Un amour d’Ama

 

Sans être né de sa chair, le divin Rama est le fils de la Déesse Mère. Comme chacun de nous, comme toutes les créatures de l’empire, comme tout ce que la Déesse a créé. Sa peau est noire, ses cheveux sont crépus, comme on le voit sur les statues indiennes de Bouddha. La Déesse est reptilienne, elle a la peau foncée elle aussi. Les femelles reptiles n’ont pas besoin d’être fécondées par un mâle pour se reproduire. C’est ainsi que la Vierge Mère a pu enfanter des milliards d’humanoïdes pour peupler son empire.

 

Rama aime les femmes. Toutes les femmes. Ses épouses se comptent par centaines, ses conquêtes par milliers. (source)Ramayana de Valmiki Ama alias Ana partage le même penchant. Courtisée, elle cède et prend. Elle aime tous les mâles, qu’ils soient nobles ou bergers. La Déesse sait comment ouvrir sa couche à ses amants sans perdre sa virginité. Une reptile a ce pouvoir, surtout quand elle est Déesse des Déesses, la primordiale, celle qui vient avant tous les dieux, la maîtresse absolue des archontes, des archanges et des hommes.

 

Le monde d’en bas

Bélier, Rama en porte les cornes et en a la fougue. Ama est tout pour lui: sa fiancée par l’étreinte, sa mère par l’esprit, sa fille aussi, sa sœur, sa copine, sa patronne, son guide et son égérie. Pendant l’acte d’amour, il se sent l’égal de la Déesse. Il lui en est infiniment redevable.

Bélier, Rama l’est aussi par les étoiles: le Bélier est son signe zodiacal. Le premier nom connu de la constellation du Bélier est Doumouzi, un mot sumérien, transmis par les tablettes d’argile assyriennes. Dans la mythologie mésopotamienne, Dumuzi ou Tammuz est berger de son état et époux de la grande déesse INANNA. Ses malheurs sont comptés dans un des plus vieux mythes identifiées dans la civilisation mésopotamienne, celui la Descente d’Inanna aux Enfers.

Les Enfers du monde gréco-latin n’ont rien à voir avec l’enfer chrétien. C’est un royaume sous la terre, l’Abzu tel qu’on le nomme dans cette légende, et tel qu’il peut apparaitre dans des légendes lointaines, celle du Sidhe en Irlande, celle de Macuxi en Amérique et la terre creuse des Gaulois, pour ne citer que celles-là. Voici la légende de la Déesse Mère qui est descendue aux Enfers. En Mésopotamie, on l’appelle In-Anna.

« La déesse Inanna est la maîtresse de tout ce qui vit sur terre: plantes, animaux et humains. Un jour elle descend aux Enfers pour une visite à sa sœur Ereškigal, reine des Enfers. Le dieu ENKI  EA, souverain des Enfers et époux / frère d’Ereskigal, sait à quel point son royaume souterrain a besoin d’un dieu d’en haut. Avec Ereškigal, ils décident de garder Inanna prisonnière. Mais sur terre, commence le règne de la désolation: en l’absence de la déesse, toute vie dépérit.

 

Rama aux Enfers

« ENKI  EA imagine une solution. Inanna sera libérée si elle désigne quelqu’un pour la remplacer. Remontée sur terre, Inanna doit choisir qui prendra sa place. Elle avise son époux près d’une nymphe. Au lieu de s’occuper de son troupeau, le berger Tammuz est vautré sur une pelouse. Jalouse, la Déesse se fâche. Elle désigne Tammuz aux archontes des ténèbres. La nymphe Geštinanna, celle-qui-agit-en-Anna, pleure et se lamente. Elle ne veut pas perdre son frère. On trouve un compromis: Tammuz ne restera aux Enfers qu’une partie de l’an, Inanna le remplacera le reste du temps.« 

Le parallèle entre Rama et Tammuz est facile à tracer. Tammuz est berger; Rama aussi. Tammuz est Dumuzi, du signe du Bélier; Rama aussi. Tammuz fut l’époux d’Inanna; Rama aussi, qui épousa la Grande Déesse Ama (ou Ana). Et la ressemblance ne s’arrête pas à l’état civil.

Quand Inanna s’absente, plus rien ne va sur Terra: Tammuz son époux ne pense qu’à lutiner les belles. Quand Ama s’absente, plus rien ne va sur Terra: Rama Zeus ne pense qu’à lutiner les belles… On pourrait continuer ce petit jeu longtemps dans d’autres légendes, mais le lecteur aura déjà compris.

 

 

Rama Tammuz

Dumuzi Tammuz est un autre nom pour Rama. Sa légende met l’accent sur un aspect peu connu de la vie de Rama. On la connaît surtout par le Ramayana. J’ai montré que l’aède Homère a plagié la vie de Rama dans l’Illiade et l’Odyssée. J’ai éclairé le parallèle entre l’Odyssée et l’Exode, récit de la fuite des Hébreux également emprunté à l’Odyssée. Pourtant le mythe d’Inanna aux enfers est totalement du Ramayana.

