances ! Il en faut des tortures auto-infligées, à rôtir sur le grill pendant des jours, des années, pour qu’enfin la vérité sorte du puits de l’inconscient. Il en faut des sacrifices, oh oui. Des sacrifices humains, tout à fait inhumains. Des illusions perdues sans espoir, corps et biens. Des erreurs, errements, parjures et gageures.
Ce n’est pas en lisant « Les illusions perdues » que j’ai perdu mes illusions.
L’ombre humaine
Rien de ce qui nous fait progresser n’est agréable. Pourtant tout ce qui nous fait progresser est un grand bonheur. Une indicible joie !
Le mal a mille griffes, il ne te lâche pas. Est-il ton ennemi ? Tu le sens. Tu le vois. Il est là. Tu sens le mal en toi. Tu portes au plus profond du cœur, au plus subtil de l’âme une blessure mortelle qui t’épuise et te tue. Où courir ? Tu ne peux te cacher ni t’enfuir. La mort est là, insincère, vicieuse, cauteleuse. Elle te tient dans sa main — qui est la tienne.
Pour autant ton bonheur est profond. Il te tourne la tête et te saoule à demi. Tu fais le mort, avoue. Son empreinte est trop vive. Tu ne peux résister aux élans qu’il suscite. Aurais-tu deux métiers ? Serais-tu double entier ? Es-tu inconciliable avec le malfaisant ? Furieux dans ton bonheur, heureux dans ta détresse, tu n’es que l’ombre d’un humain. L’ombre noire et mauvaise, menteuse et tourmenteuse. Cette sale sangsue suce ton sang subtil. Déçu, recru, tu n’en peux plus.
Chariots
Ta meilleure part jongle avec les étoiles. S’amuse auprès d’elle une entité perverse, capable de donner l’or du cœur, capable aussi d’affamer toute ardeur. Elle t’a traîné dans la fange épaisse, elle s’est repue de ta fragilité, la femme en toi s’est emparée des rênes et conduit ton chariot.
Car dans ta vilenie, dans ta dure agonie, tu vis dans un chariot. Comme le vaisseau de Rama le Grand, comme l’étoile de la Grand’Déesse, l’étoile Alcor dans la Grande Ourse qu’on appelle aussi le Chariot. Le mien est minuscule et ma vie l’est aussi. Dans ma jeunesse j’ai parcouru le monde au temps où les avions étaient hors de prix. Mais j’avais les entrées que me donnait Devic, l’ami de toujours, le plus que frère.

Émergence : urgence
Vois donc tes infamies qui émergent et te noient. Elles remontent du précipice de l’inconscient. Insondable. Une horreur impensable. Indispensable. Tu aimerais t’en passer, mais tu t’es menti trop longtemps. Faisant le beau, paradant pétaradant tu fais semblant de rien. Et pourtant !
Pourtant la honte te submerge. Oui tu as du sang sur les mains. Trois fois tu fus la cause d’un meurtre. Si tu n’as jamais tué directement, tu en es la cause et le remords te noie.
1 Tu as bouffé ta jumelle dans le ventre maternel.
2 Ce gosse s’est pendu à 12 ans. Tu en avais 15. C’est toi qui l’a harcelé le plus fort et le plus cruellement. Oui toi. Parfaitement.
3 Gabriel, souviens-toi. Le petit frère d’un éditeur célèbre. Tu as connu Gabriel dans une bande de six huit gaillards portés sur la zique et le dessin. Gabriel était dépressif en diable, toujours au bord de la rupture. En pleine nuit, il fallait courir chez lui à l’autre bout de Paris quand ça déconnait dans sa tête. Les copains se repassaient le fardeau, consolant Gabriel avec les mêmes mots, le bordant dans son lit avant de rentrer dormir exténués. À tour de rôle, on assurait une permanence. Gabriel était si fragile. Tellement fragile. Il y avait en lui une quantité de souffrance inimaginable…
Comme un porc
Une nuit Tristan t’appelle. Gabriel vient de lui lancer un s.o.s. Cette nuit Tristan ne peut pas : il est de garde à l’hosto.
–Est-ce que toi tu …?
–Hé !! J’y suis allé il y a deux jours ! Demande à Philippe.
Trois heures après, c’est Gabriel au téléphone. Il est seul au bord du gouffre. Il souffre et ça s’entend. Tu sautes dans un taxi. Vingt minutes plus tard tu sonnes à sa porte. Entrebâillée ! Sa chambre est vide. Il y a de la lumière dans les chiottes. Tu hurles.
Du sang partout. Gabriel est sur le trône, les bras et le torse en sang, les murs éclaboussés jusqu’au plafond. Béante, sa gorge baille. Son corps est glacé. Gabriel est mort saigné à blanc. Comme un porc !
Tu vomis sur le chemin du retour.
Il m’a fallu 76 ans pour intégrer ces fautes. Je n’y pensais jamais. Le fœtus dévoré, Maman me l’a conté j’avais la cinquantaine. Surpris, curieux, mais non coupable. Maintenant oui. Rétroactivement, je morfle.

