François Rabelais et son géant Gargantua. Car grand tu as…
Rabelais fait dire au bon géant Gargantua ce magnifique aphorisme :de Panama « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ». Nous ne sommes pas omniscients, ni omnipotents.Tout le contraire souvent. Rabelais le sceptique est le fondateur du scepticisme moderne. Il fustige ceux qui nient les limites humaines.
Le saviez-vous ? L’isthme de Panama est une étroite bande de terre entre la mer des Caraïbes et l’océan Pacifique, reliant l’Amérique du Sud et l’Amérique du Nord. À son point le plus étroit, l’isthme mesure 50 km de large.
Hénaurme Rabelais
D’une condition modeste, Rabelais est le penseur de la finitude. Cette philosophie de la finitude est à l’opposé de celle de Pascal qui défend une nature humaine faible, mais consciente de sa faiblesse. Au contraire, Rabelais refuse le savoir des ignorants pour mieux honorer la connaissance, clé de l’ultime sagesse.
La connaissance s’acquiert par l’expérience, tout le reste n’est que de l’information.
Pascal pense petit, Rabelais cultive l’hénaurme. Joli mot de Gustave Flaubert. Avec lui, énorme devient l’emphatique Hénaurme, avec une majuscule s’il vous plaît. Il singe la prononciation exagéré des précieux, et pointe l’étendue de la bêtise humaine.
« Science sans conscience n’est aue ruine de l’âme »… Cet aphorisme est une des plus belles trouvailles de Rabelais qui en eut tant. Il provient d’une longue lettre édifiante que Gargantua adresse à son fils Pantagruel dans le livre du même nom, assurément son chef d’œuvre.
Hénaurme Flaubert le minuscule
Science et bonheur
« La science a-t-elle promis le bonheur ? Je ne le crois pas. Elle a promis la vérité, et la question est de savoir si l’on fera jamais du bonheur avec de la vérité, » écrit Émile Zola. On aimerait qu’il en soit encore ainsi… Depuis Zola, la science a même renoncé à la vérité. Son truc à présent, c’est le dogme.
La science, plus particulièrement les sciences humaines, sont devenue religions où les mandarins tiennent lieu d’évêques. Les dites « sciences » humaines n’ont de science que le nom. Elles sont devenues des genres littéraires et leur pseudo-théories, des fictions éculées.
La science est la meilleure des choses quand elle œuvre pour le bien de tous. Encore lui faut-il des chercheurs sincères, des directeurs de recherche ouverts afin qu’elle ne serve que la connaissance.
Quand elle se pétrifie en dogme, est-elle au service de tous ?
Science et destruction
Albert
a conçu la théorie de la relativité, il a posé la fameuse équation E=MC2, sans se douter que ses travaux déboucheraient sur la bombe atomique. Un savant jadis invente la dynamite. Repentant, ce pacifiste investit une part de ses bénéfices dans une fondation. Il s’appelait Alfred Nobel.
Leur science manquait-elle de conscience ? Sans doute. Mais pas sûr. Car il y a d’autres façons de bafouer l’idéal scientifique, plus sournoises, plus dangereuses aussi.
« La méthode scientifique consiste, en gros, dans l’application de principes rigoureux de mathématique et de logique et dans la déduction de solides conclusions à partir d’un ensemble de postulats.
La première étape de la méthode scientifique consiste à trouver quelques faits grâce à l’observation et à l’expérience. L’étape suivante consiste à classer et à relier beaucoup de faits dans une seule expression générale qu’on appelle alors une loi. »
Voilà ce que dit Linus Pauling, prix Nobel de physique. Et Rabelais serait bien de son avis.
Science sans conscience n’est que ruine de l’âme.

Science et dogme
Or, dans de nombreuses disciplines, les scientifiques n’ont pas d’autre alternative que d’entrer en religion, c’est à dire d’adhérer sans réserve à la théorie dominante. S’ils refusent, ils n’auront rien : ni poste, ni crédit.
A choisir entre science et survie, les malheureux n’hésitent guère. Consternante application de la sélection naturelle, ces suiveurs venus grossir les rangs des fidèles deviendront un jour, à leur tour, les nouveaux papes de la foi régnante. Et par eux se perpétuera la secte, plus forte et plus rigide encore. Fortifiée par la honte, cimentée par la vergogne, blindée par le bas.
Les darwiniens purs et durs en sont un bon exemple. Mais l’affaire des peintures rupestres de la grotte d’Altamira en offre une autre illustration. Ces deux cas, et d’autres, montrent comment le pouvoir corrompt l’âme.
Science et conscience
À quoi bon la précision des instruments si les résultats sont pipés par le dogme ? À quoi bon la précision des méthodes de datation si la plus répandue consiste à donner la date trouvée dans les livres ? À quoi bon la recherche, si tout le travail du chercheur consiste à recopier les travaux du maître ?
La méthode scientifique exige honnêteté scrupuleuse et rigueur inflexible. A cet égard, certains scientifiques ruinent leur âme à force d’escamoter les faits et les découvertes qui menacent leur pré carré.
Heureusement, il y en a qui résistent. Ils présentent leurs preuves, sans exiger qu’on les croie sur parole. Pas à pas, ils ont assemblé des faits, émis des hypothèses, vérifié leurs théories. C’est ceux-là qu’il faut lire. C’est sur leur conscience que doit s’appuyer la science.
Dans toutes mes recherches, j’y ai mis une rigueur qu’on peut qualifier de scientifique. Mes découvertes sont si différentes du credo général, tellement à contre-courant, voir la science officielle le reconnaître et l’admettre, ne serait-ce que par hypothèse, ce n’est pas demain la veille. L’avant-veille peut-être ? On peut rêver…
Fiez-vous aux rêves car en eux est cachée la porte de l’éternité.
Antarctique 2026 (écrit en 2008!)
Écrasante majorité