On cherchera vainement cette descente aux Enfers dans Ramayana de Valmiki. Ni l’Inde ni le Tibet ne mentionnent cet épisode. En voici la raison. Dans son odyssée planétaire, Rama le conquérant a vécu bien des aventures. Chaque pays qu’il a traversé et conquis nous conte ce dont il a été témoin. Les légendes des différents pays ne décrivent que le vécu de Rama dans le pays en question. Dumuzi Tammuz est le Rama du Moyen Orient. Ce n’est pas encore l’Odyssée, c’est seulement l’Illiade. En Assyrie, encore jeune homme, il venait de conquérir la ville de Troie. Sa longue migration vers l’est commençait à peine. Elle devait durer quarante années.

 

Mort et ressuscité

Si Valmiki ne mentionne pas la descente aux Enfers du dieu Rama, un épisode plus troublant encore nous rappelle un autre dieu, un autre christ. Voici le récit qu’en fait François Brousse, poète et philosophe du siècle dernier.

Le héros invincible allait moissonnant les victoires sur le champ de bataille, et les géants s’enfuyaient devant lui, quand il se heurta à la magie d’un Yoghi terrible : « Indragit ». Ce formidable sorcier suscita des serpents de feu qui se ruèrent contre le guerrier victorieux, et se logèrent dans son corps, traversé comme par des flammes vivantes. Rama tomba mort. Les assises de l’univers en tremblèrent d’épouvante.

Mais les Dieux refusèrent le triomphe du mal, les Dieux ordonnateurs des Cieux, du Soleil, de la Lune et des Étoiles. Ils commandèrent à Garouda, leur Messager, l’Aigle à tête humaine, de prendre en ses serres fulgurantes le haut de la montagne sacrée où poussent les fleurs d’immortelle vie. L’Aigle humain obéit. Il transporta ce Triangle d’éternité multicolore pris au zénith, jusqu’au champ de bataille, comblé de cadavres et de mourants.

Quand Rama, le Dieu terrassé, sentit monter en lui les parfums d’immortalité ravis à la montagne des Dieux, il ouvrit ses yeux d’insondable azur, son cœur se remit à battre une puissante chamade, et le ressuscité se dressa sous le joyeux soleil ! La guerre primordiale fut gagnée par le génie et la providence. (source)

 

Un auteur inspiré

François Brousse, dont j’ignorais l’existence jusqu’à ce jour,5 septembre 2023 est un homme selon mon cœur. Philosophe comme moi, poète comme je tente de l’être, il conjugue une rare hauteur de vues avec un don pour la belle écriture. Deux qualités qui ne me laissent pas indifférent! Voici ce que dit de lui un autre érudit, Joan-Père Pujol: Dans la lignée de Victor Hugo, de Bergson ou Bachelard, François Brousse place dans l’inspiration poétique l’élan créateur essentiel à toute quête spirituelle, élan qui constitue l’apogée de l’intelligence. Il considère la poésie comme une véritable voie spirituelle, qui transfigure l’homme épris de beauté, dans une exaltation transcendante.

Il parsème ses écrits de trouvailles poétiques tout droit sorties de la langue des oisons. Je ne fais pas autre chose. Et sans le savoir, j’ai marché sur ses traces. Voyez un extrait magistral dans mon article Les Cent Visages de Rama.

 

 

Rama Zeus et la Déesse

Dans la légende sumérienne, Rama Tammuz est l’époux de la Déesse Inanna, dont le nom veut dire en-Anna. Oui, le grand Rama, alias Zeus, alias Tammuz, a épousé la Grande Déesse. Oui, Ramos le Druide des Druides, alias Hénoch, alias Enki, a épousé la Prophétesse, l’Enchanteresse, la Druidesse.

Après la disparition de l’Atlantide, Rama Zeus a été convoqué en Alcor, dans la Grande Ourse. Plus précisément sur Our la belle, planète natale de la Déesse Mère. Rama Zeus conte à la Déesse ce qu’il est advenu en vérité de l’Atlantide. Elle s’en émeut, admire la bravoure du dieu des dieux, la prestance du maître de Terra, l’habileté du commodore de la flotte impériale et l’autorité du Princeps Régnant d’Hyperborée

La Déesse l’invite à la rejoindre le soir même pour un dîner galant. Vierge Mère, la déesse reptilienne sait comment profiter du plaisir charnel sans entacher son inaltérable virginité. Voici ce que j’ai retrouvé de Cet épisode, capital dans l’évolution du Prince Charmant que fut Rama, m’a été révélé lors d’un voyage astral sur la ligne de temps.

Le guerrier qui voyage sur toute sa ligne de temps est un passe-muraille qui nous montre le chemin à suivre. (Lao Surlam)

 

Les archontes noirs

Après l’effusion des sens, la Déesse prend la parole.

