Les Sept Péchés Capitaux

 

Plutôt que d’assurer notre salut, quel qu’il soit, les sept péchés capitaux protègeraient-ils les dieux et le système qu’ils ont mis en place? Tout se passe comme si ces péchés mortels avaient été édictés par un dieu-dragon tel Hachem, Marduk ou autre archonte, pour les ancrer profondément dans la tête du bétail humain.

 

Ceci étant, vu le nombre d’humains qui font ces péchés mortels vingt fois par jour, toutes les demi-heures pour certains, il semble que les Archontes ont échoué. Ils sont nos maîtres, puisqu’ils nous ont partiellement créés. Mais la partie qu’ils n’ont pas créée nous rend très largement supérieurs à nos créateurs. Tant mieux. Sauf que peu de gens le savent, personne ne nous ayant prévenus. À part les gnostiques que personne n’étudie. Alors on reste confinés dans la zone qu’ils dominent, livrés à leurs caprices, soumis à leur volonté, réduits au triste état qui est le leur.

N’empêche. Si un éveillé, un guerrier impeccable ou quelque autre être sain d’esprit s’avisait de lister les principaux travers qui s’opposent à la libération et à l’éveil, ce ne sont pas ceux-là qu’il choisirait. Pourquoi ces péchés n’auraient-ils pas été ordonnés par Yahweh à un prophète biblique, tout comme les dix commandements? J’ai eu ce flash l’autre soir en revoyant Seven. Puis j’ai découvert que les sept péchés mortels ne figurent ni dans l’Ancien Testament, ni dans la Torah, ni dans le Coran. Alors d’où viennent-ils? Léger suspense.

 

Quels péchés?

Avant tout, voici la liste des 7 péchés capitaux selon Thomas d’Aquinvoir plus loin :

  1. l’orgueil,
  2. l’avarice,
  3. la luxure,
  4. l’envie,
  5. la gourmandise,
  6. la colère,
  7. la paresse.

 

 

D’où viennent-ils?

Les péchés capitaux ont été listés pour la première fois par Evrage le Pontique, moine ascétique du 4ème siècle de notre ère. Dans son ouvrage Antirrhetikos, Evrage fait état de 8 pensées entêtantes, difficilement contrôlables, qui empêchent de rencontrer Dieu. Selon lui, cette activité automatique du mental constitue une véritable maladie spirituelle, et tout doit être fait pour la canaliser et la vaincre.

Evrage divise l’âme en trois parties : l’intellect (partie saine), la partie concupiscible (désir de possession et de jouissance), et la partie irascible (sentiments dus à la frustration). La thèse d’Evrage a été reprise par le moine provençal Jean Cassien puis par le pape Grégoire 1er : ce dernier fait état de 7 péchés capitaux.

Au 13ème siècle, Saint Thomas d’Aquin (1225-1274) fait sienne la nomenclature des péchés capitaux (source)La Somme théologique, Prima secundae, question 84 et la rend célèbre pour longtemps. La Contre-Réforme l’utilisera de manière immodérée. (source)

Premier ou dernier?

Voyons voir. Une activité automatique du mental nous empêcherait de rencontrer Dieu? De quel dieu parle-t-on? Les archontes sont les dieux d’ici, ceux d’ailleurs nous ayant quittés il y a belle lurette. Or ce sont les Archontes qui empoisonnent notre mental avec leur suggestions hypnotiques.

Quand Evrage divise l’âme en trois partie, je me marre. L’âme est une et indivisible. Ce qu’il appelle âme, on l’appelle caractère. Et avez-vous remarqué la vanne involontaire sur le pape Grégoire Premier? Ce dernier, ajoute le texte!!!!

Les premiers seront les derniers, dit Jésus.

 

Il n’y a de Dieu que Dieu

Le moine Evrage est un moine moyen, si l’on en croit son nom. Evrage m’évoque average en Anglais: « dans la moyenne« .  Average people sont « les gens ordinaires ». L’épithète Pontique désigne l’origine d’Evrage, le Pont-Euxin, la Mer Noire. Mais il pourrait aussi désigner le pays de Pount, ou Pays du Pont.

Pont vient du Grec ancien et signifie, non le pont, mais le fleuve. Dans certains cas, il peut signifier les deux. Le souverain pontife, du latin pontifex, c’est le pape catholique, père des croyants,pape c’est le papa celui qui fait le pont entre terre et ciel, ou le fleuve qui conduit vers la mer.

