Voyez quelles pièces sont déjà en place…

 

Petit ou grand, un puzzle se commence toujours par les bords. Les pièces des bords sont plus faciles à trouver. On dispose les pièces qui nous attirent, celles qu’on reconnait. Essais, erreurs. C’est comme ça que j’ai commencé la Saga d’Eden que vous lisez de plus en plus nombreux… Surtout en Chine* !

*Plus de visiteurs chinois que français… Des milliers de robots copient-ils ce site ? Qu’importe, tant que ces découvertes se répandent.

 

Amertume ? Quelle amertume ?

On m’a dit que mes derniers textes étaient pleins d’amertume. Ça arrive. Qu’on se rassure, tout arrive et s’en va. C’est la loi. Oui, je reconnais mon état amer d’alors. Mais c’est du passé. En attendant que ça revienne — c’est la rengaine.

La mort m’a titillé les glandes à maintes reprises ces temps derniers. J’en avais oublié que j’étais immortel, comme je peux être distrait ! L’âme et la mort... Certes j’ai un âge vénérable. Mais je déteste qu’on me vénère. Ça me rend vénère… Quoi qu’il en soit, L’Âme et la mort est un des chapitres les plus fournis. Faut croire que ça me titille. Eh ouais, j’ai largement dépassé l’âge où on se croit immortel.

Tenez, regardez voir la liste des titres. Et cliquez sur celui qui vous parle le plus. Même et surtout si vous n’avez pas 76 ans…

 

L’âme et la mort

 

Les vendanges — gravure du 13e siècle

 

Puzzleurs, à vos pièces !

Allons, il faut hisser la voile et cingler vers des mers plus belles. Vous qui me lisez, chers amis, vous complétez aussi votre puzzle intérieur, vous cherchez à boucher les trous du paysage, les failles historiques, les imprécisions de vos souvenirs scolaires… Vous puzzlez, je puzzle, tout le monde est en puzzling constant. Serons-nous jamais finis ? Parviendrons-nous à combler nos manques, effacer nos lacunes, perfectionner nos attitudes, réguler nos comportements, remplacer la griesche d’hiver par la joie du printemps ?

C’est là tout le mal que je nous souhaite à toutes et à chacun : la complétude. L’accomplissement. L’éveil de cette puissance qui dort et qui serait mieux venue déployée dans toute son ampleur. Comme Eden Saga.

Si l’éveil est précieux, le sommeil le devient, car pour un éveillé le sommeil est divin.

Lao Surlam

 

Parviendrai-je à remplir les manques ? Aurais-je assez de temps pour colmater les trous qui restent ? Chaque nouvelle avancée m’oblige à rectifier pluisieurs versions anciennes, des pièces hasardeuses, des morceaux qui ne vont plus dans le puzzle, qui n’étaient pas à leur place. Ou qui tombent en morceaux…

Parviendrai-je à déployer un étendard qui ne soit pas bouffé aux mites ? Les mites du temps, les asticots de la mémoire ont grignoté tant et plus, difficile de m’y retrouver. Notre passé bien trafiqué s’étend derrière moi comme un miroir terni. Le taint presque parti lui donne un teint flétri. Bien malin qui le comblera. J’ai plus de chance à combler ma belle au lit qu’à faire jubiler mes articles. D’où l’amertume.Quelle amertume ? Faut arrêter cette rengaine !

 

Chanter encore

Mais aujourd’hui je veux chanter. L’hiver qui vient sera pénible, autant que le mien qui jamais plus ne s’en ira. 

Je suis né chanteur, j’ai passé ma jeunesse à rêver de scène et à monter sur toutes celles qui se sont offertes. Avec l’âge mûr, je n’ai plus chanté que pour mon magnéto. Avec la vieillesse, je chante pour moi in petto, ou allegro forte si personne ne peut m’entendre, car j’aime toujours autant chanter qu’un rossignolet croquignolet. Sans souci des ans et des peines, il chante, c’est son art de vivre. Et le mien itou.

Ce site est une chanson que j’entends seul. Piano, pianissimo, elle va comme on danse, et plus j’y pense, plus c’est intense. Forte, fortissimo.

 

 

Quel puzzle ?

Puzzle tu te ris de moi, tu sais que je n’aurais pas le temps de t’achever, dussé-je vivre cent ans, cent trente ans, voire mille ans.

L’impossible accord entre mon rêve et ce réel qui pique, hostile, inconnu. Un réel qu’il me faudrait apprendre un peu chaque jour, mais non, au contraire je le fuis, je l’exécre et je vis seul au milieu des ruines qui me tiennent lieu de passé. C’est assez, c’est tassé.dit la baleine

Et cette manie des jeux de mots laids ! Il n’y en a pas dans la version anglaise, c’est sans doute pourquoi elle compte plus de lecteurs que la française, qui reste ma préférée. Récemment un flux venu d’extrême orient vient d’emporter la victoire : j’ai plus de lecteurs chinois que de francophones ! Car ils me lisent en anglais… Quand la Chine s’éveillera… le monde tremblera, avait écrit Alain Peyrefitte. On dirait qu’elle a fini par le faire et le monde ne tremble pas encore — il a tort. Attendez voir ce que ça va donner dans quelques années.

 

Principes directeurs

 

 

Xavier Séguin

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Xavier Séguin

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