Sous le signe du Tétramorphe

 

Il est possible que vous n’ayez jamais entendu parler du Tétramorphe. Ce qui n’a rien d’étonnant si vous n’êtes ni docteur en théologie ni membre du fan-club d’Ezéchiel. Le Tétramorphe représente quatre êtres ailés tirant le char de la vision d’Ezéchiel.Ez 1 ; 1-14

 

Un emprunt aux Hébreux

Le Tétramorphe, les quatre vivants ou les quatre êtres vivants, a été « emprunté » aux Hébreux pour se retrouver dans l’Apocalypse de Saint Jean.Apoc 4; 7-8. Plus tard, une fois l’emprunt digéré, les Pères de l’Église y ont vu l’emblème des quatre Évangélistes : le lion pour Marc, le taureau pour Luc, l’ange pour Matthieu et l’aigle pour Jean. Ils accompagnent souvent les représentations du Christ en majesté. Maisd c’est une récupe, comme beaucoup de textes et d’images de la religion de Jésus l’inventé.

L’ange est Matthieu : son évangile débute par la généalogie de Jésus.
Le lion est Marc : au début de son évangile, Jean-Baptiste crie dans le désert.
Le taureau est Luc : Son évangile débute par Zacharie qui offre un sacrifice à Dieu, or dans le bestiaire traditionnel, le taureau est signe de sacrifice.
L’aigle est Jean : son évangile commence par le mystère céleste. (source)Wikipedia

Pour moi, il y eut quatre évangélistes pré-chrétiens, des géants noirs que j’appelle : 

 

Les Quatre Piliers d’Eden

 

 

 

Bouteille à la mer

La question que je me pose est la suivante : est-ce que ces quatre vivants sont symboliques ? Question qui en entraîne une autre : sont-ils vraiment d’origine hébraïque ? Ou bien, comme la plupart des symboles hébreux, sont-ils le recyclage d’un concept plus ancien ? Issu de la Vieille Religion, par exemple ?

monde-xxi-200poEn tant que symbole, on les trouve présents dans l’imagerie médiévale pré-chrétienne, je veux dire avant l’invention de Jésus. Je pense aux arcanes du Tarot de Marseille. Ce jeu d’argent se jouait dans les tripots des bas-fonds : des images puissantes et des leçons de vie très précieuses. Une bouteille à la mer que des initiés ont jetées dans les bistrots telle . Rien de chrétien dans les arcanes du Tarot de Marseille.

Certes, on y rencontre le Pape, personnalité chrétienne, mais on y trouve aussi la Papesse, qui n’a rien d’orthodoxe. Comme je l’ai expliqué dans plusieurs articles, le Tarot est initiatique, mais l’initiation qu’il dispense est pré-chrétienne, elle est issu de la science des druides, du culte d’Isis,  et des surhommes d’Hyperborée.

 

Le Tarot Initiatique

 

Dragon, giganotosaure, humain

 

Néo Christianisme

Le christianisme est une philosophie, une religion et une sagesse très ancienne, largemant antérieure à l’invention de Jésus qui date de Thomas d’Aquin, au tournant du Moyen Âge — qui lui non plus n’a pas existé.

Le Tétramorphe est donc le énième emprunt que la nouvelle religion de Jésus a fait aux religions et aux sagesses qui l’ont précédée. Pourquoi s’en étonner ?

La pratique est universelle, sempiternelle. Sans nos ancêtres, où serions-nous ? Chacun de nous construit sa foi du jour sur d’anciennes croyances qu’il n’a plus. On fait sans cesse du neuf avec du vieux.

Oublions l’invention récente des évangélistes, et cherchons ensemble à quoi d’autre peuvent correspondre les quatre êtres, l’Ange (ou l’Homme), l’Aigle, le Lion et le Taureau.

Les deux derniers renvoient aux ères astrologiques du Lion (-10000 à -8000) et du Taureau (-4000 à -2000) ou plutôt de la Taure, c’est à dire de la Vache. J’ai dit de la Taure, j’aurais pu l’écrire de l’Hathor.