Evrage était un ascète ordinaire. Par les privations et la discipline du corps tenu pour source de péché, l’ascète se met dans un état proche de la transe, la contemplation, où il est en contact avec Dieu. Quel dieu? La question se pose. Pour un homme de foi, elle ne se pose pas. Il n’y a de Dieu que Dieu, disent les Musulmans.

Quant à l’humiliation du corps, c’est le meilleur moyen de se mettre sous la coupe des archontes, rois du mental, experts de l’hypnose. En se privant du savoir du corps, on se prive de la possibilité ultime que nos maîtres n’ont pas: la supra conscience.

 

La ilaha illallah

La ilaha illallah, il n’y a de dieu que Dieu, est la profession de foi essentielle de l’islam, la chahada. Elle constitue le premier des cinq piliers qui définissent les fondements de la croyance musulmane. Suivant les courants de l’islam, son contenu diffère légèrement.

Il n’y a de dieu que Dieu? Vraiment? Je n’en suis pas si sûr. En vérité, le mensonge est partout. La tromperie existe en astral aussi. Des tas d’entités trompeuses te feront croire qu’elles sont Dieu, et toi, les croiras-tu? Si tu prends pour Dieu toutes les voix qui résonnent en toi, je te vois mal parti. Ta naïveté te rend prêt à croire absolument n’importe quoi.

Aussi aguerri soit-il, un voyageur de l’astral n’a jamais la garantie d’entendre la personne qu’il croit reconnaître. Tu lui ressembles. N’importe quelle créature subtile peut se faire passer pour ton père disparu, ton enfant défunt, ta compagne décédée. Il faut une discipline de fer dans la pratique astrale pour être capable de faire la différence. Et une longue expérience. Es-tu sûr de remplir ces conditions?

 

Maîtres de l’hypnose

Des entremetteurs peuvent te guider dans ce dédale, mais ils n’offrent pas de garantie. Qui sont-ils vraiment? D’où viennent-ils et d’où vient leur pouvoir? Où peuvent-ils te conduire? Les religions prétendent offrir une meilleure protection que ces intermédiaires officieux. Pourtant, comment être certain qu’elles disent vrai? Le laïc que je suis les examine sans parti pris. Je les scrute toutes sans réserve aucune. Je les démonte pièce par pièce pour en examiner les rouages cachés, les intentions secrètes. Et je suis édifié.

Aucun de ces intermédiaires, personnes ou croyances, ne peuvent se prétendre à l’abri de l’hypnose archontique. Pour la bonne raison que les Serpents Primordiaux sont les maîtres en ce domaine. Ils s’immiscent dans notre conscience, plus exactement dans sa partie mentale. Si nous parvenons à rester au plan de la supra-conscience,et non supra-mental, ce qui est un contresens en français nous nous mettons hors de leur portée et nous ne risquons rien de leur part.

Mais c’est une zone très élevée. Elle correspond au haut astral. Pour s’y tenir durablement, il faut être éveillé troisième degré ou au-dessus. Ce qui n’est pas donné à tout le monde.

Au-delà, à partir du degré 5, où que nous soyons, nous sommes à l’abri de leur hypnose. Nous avons atteint un niveau où rien ni personne ne peut s’approcher de notre aura sans que nous soyons aussitôt alerté.

Nous pouvons passer en mode tortue, rigidifiant la couche externe de notre aura afin que nulle particule énergétique, aussi ténue soit-elle, ne puisse pénétrer notre espace vital. Même l’immatériel est filtré. Un guerrier impeccable, un sorcier, un voyant éveillé font ça comme ils respirent, sans même y prendre garde.

Ils peuvent anticiper et se durcir comme l’acier trempé plusieurs secondes avant la tentative d’intrusion. Et comme ils ne savent pas qu’ils le font, comme la plupart d’entre eux ignorent même qu’ils ont cette possibilité, ils n’en tirent aucun orgueil. Leur ego reste à sa place, au fond de la cour à droite près des poubelles. Ils n’ont plus à s’en préoccuper.

 

Étude de cas #1 — L’orgueil

L’orgueil est réservé à Dieu seul. La principale qualité du maître est la pire manifestation de l’ego pour l’esclave. Ne reste pas esclave.

Pour le guerrier, l’ego dominant est le pire piège sur le chemin d’éveil. Quel que soit le niveau de conscience atteint, le guerrier est toujours à la merci d’un retour d’ego qui le fait retomber dans les lises du tonal. L’orgueil en est la pire manifestation.

