Dieux Noirs d’Amérique (2)

Deuxième partie. Voir la première partie.

 

« Nos grands ancêtres étaient d’une intelligence supérieure. Ils voyaient à distance et comprenaient tout. Ils voyaient les choses au loin sans se déplacer. Grande était leur sagesse. Leur regard portait aux forêts, aux mers, aux montagnes et aux vallées. Ces hommes très admirables scrutaient les quatre pointes de la voûte céleste et la face ronde de la terre. » 

 

Nos ancêtres Jaguars

Cette citation est tirée du Popol Vuh, livre sacré évoquant les Jaguars, ancêtres des humains. Le Popol Vuh est une sorte de Bible maya dont le contenu remonte à la période précolombienne. Il relate l’origine du monde. Mais on peut trouver à peu près la même chose en Chine, en Inde, en Afrique et en Europe orientale.

maya-belize-sculpture-bois-balam-akab-200poCes légendes n’auraient pas fait le tour de la terre, n’auraient pas été traduites et acceptées partout, contées aux enfants, prisées par chaque ethnie, s’il n’y avait pas de grande vérité cachée dedans. Essayons donc de la cerner.Ça pourrait donner quelque chose comme ça : les « premiers » hommes avaient des caméras, des téléviseurs et des radars. Ils avaient aussi des télescopes, des radios, des gonios, des engins de transport de type moderne et des satellites de télécoms

Toujours est-il que ces Jaguars si développés faillirent perdre leur planète. Et probablement leur vie, dans la foulée. Après le cataclysme, ils ont repeuplé la  terre avec une espèce génétiquement modifiée, l’homme actuel, à qui ils ont conté ce qui s’était passé avant.

En se donnant le beau rôle, celui de dieux tout puissants. Voyons comment le mythe mésoaméricain nous raconte l’épisode.

 

Dieux jaloux

« Les réalisations des Premiers Hommes éveillèrent la jalousie de plusieurs divinités. Il n’est pas bon que nos créatures puissent tout savoir, arguèrent ces dieux. Finiront-ils par devenir nos égaux, nous qui sommes leurs créateurs, nous qui savons et voyons tout ?… Doivent-ils être eux aussi des dieux ? »

On voit ici à l’œuvre la jalousie des pseudo-dieux. C’est d’autant plus choquant qu’elle les fait apparaître tantôt mesquins et injustes, tantôt emplis d’amour et de bienveillance. Pacifistes, ils sont ennemis des effusions de sang et de l’agressivité ; civilisateurs, ils transmettent sciences et savoir-faire.

 

 

Dieux voyous

Malheureusement les dieux sont jaloux. Cette bizarrerie se retrouve dans la Bible, où Yahveh apparaît tantôt comme un dieu d’amour, tantôt comme un dieu jaloux. La mythologie grecque donne une réponse. Il n’y a pas un seul dieu, il y en a toute une bande. Et même plusieurs bandes rivales qui se sont succédées aux manettes de la planète. Jalousies, coups d’état, castrations, crimes, et mesquineries en tous genres. Dieux voyous. Traduisons leurs noms en français, ça n’en sera que plus clair. 

Les premiers dieux, Ciel et Terre, laissent la place à un de leur fils, Temps. Commence le règne des Titans. Les hommes sont des géants, ils vivent très longtemps. Puis Temps est détrôné par son fils, Dieu. C’est le déluge Universel. Commence ensuite le règne des Olympiens, ceux qui sont comme Zeus-Dieu. Un sien neveu, Titan aussi, brillant généticien du nom de Prométhée, utilise son ADN pour créer une espèce intelligente.

La jalousie tient les dieux d’avant, quoi qu’il arrive. Devant la billante invention de son neveu, la jalousie s’empare de Zeus. Généticien lui aussi, il limite la durée de vie humaine à 150 ans. Athéna, clone de Zeus, modifie la souche humaine en y introduisant « une aptitude à la transcendance » : le feu intérieur. Ce feu, justement, que Prométhée, selon le mythe,  vole à Zeus pour l’apporter aux hommes. En parlant de feu, on peut brûler une fière chandelle à la belle Athéna. Sans elle, nous n’aurions même pas d’âme… Enfin bref, il n’aura pas fallu moins de trois créateurs pour nous faire. 

 

 

Dieux ici et ailleurs

En Amérique, les Quetzalcoatl et les Viracocha sont restés longtemps en contact avec les populations locales, leurs créatures. Ils vivaient parmi eux, mais aussi ailleurs. Où donc ? Sous terre, nous disent les contes du Petit Peuple, dans cette mystérieuse Agartha, dont plusieurs couloirs souterrains sont censés circuler de l’Antarctique au Brésil et à l’Atlantide engloutie. Dans l’espace, nous disent les poèmes elfiques, à bord d’un vaisseau géant, Hyperborée la planète soleil ou Nibiru la planète voyageuse.

Les églises chrétiennes parlent du Ciel et de l’Enfer. C’est kif-kif. Comme on voudra. Pour l’instant, disons qu’ils vivaient aussi ailleurs. Quant à la la jalousie de Dieu qui punit les hommes, le Popol-Vuh nous raconte, avec d’autres mots, la même histoire. Les Kukulkan sont jaloux de leurs créatures. Ils décident de brider les Premiers Hommes, jugeant qu’ils les avaient fait un peu trop à leur image : « Que leur vue n’atteigne que ce qui est proche ; qu’ils ne voient qu’une petite partie de la face de la terre ! Alors le Cœur du Ciel leur souffla du brouillard dans les yeux, ce qui troubla leur vue telle la buée sur un miroir. Leurs yeux furent voilés et ils ne purent voir désormais que ce qui était proche, seulement ce qui était clair pour eux. » (source)Graham Hancock, L’empreinte des dieux

Pour moi, l’affaire est claire et la cause est entendue. C’est ici qu’il faut chercher nos pouvoirs perdus. Ils gisent au fond du temps à cet endroit précis, comme l’or de l’Inca au fond du lac Titicaca. Plongeurs spatio-temporels, à vos bouteilles !

Et Hancock de conclure que le Popol Vuh et la Genèse « racontent l’histoire de la chute et de la disgrâce de l’humanité. Dans les deux cas, l’état de « grâce » antérieur était étroitement associé à la connaissance, et il ne fait aucun doute pour le lecteur que la connaissance en question était si remarquable qu’elle conférait des pouvoirs divins à ceux qui la possédaient. »

 

 

L’état de grâce antérieur ? Ou plutôt l’état normal ? La déchéance des nouveaux hommes a été voulue et génétiquement programmée.

Zeus nous a voulu éphémères, infirmes, mais en chacun de nous, il y a une graine de Zeus. Grâce à sa fille au coeur tendre, la noble Athéna, qui voulut que les éphémères aient une âme, chacun de nous peut choisir de subir sa vie ou de vivre son rêve.

Notre âme immortelle signe notre nature divine. Quittons le règne animal. Perdons la forme humaine. Notre véritable nature se manifeste par la triple union, l’équilibre des trois épicentres de l’homme : le corps, le coeur et l’esprit. Devenons complet, unifions-nous.

En complément de cet article,
ne manquez pas de lire Dieux Blancs d’Amérique  

 

Black Saga

Il est urgent de réécrire notre histoire prétentieuse et bidon !!

 

 

L’éveil est de vermeil et le silence est d’or.
Nick Tarrass-Boulba