La petite a grandi
Reconnaître ses torts, c’est grandir. Faire preuve d’humilité, c’est grandir. Pardonner, c’est grandir. Attendre sans impatience, c’est grandir. Ne pas se justifier, c’est grandir. S’accepter sans faillir, c’est grandir. Aimer sans pinailler, c’est grandir. Demander pardon, c’est grandir.
Le pardon libère l’âme, il fait disparaître la peur. C’est pourquoi le pardon est une arme si puissante.
Tu seras bientôt si grande que le monde en sera tout petit. Tu devras t’occuper de faire grandir le monde. Il en a tant besoin. Il a soif, il a faim, il veut se voir utile. Subtil. Tu l’astiques et c’est toi qui rutiles.
Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire.
Résoudre les engrammes. Trouver la mère. Dénicher l’origine. Le premier engramme enfantant tous les autres. L’identifier. T’y fier. Et tirer sur le fil. Les voir l’un après l’autre éclater sous tes doigts. T’y crois surtout ! T’y crois… tout en n’y croyant pas.
Un peu
Tu t’ennuies un peu. Ton travail ne te passionne plus comme avant. Malaise inconnu depuis l’adolescence, tu ne sais plus quoi faire de toi. Étrange sensation de vide au niveau du ventre et grande sérénité dans le reste du corps. Pour un peu, tu serais heureuse.heureux? Reste la certitude de n’avoir pu l’aider. Yel en avait bavé sur le pavé lavé. Yel s’est cassée vite fait. Hâve et défait, tu l’as laissée filer.
Yel ne t’avait rien demandé. Quand les demandes se sentent, pourquoi les formuler ? Tu étais sourde ou lourde ou gourde. Tu as senti son dur désir de délivrance : n’était-il venu vers toi que pour ça ? Tu l’as viré libéré. Il s’est tué sans faire-part. Tu l’as su dix ans plus tard, par hasard.
Le hasard n’existe pas. Tout ce qui arrive est voulu.

Lourdingue
Tu t’étais lourdement trompée. Lourde, lourdingue, lourdaude, pataude — tu l’es restée des années. Au début tu n’étais pas amoureuse. Le chemin vers lui s’est fait sans toi, à ton corps défendant. À ton corps abstinent depuis tellement longtemps !
Tu t’en es bien trouvée. Et tu t’es tuée. Suicide loupé. Tu as manqué tant de trains, de tout, de temps surtout. Tu as manqué de gens, d’argent et d’entregent. Dérapé sur le détergent. Tu n’avances pas beaucoup, tu restes. Sans te tordre le cou, du reste.
Assez ! L’affaire est classée. Quel besoin pourtant d’avancer ?
Pourquoi je tombe amoureux de toutes les femmes qui me prêtent un peu d’attention ?
Vide
Il passe, tout casse, tu lasses. Le vide est notre sort à tous, destin prévisible. À s’emplir de billevesées, on se défait de sa substance. On perd le nord, le sud, l’est et l’ouest. J’ai connu ces déserts, je les ai longtemps fréquenté. Solitude, hébétude, inquiétude, vicissitudes. L’éveil est survenu, provoqué par un ancien ami devenu maître en la matière. Subtile, invisible, éthérée cette matière-là. Mais combien riche et pleine !
On ne peut pas la toucher, mais on doit la sentir. Quand il ne reste plus rien, elle survient, on la sent. Et souvent on n’en revient pas. Alors, n’ayant plus rien à perdre, on y va d’un bon pas. Et tout s’éclaire. La vérité se met en place.
Alors le choc. Fini le tout-en-toc. Les travers de l’époque. Tu deviens reine et roi, de plein droit, sans ta croix qui te broie sous son poids.
LIBRE !!!
Je m’appelle Xavier. Je vous aime.
Xavier, Devic, Flornoy, le Trio Infernal de Rochefort (Mayenne) en 1992
Ça nous dépasse !
Oui carrément. Ça nous dépasse de cent coudées, sans clignotant. Ça nous dépasse à du 450km/h en attendant les 1000km/seconde. Ça chie tellement qu’on s’en rend même plus compte. Ça nous dépasse de tous les côtés, à toute blinde, à toute vibure, à mond les fanettes.ou le contraire
Oui, comme tu dis, on fait pas le poids. Il faudrait qu’on soit plus de deux cents, crois-moi. Nous deux ça suffit pas. Non. Depuis que tu es mon seul lecteur, j’ai peur que tu te lasses. J’ai peur qu’on te butte. Tout le monde est après nous. Ça aussi ça nous dépasse.
Trêve de conneries
Le scalaire nous dépasse plus encore. Il y a un stage qui se déroule en ce moment même, un stage à distance, bien bien cool, et demain on attaque la quatrième semaine. Et de plus en plus nombreux. On se régale. Je « dialogue » par rêves interposés avec mes lecteurs pendant leur sommeil. Quand ils se réveillent, ils m’écrivent leurs rêves. Ensemble, on les décode. Ça déménage ! Je ne vous dis que ça…
Inscription en précisant : Stage scalaire
Pour en savoir plus
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