L’orgueil est, selon Saint Thomas d’Aquin, le désir de sa propre prééminence (ou de sa propre supériorité), mais aussi le mépris de Dieu et le fait de ne pas se soumettre à sa loi, le refus de reconnaître les lois cosmiques.

Voilà ce que j’ai trouvé dans un site catho que je ne nommerai pas, mais ils disent tous la même chose, qu’ils soient chrétiens, juifs ou musulmans. La seule différence est que les deux derniers ne citeront pas Thomas d’Aquin.

 

Diktat

Inutile de préciser que je m’inscris en faux, de façon diamétralement opposée. Qui connaît véritablement les lois cosmiques ne peut rester sous le diktat des dieux d’avant. Ils nous ont créés, mais notre corps seulement. Notre conscience spécifique, la supra conscience, vient de Sophia selon la Gnose, de la Grande Déesse selon la tradition primordiale.

La supra conscience n’est pas accessible aux dieux d’avant, les Archontes de la Gnose. Les administrateurs de cette planète vivent en elle, sous nos pieds, dans cette terre creuse que le nagualisme nomme l’inframonde. Ces nageurs de 4m de haut qui ont flanqué une rouste aux plongeurs de l’Armée Rouge appartiennent à ce puissant peuple. Qui s’y frotte, s’y pique.

L’humilité, est l’antidote de l’orgueil. Elle est un bouclier qui protège le guerrier de tout retour d’ego, qui le mettrait à la merci des puissances négatives.

 

Des boussoles qui pointent le sud

Les Archontes, comme ces nageurs géants des lacs sibériens, sont totalement dépourvus d’humilité. Leur orgueil envahissant les disqualifient. Ce ne sont pas des guides convenables. Ils nous entraînent plutôt vers les ténèbres dont ils sont issus, vers les profondeurs glauques qu’ils ont investies.

Ils ne peuvent nous être utiles que d’une seule façon: en les considérant pour ce qu’ils sont, des boussoles qui indiqueraient le sud. Alors il suffit de prendre le contre-pied de tout ce qu’ils disent, de tous leurs comportements, de tout ce qui vient d’eux et qui, par là-même, est faussé et détourné à 180° de la destination juste.

 

Sauve-toi

Ce tuyau vaut pour tous les faux gourous qui empoisonnent tous les secteurs de l’activité humaine, y compris les antichambres de la spiritualité. On les reconnaît à ce signe, un ego démesuré qu’ils ne peuvent dissimuler. Tout ceux qui en font montre sont à fuir, leur parole est infestée.

Tel ou tel prêtre, pasteur, imam, rabbin, tel ou tel professeur, médecin, avocat, notaire, la totalité des hommes et femmes politiques, n’importe quels péteux qui se croient au-dessus du lot, ils sont tous à fuir comme la peste. Sauve-toi, ceux-là ne te sauveront pas.

 

Étude de cas #2 – L’avarice

L’avarice est la grande qualité du Dieu Dragon de la Bible et d’ailleurs. Son bon plaisir est une vilénie pour ses proies que nous sommes. Ne sois pas une proie.

L’avarice a le sens de cupidité : c’est un attachement excessif à l’argent et aux richesses, se traduisant par une accumulation de biens matériels, voire un accaparement.

Citation tirée du même site. Elle m’a fait rire. On dirait l’exact portrait de l’archonte Mammon, le plus puissant de nos maîtres. Ainsi Thomas d’Aquin nous encourage à ne pas suivre l’exemple des Archontes? Ne sont-ils pas nos dieux d’avant? Nos créateurs? N’ont-ils pas exigé de nos ancêtres adoration et respect total? Voyez dans la Torah comme il se comporte avec les fils d’Aaron, voyez dans la Bible comme il se comporte avec Abraham, comme il se joue de lui, vous serez édifiés comme je l’ai été. 

La cupidité est le mal de notre temps. Et le dieu de notre temps, assurément, c’est Mammon, archonte triomphant. Le dieu de l’argent. Du pèze, du fric, du pognon, du flouze, de l’artiche, des pépettes, de la némo, du cash, des pierres, de l’or, du vent, de l’illusion, de la fumée, des sables mouvants. Du néant.

