Le taureau ailé ci-dessus fut l’objet d’un culte dans l’antique Babylone vers 750 AEC.  Près de lui, cet homme ailé à tête de lion, dit léontocéphaline, est issu du culte de Mithra, vers 380 EC. Plus de mille ans les séparent. Plus fort encore, une statue sur ce thème datée de 5000 ans.

Pourquoi ces curieux hybrides hantent-ils depuis si longtemps l’imaginaire des religions primitives ?

Vous trouverez la réponse en lisant aussi :
— Sous le signe du Tétramorphe
— Le sens caché du Tétramorphe 

 

5000 ans d’oubli

Une des plus anciennes statues découvertes à ce jour, âgée de 5000 ans, est une léontocéphaline, figure humaine à tête de lion. Un sphinx, pourrait-on dire. Mais n’oublions pas que tous les sphinx des mythologies égyptienne et grecque étaient des sphinges à l’origine. Rendue célèbre par le mythe d’Œdipe,voir plus loin celle qui terrorisait la ville de Thèbes monstre avait le corps d’un lion, les ailes d’un aigle et le buste d’une femme. Elle posait une énigme mortelle aux voyageurs.  

Pour moi le tétramorphe est un souvenir de cette sphinge originelle : le témoignage d’une réalité oubliée. Comme la sphinge, le tétramorphe est composé de quatre êtres distincts. Ces êtres sont si imbriqués les uns qu’on a cru qu’ils n’en faisaient qu’un. Car ils sont tombés du ciel dans un véhicule aérien. Le tétramorphe désigne aussi cet engin volant. La merkaba est une autre façon de présenter cet engin : elle aussi nous montre un ovni pré-humain.

 

La Sphinge volante

La nouvelle religion de Jésus est très tardive, comme je l’ai amplement montré. Au moyen-âge, personne n’avait le moindre souvenir des antiques vaisseaux interstellaires qui ont apporté la vie sur cette planète inhospitalière. Tout était oublié. À preuve, le charabia de l’Apocalypse de Jean : « Le premier animal ressemblait à un lion, le deuxième à un jeune taureau, le troisième avait comme une face humaine et le quatrième semblait un aigle en plein vol. » 

Les deux premiers animaux n’en sont pas : ils expriment la force combative et la férocité qu’avaient tous les anges de Yahweh, maréchal des légions d’anges. Celui qui a une face humaine est un ange, et non un homme. Le dernier enfin, l’Aigle, conforte encore l’idée de personnages volants.

Ces Anges étaient des créatures géantes (4m environ) capables de voler, mais sans ailes. Plutôt avec un réacteur aux fesses. Ou confortablement calés dans des astronefs.

La plus ancienne référence à cet être quadruple se trouve dans la Théogonie d’Hésiode qui évoque un monstre portant le nom de Phix et séjournant sur le mont Phikion, aux alentours de Thèbes. La sphinge réunit en sa personne les quatre créatures du Tétramorphe. À ce titre, on peut la considérer comme le toute première version de cette symbolique à la si longue histoire.

J’ai montré que la merkaba et le tétramorphe sont deux représentations d’un même phénomène, il en est de même pour le tétramorphe et la sphinge. Voyez ce qu’en disent les érudits de jadis.

 

 

Œdipe et la Sphinge

La légende d’Œdipe est tardive, mais elle dit vrai : Œdipe fait face à la Sphinge et, terrifié par son aspect, il est tenté de fuir. Mais quand celle-ci se met à chanter ces énigmes inspirées des Muses, Œdipe se sent gagné par un vertige, car la mélopée distille dans son esprit un effet hypnotique qui l’empêche de se mouvoir. Il s’efforce de se ressaisir car il sait ce qui l’attend s’il succombe à cet ensorcellement : le viol d’abord, la mort et la dévoration ensuite. (source)

 

La Sphinge est représentée comme un être hybride, mi-humain, mi-bête, avec une tête et un buste de femme sur un corps de lion (ou de taureau) pourvu d’une paire d’ailes de rapace. Elle emprunte son aspect au Sphinx égyptien qui a également un aspect léonin mais qui est de sexe mâle, avec une tête de pharaon.* (source)

*Cette représentation n’est pas la version originale ; lire L’énigme du sphinx

 

 

Dévoreuse

Selon P. Legendre (1988), son nom provient de « sphiggô », signifiant « serrer, lier étroitement, nouer » : elle est littéralement « l’Étrangleuse ». 

D’après Euripide, la Sphinge venait d’Éthiopie et avait été envoyée par Héra afin de punir les Thébains qui l’avaient outragé. Asclépiade précise que les Thébains étaient conduits à se réunir chaque jour en assemblée afin d’essayer de résoudre l’énigme que leur posait la Sphinge, afin qu’elle cesse de les enlever un par un pour les dévorer.

M. Delcourt (1981) a analysé son iconographie (vases, bas-reliefs, statuettes) datant de l’antiquité. Il apparaît que ce que l’on pouvait prendre, au premier abord, comme des scènes de poursuite et de rapt, sont en fait des actes d’accouplement sexuel de la Sphinge avec des hommes presque toujours jeunes : la Sphinge serait une succube, une femme lascive, avide d’une sexualité violente. Cette dimension érotique est confirmée par le fait que les prostituées étaient alors appelées des sphinges dans le langage populaire. La Sphinge est une figure de la “mangeuse d’hommes”, une “femme fatale” ayant un pouvoir de vie et de mort sur les hommes qu’elle tient à sa merci . (source)

 

 

Il faut y voir un épisode du conflit entre deux mondes protohistoriques : le règne finissant des Matriarches et l’émergence du patriarcat. Puissante dans la magie sexuelle, fascinante envoûteuse, éveilleuse à l’esprit aiguisé, voyante, savante, druidesse, prophétesse, enchanteresse, dangereuse croqueuse d’hommes, insoumise et dominatrice, la Sphinge ressemble trop à Lilith ! Elle est une de ses filles, ou bien est-elle sa mère ? Pourquoi la légende lui donne-t-elle ces attributs animaliers ? Est-ce encore pour indiquer sa quadruple origine stellaire ?

Serait-elle l’héritière de cultures venues des quatre constellations du Taureau, des Gémeaux, du Scorpion et du Lion ? Il y en a du beau monde, tout d’un coup, sur notre petite planète bleue ! Est-ce une façon de nous dire que les quatre peuples fondateurs de la race humaine n°5la nôtre étaient sous la gouvernance des femmes ?

J’ai cette hypothèse dans un coin de mon aura, bien au chaud, là où je stocke mes fonds de tiroirs virtuels. Un jour prochain, je serai prêt à vous conter par le menu l’épopée des Grandes Déesses, la trinité Isis-Hathor-Héra, les Matriarches, reines guerrières, filles du ciel et maîtresses de la terre. Je vous dirai celles dont le règne a duré si longtemps. Un jour sans doute.

 

Le troisième testament

 

Croire sans y croire

 

Xavier Séguin

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Xavier Séguin

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