Pourtant la conscience ne se confond pas avec la morale. Perdre conscience ne veut pas dire renoncer à son éthique. C’est autre chose, une autre façon d’être présent au monde.
Notre représentation du monde est partiale à force d’être partielle. Son incomplétude est le trait majeur de la pensée contemporaine, qui se ferme à l’irrationnel. Tout se passe comme si nous avions laissé une moitié de notre cervelle au vestiaire.
Résultat : le cerveau droit est en train de s’atrophier, selon le Dr Morse. Quelle importance, se dira-t-on, puisqu’on ne s’en sert pas ? Justement, pourquoi négliger la moitié de notre potentiel mental, aurions-nous peur d’être trop intelligents ?
Parmi nous, ceux qui se servent un peu du cerveau droit sont quelques artistes, les plus créatifs. Ceux qui s’en servent beaucoup sont les guérisseurs, les voyants, les chamanes. Ceux qui ne se servent que très rarement du cerveau droit sont tous les autres, écrasante majorité. Et ils en crèvent. Si notre cerveau a un hémisphère droit, on se doute que ce n’est pas pour faire joli.
Choisissons l’intelligence du ventre, qui peut remettre bien des pendules à l’heure solaire.
Le Nagual Castaneda dans sa période sorcier yaqui
Nagual Castaneda
Le sorcier castanédien ou le guerrier du nagual ne parlent pas du cerveau droit, mais du « côté gauche ». Pour Castaneda comme pour moi-même, le cerveau ne joue qu’un rôle secondaire dans l’activité de l’esprit.
Aussi parle-t-il de l’ensemble du corps. Le côté droit du cerveau est le côté gauche du corps, car le cerveau est à l’inverse du corps. Le côté gauche ou nagual, c’est la porte ouverte à tous les possibles. La créativité pure. Les pouvoirs psis. La clé des annales akashiques et de la science infuse. Pourquoi se priver d’un tel atout ?
Du coup, notre conscience du monde est incomplète. Et notre science est bancale. Faute des ressources du voir, les scientifiques se privent des plus belles hypothèses, et s’obstinent à chercher au mauvais endroit.
« Voir » est une façon particulière de sentir que l’on sait quelque chose sans l’ombre d’un doute.
Il y a quinze ans, une mission océanographique soviétique est venue chercher une grande pyramide au fond de la Manche. Ils ont sondés au large des îles Scilly, mais en vain. S’ils y avaient eu recours, leur voir les aurait conduit sur la rive française, où ils auraient sans doute trouvé la pyramide.

Oublie toute carrière scientifique
Cette fausse science qui nous impose ses dogmes et ses erreurs n’est-elle pas pire que l’ignorance ? Elle offre une triste collection de souverains poncifs et de contre-vérités que l’homme moyen, programmé pour être bête, achète sans sourciller. L’important dans ce temple du profit, c’est de vendre et faire vendre.
Si le diable est dans les détails, il est surtout omniprésent et universel, la bouche pleine de haine, à nous souffler sans répit son chapelet de théories fumeuses sur la petitesse humaine, sur nos origines simiesques, sur l’espérance imbécile ou sur la soumission.
La lâcheté, la veulerie, l’hypocrisie, le suivisme, le cynisme, le clanisme, le sexisme, l’égoïsme, l’orgueil, la bêtise et l’absence totale de respect pour la science, telles sont les principales qualités indispensables aux élites scientifiques. Si vous ne les possédez pas toutes au plus haut point, oubliez les carrières scientifiques.
D’autant que l’idéal scientifique, à savoir le progrès, est sérieusement discutable. Si la science ne nous a jamais promis le bonheur, elle nous affirme qu’elle est le progrès. Mais c’est un abus de langage. Elle est la maîtresse de la matière, et c’est la matière que la science aide à progresser. Pas les humains.
Répétons la Vérité sans cesse car le Mensonge est répandu constamment et par le plus grand nombre : dans la presse et les livres, à l’école et à l’université, partout il exerce son emprise.
La science en danger
- Science sans conscience
- Le prêt-à-penser
- Faux et usage de faux
- Ça suffit !!
- Quel progrès scientifique ?
- La Matière et l’Esprit