-Rama Zeus, mon ami, vois-tu l’impasse où t’a mené ta légèreté? Comme tu le sais, ma nature m’incline à de longues périodes de sommeil où se détermine l’avenir de l’empire. Le sommeil me talonne déjà. Voici venir l’âge des ténèbres qui va durer quatre mille ans. Voici venir pour moi le temps du repos en attendant le jour lointain où mon réveil me permettra de reprendre les rênes. Sur Terra, mes enfants chéris devront-ils se languir pendant quatre mille ans loin de la pure lumière, avec pour seul maître un dieu indifférent? Ressaisis-toi, mon ami. Sois digne de ta naissance. En mon absence, tu seras le seul soutien des humains. Face aux archontes noirs, ils ne pourront compter que sur toi.

« La belle affaire! Je suis noir aussi, Ana » dit Rama Zeus.
-Je ne parle pas de la couleur de ta peau. Tu es beau. Je parle des ténébreux, ces rebelles. Serpents des profondeurs, ils sont les patrons depuis des millions d’années. C’est compter sans les humains. Les jardiniers de ce magnifique jardin, les gardiens de ce zoo merveilleux, ce ne sont pas les archontes, mais les humains mes enfants.

-Je me fous des uns comme des autres. La seule personne qui m’importe, c’est ma Grande Déesse. Je t’appartiens.
-Tu as beaucoup reçu, Rama. Je t’ai soutenu sans faillir contre les sorcières bestiales. J’ai fait de toi le premier roi de Terra. Les humains t’aiment et te respectent. Crois-tu pouvoir gâcher tout ça? Dans mon long sommeil, je veillerai sur toi. Tu seras mon regard sur ce monde et mon intelligence pour guider les humains. Tu seras mon cœur pour leur peuple et mon bras armé contre les archontes.

-Que ta volonté soit faite, ma Déesse. Moi, ancien archonte, je vaincrai les archontes.
J’y compte.

 

Gigantomachie

Cette lutte terrible de Zeus contre ses frères d’en bas est contée dans le légendaire grec sous le nom de Gigantomachie. Je la raconte dans l’article Dragons d’Enfer, qui fait état de la défaite des dragons et autres monstres reptiliens. On peut les identifier avec les dinosauriens qui ont mis cette planète en coupe réglée pendant des millions d’années. L’incroyable durée de leur règne suffit largement pour que l’évolution darwinienne ait tiré d’eux une espèce supérieure, intelligente, sinon spirituelle.

Un des textes de Nag Hammadi consacré aux archontes montre que ces reptiliens des profondeurs n’ont pas reçu l’aval de la Grande Déesse. Précision utile: ces textes parlent tous de Dieu le Père, n’y ajoutez pas foi. C’est le maquillage tardif d’un patriarcat méprisant. Le récit originel, beaucoup plus ancien, révèle l’identité de ce dieu père: c’est encore et toujours la Déesse Mère Ana d’Alcor. Vierge qui a pu concevoir sans l’aide d’un mâle, comme le font certains reptiles. Sous les mille étoiles de son empire, nous sommes tous ses enfants. Et pourtant elle est toujours vierge. Elle se donne le loisir et le plaisir du sexe. Sa maîtrise des déplacements du point d’assemblage lui permet tous les ébats charnels sans compromettre aucunement son inaltérable virginité. Quel homme peut en dire autant?

 

Les filles de la Déesse

Les expressions modernes Déesse Mère ou Grande Déesse ou encore déesse primordiale font référence à l’hypothèse contestée que divers cultes auraient été rendus à une même « mère universelle » du Paléolithique à aujourd’hui, nous dit Wikipédia. Si cette hypothèse est contestée, voyez-y l’œuvre du machisme très dominant dans les sciences comme ailleurs. Pour moi qui aime Ana, son existence ne fait aucun doute. Demandez-vous pourquoi les cathédrales médiévales ne sont pas dédiées à Jésus? Vous noterez que la plupart s’appellent Notre Dame.

Il se trouve que les Hébreux et leurs voisins n’étaient pas adeptes de la suprématie féminine. D’ailleurs ont-ils changés? Les misogynes ne reconnaissent qu’un seul rôle au sexe faible: qu’il le reste. Ce qui n’est pas seulement une contre-vérité, mais une dangereuse erreur. Regardez autour de vous avec objectivité, et dites-moi lequel des deux sexes est le plus faible. Sincèrement?

Pitoyables machos. L’ère du patriarcat n’a débuté que depuis quelques milliers d’années. Le matriarcat a dominé l’empire d’Ana depuis 66 millions d’années. Malgré tous les efforts du patriarcat pour dissimuler ce fait, force est de constater que les femmes nous surpassent en tout. Elles l’ont toujours fait et le feront toujours. Les petits mâles qui ne le croient pas sont leurs prochaines victimes. Largement consentantes, qui mieux est.

 

Au sujet des archontes noirs, ne manquez un prochain article Archontes, et la suite Nag Hammadi sur le même sujet.

 

Pour qu’une chose mérite d’être dite, il faut qu’elle soit bonne, utile et vraie. Les trois, et dans cet ordre.
Marie Bénazet