 

Quant aux deux premiers êtres, l’Ange et l’Aigle, ères astrologiques inexistantes, ils doivent renvoyer à autre chose. 

L’Aigle est le volant le plus puissant aujourd’hui. Sans doute représente-t-il le plus terrible prédateur, qui se nourrissait de chair humaine : le Dragon. Il en existait de nombreuses variétés, toutes capables de voler. Nos « savants » les nomment Spinosaurus, Tyronosaurus Rex, Giganotosaurus…

 

L’ange, c’est l’homme volant. Le géant de jadis dans sa machine volante.

 

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Ezéchiel

La vision d’Ezéchiel est celle d’un monde dont nous ignorons tout. Le prophète biblique n’en savait guère plus que nos savavants actuels. Il aurait vu une grande roue qui tournait dans le ciel, avec une petite roue tournant au centre de la roue.

Ezéchiel nous décrit l’approche d’un grand vaisseau spatial, avec les engins monoplaces qui en jaillissent. Monoplace ? C’est vite dit. Les engins volants ont la taille d’un petit hélicoptère, ils sont capables de vol stationnaire, et sont configurés d’une bien étrange façon : « Ils avaient chacun quatre faces et chacun quatre ailes (…) leurs sabots étaient comme des sabots de bœuf » (Ez 1, 6-7). « Quant à la forme de leurs faces, ils avaient une face d’homme, et tous les quatre avaient une face de lion à droite, et tous les quatre avaient une face de taureau à gauche, et tous les quatre avaient une face d’aigle. » (Ez 1, 10).

Il s’agit de quatre créatures célestes identiques dotés chacun de quatre pattes de taureau, de quatre ailes d’aigle, de quatre mains humaines et de quatre faces différentes d’homme, de lion, de taureau et d’aigle.

 

Aucun sens

Ces quatre créatures ont leur place au pied du trône de la gloire de Dieu. (Wikipédia)  Que Wikipédia veuille m’excuser, ce charabia n’a aucun sens. Notre époque ignorante néglige le fait que ce monde a été d’abord technologique. Une technologie beaucoup plus avancée que la nôtre…

Ainsi le sage Platon n’a pas compris la description d’un appareil photo que lui fit quelque druide en Bretagne. Comme la technologie était devenue inexistante du temps de Platon, sa compréhension du monde ne pouvait inclure un appareil photo. De même, l’auteur du texte biblique n’a pas compris la teneur technologique de la vision d’Ezéchiel.

Le trône de la gloire de Dieu désigne ces deux roues concentriques qui tournent  dans le ciel, où je vois le vaisseau-mère des dieux terraformeurs. Et les hélicos qui gravitent autour du trône emportent quatre passagers dans leur bulle de plexiglas.

 

Quatre vivants sont embarqués dans le cockpit transparent qui donne l’illusion d’un seul être à quatre faces.

 

 

Ainsi donc

Chacun ses croyances, et les vaches sacrées seront bien gardées. Nos ancêtres ont tout gobé. Ils ont avalé des couleuvres avec l’aisance d’un charmeur de serpents.  Pendant des siècles, enfermés dans des bibliothèques strictement protégées par le Saint Siège, les textes sacrés étaient inaccessibles. Jusqu’à l’invention de la typographie vers 1440, tous les écrits étaient recopiés par des copistes. Des moines, le plus souvent.  Ils recopiaient dans leur couvent ce que le supérieur leur disait de recopier, omettant et ajoutant ce qu’il leur indiquait. Le contrôle de l’église catholique a été quasi total pendant tout ce temps.

Ce qui a été magnifiquement illustré par le génial roman de Umberto Eco, Le Nom de la Rose, dont Jean Jacques Annaud a tiré un autre chef d’œuvre pour l’écran.

 

Le Troisième Testament

 

Sean Connery dans Le Nom de la Rose de JJ Annaud

 

Mauvais souvenirs, soyez pourtant les bienvenus, vous êtes ma jeunesse lointaine !
Jean-Pierre Melville