Mammon, tu viens du néant et tu retourneras au néant. Par désir d’obscurité, le néant s’éclaire au néon. C’est nul comme éclairage. Ténu, chevrotant, chaotique et poussif. Casse-les, cassoulet. Les archontes n’allument jamais, ils restent dans le noir. Dans les ténèbres. Les archontes sont des sales cons. Je leur pissaladière.

La pissaladière est une spécialité culinaire niçoise faite à base de pâte à pain, d’oignons, d’anchois ou pissalatOn peut le mélanger aussi avec de la raie d’huile d’olive, et de petites olives noires de Nice. 

Les dragons sont, hélas, nos créateurs. Ils sont nos maîtres sur la terre. La plupart des humains sont prisonniers de leurs filets. Que disent nos contes et nos légendes à propos des dragons? Ils dorment sur un tas d’or qu’ils surveillent jalousement. Avarice et jalousie sont les deux mamelles des dragonnes. N’est-ce pas le portrait du pire canard de Disney, le sinistre Onc’Picsou? Modèle de l’avarice la plus immonde?

J’ai bien peur que les dieux-dragons archontes soient tous plus avares les uns que les autres. Les dons qu’ils nous font sont mesquins et empoisonnés.

 

 

Tous les vices

Vous avez compris le principe, je ne m’étendrai pas sur les cinq péchés suivants. À vous de faire le travail sans mon aide. Pour quitter le mode austère qui ne me réussit guère, voici une impro tragi-comique censée vous aider à prendre les pires horreurs avec philosophie et toujours dans la bonne humeur.

La luxure, l’envie, la gourmandise, la colère, la paresse ? Nous en trouvons des exemples plein la Bible, la Torah, le Coran, le Mahabharata, le Popol Vuh, la mythologie grecque, égyptienne, chinoise, etc. Chacun de ces péchés mortels est illustré et assumé par les dieux d’avant. Alors? Ces péchés seraient mortels seulement pour nous? Nos maîtres peuvent les accomplir sans aucune punition? Ou bien faut-il penser que Thomas d’Aquin n’a pas lu la Bible?

La luxure  Les dieux d’avant ont créé Lilith avant Adam. Cette reptilienne n’était pas une déesse, mais un objet sexuel. Plus tard, les anges déchus sont descendus sur terre parce qu’ils avaient trouvé les humaines à leur goût.

L’envie  Autre nom de la jalousie. Hachem, dieu d’Abraham, ne cesse de répéter à Moïse: Je suis un dieu jaloux. Ce que dit la Torah se retrouve dans l’Ancien Testament. Oui, Yahweh est jaloux, vindicatif, orgueilleux. Notez comment Hachem Yahweh s’exprime: « Je suis un dieu jaloux » sous-entend qu’il y a d’autres dieux qui ne le sont pas. Que devient le dieu unique dans ce cas? Quand Yahweh Hachem reproche à Moïse l’infidélité de son peuple qui s’est tourné vers un autre dieu, Baal, il pleurniche et se lamente. Envie, jalousie, mesquinerie, égocentrisme. Il nous offre le portrait d’un être vil et digne de mépris.

La gourmandise L’ancien testament et la Torah détaillent le menu des sacrifices offerts au dieu dragon. Des bêtes succulentes et grassouillettes, de petits oiseaux délicieux comme amuses-gueules, des libations, vingt dieux! Celui-là ne se privait de rien. Mais les dieux ne sont pas gourmands, non, non, non. Gastronomes, c’est tout.

La colère Quand le dieu dragon crame les fils d’Aaron parce qu’ils avaient osé allumer de l’encens en son honneur, ou quand il ne peut réprimer d’autres crimes commis au nom de sa justice expéditive, n’est-il pas en colère? Ça lui profite, nos péchés mortels.

La paresse Pour Yahweh, c’est un mode de vie. Les dieux dragons régnaient par la terreur. Tous les humains se jetaient à plat-ventre dans la poussière pour ne pas se faire roustir d’un coup de leur lance-flamme buccal. Ensuite, ils obéissaient aux moindres désirs de leur tyran. Et le servaient comme des esclaves. À part griller les gens, ces dieux-là n’en foutaient pas une.

 

 

Le rédacteur de ces saints livres a fait tant d’erreurs, accumulé tant de contradictions et dit tant de bêtises que ce ne peut être Dieu lui-même. Il serait humain, trop humain… Le grand Nietzsche l’a dit bien avant moi.

 

Deux hommes regardaient par les barreaux de leur prison.  L’un vit la boue, et l’autre les étoiles. 
Idries Shah