Les défenses subtiles

 

Nous protéger, garantir l’intégrité de nos corps et nos auras, déjouer les fausses promesses, résister aux « emprunts » d’énergie — voilà des nécessités impérieuses pour chacun, qui deviennent vitales pour un guérisseur. Un peu de bon sens et quelques exercices faciles peuvent nous donner cette immunité.

 

Testez votre clairvoyance

Les emprunts d’énergie sont des vols à la tire qui nous vide à longueur de journée, surtout dans les grandes villes. Les fausses promesses ne demandent qu’un peu de clairvoyance pour se dissoudre dans le néant. L’immunité que j’évoque, nous y avons droit, nous en avons tous besoin.

Pour se protéger efficacement, il suffit de protéger notre corps physique et ses enveloppes subtiles, nos manteaux d’énergie, nos boucliers vitaux. Comment adopter de nouveaux réflexes, un comportement plus prudent, et surtout une conscience permanente de notre protection subtile? Les suggestions qui suivent pourront vous y aider.

Mais je veux d’abord vous présenter un fait divers déjà ancien qui montre comment une personne sans scrupule peut abuser des millions de gens. Contre les escrocs et leurs attrape-nigauds, la meilleure protection reste le bon sens. Il incombe à chacun de développer son esprit critique en face de toutes les arnaques qui se multiplient, parfois habilement présentées. Toutes sont odieuses, et je les trouve particulièrement choquantes quand elles s’exercent dans le domaine spirituel.

 

Le gourou s’est gouré

Je suis tombé sur cette page d’un gourou -encore un!- qui n’a manifestement rien compris aux raisons qui font qu’on tombe malade, lui comme les autres. J’y ai trouvé une déclaration tout à fait stupéfiante que vous lirez plus loin. Un violent parfum d’arnaque m’est monté aux narines. Alors j’ai voulu en savoir un peu plus long sur le gugusse et ses prétendus miracles. Et franchement, je suis content du voyage.

« SathyaSaiBaba, de son vrai nom Sathya Narayana Raju, se faisait appeler Sai Baba. Célèbre et controversé, ce maître spirituel indien est né le 23 novembre 1926 à Puttaparthi dans l’État de l’Andhra Pradesh en Inde. » J’éviterai soigneusement le jeu de mots sur sa ville natale qui se prête fort à la langue des Oisons.

Wikipédia n’en disant pas assez, je me tourne vers le site officiel du gourou et j’y lis ceci: « Le nom de Sathya Sai Baba est connu sur tous les continents,ah bon? Il a maintenant des millions de disciples.sans blague? Il apporte aux gens le salut de l’obscurantisme,PARDON?? de l’ignorance athéiste et des mauvaises conceptions religieuses. » (source)https://fr.sathya-sai-baba.org 

C’est plus fort que le roquefort!

Voilà une déclaration qui déprécie terriblement ce maître-là. En effet, que dit-elle? « Sai Baba apporte aux gens le salut de l’obscurantisme, de l’ignorance athéiste et des mauvaises conceptions religieuses. »  Vains Dieux! En bon français, ça revient à dire qu’il propage l’obscurantisme, l’ignorance, etc.

Ah bravo! Au moins, ce n’est pas une publicité mensongère. On sait tout de suite à quoi s’en tenir en terme de charlatanisme.

 

 

Ça se précise!

Pourquoi était-il controversé, au fait? Sai Baba a été l’objet d’importantes controverses pour abus sexuels ou mettant en doute ses miracles, cela depuis les années 1980, précise Wikipédia. Ah d’accord! Ça se précise.

Et ce n’est pas tout. Dans son site, les bourdes continuent avec une puissance et une régularité bien dignes d’admiration. Voici un extrait du site, que vous vous fassiez une idée.

« Après avoir été gravement malade (paralysie du côté gauche, malaises cardiaques, perte partielle de la vue, forte fièvre et douleurs physiques aiguës) du 28 juin au 6 juillet 1963 – c’est-à-dire pendant 8 jours – le 6 juillet 1963, Sathya Sai Baba retrouve un état normal en quelques secondes après avoir aspergé d’eau sa main gauche avec sa main droite puis avoir frotté sa jambe gauche des deux mains. Il fait le discours suivant dans lequel il explique les raisons de ces événements et annonce sa réincarnation en tant que Prema Sai. »

Ce gourou mondialement connu (que je n’ai pas l’honneur de connaître) se fout royalement du monde. Apparemment, abuser les crédules est son gagne-pain. D’abord, il tombe malade. Gravement, précise-t-on. Encore faudrait-il savoir pourquoi? Il le dit.

« Dieu est le refuge de ceux qui n’ont pas de refuge, voilà pourquoi j’ai dû prendre sur moi la maladie qui aurait frappé un fidèle sans défense. Il aurait dû subir cette terrible épreuve en plus des quatre crises cardiaques auxquelles il n’aurait pu survivre. Donc, selon mon dharma (devoir) de bhaktsamraskshana(protection des fidèles de tout mal) j’ai dû lui porter secours. » (lire la suite)

Les bras m’en tombent. Un tel culot mérite la palme.

 

Abus de crédulité

Ce génie a commencé par prendre le nom d’un défunt gourou qui, lui, semblait honnête. Il était respecté, en tout cas, et n’a jamais été accusé d’abus sexuel ou de faux miracles. Il s’appelait Shirdi Sai Baba.

Shirdi Sai Baba ou Sai Baba de Shirdi est un guru indien, fakir et yogi, qui enseigna à Shirdi (Maharashtra), né le 28 septembre 1838 et mort le 15 octobre 1918. C’est un des saints les plus populaires en Inde au XXe siècle, aussi bien pour les musulmans que pour les hindous, ainsi que pour les zoroastriens.

Un gourou d’opérette qui pousse le narcissisme au plus haut point : l’image ci-dessous n’est pas un gâteau à la crème, mais une sculpture propitiatoire réalisée par ses adeptes, qui s’intitule Sathya Sai Baba Maha Samhadi — L’Ultime Réalisation Parfaite de Sathya Sai Baba — Il y a vraiment de quoi se foutre de sa tronche. Ce gugusse ne mérite certes pas un article dans ce site. Patience, vous comprendrez bientôt pourquoi je le montre du doigt.

 

 

Mdr!

Après son explication christique, où le gourou bidon prétend prendre sur lui la douleur d’un patient qu’il conservera pendant huit longues journées, la suite est encore plus tartignolle. Le puissant gourou retrouve un état normal en quelques secondes. Cette connerie! J’ai éclaté de rire.

En huit jours et quelques secondes aurait été plus honnête. C’est le temps qu’il lui a fallu pour retrouver son état normal!! À moins que tout ça ne soit que comédie et poudre aux yeux…

On se demande pourquoi les escrocs se gêneraient, vu que tant de gens n’ont qu’une envie: se faire rouler dans la farine. Les banquiers, les assureurs, les notaires, les ministres et autres arnaqueurs célèbres devraient s’en inspirer pour lancer leur propre secte. Je suis sûr que ça peut marcher, à condition d’invoquer Dieu. Mammon ferait très bien l’affaire, ils lui vouent déjà un culte assidu.

Entre parenthèses, ça prouve que Dieu n’existe pas. Ou s’il existe, il n’est pas vraiment Tout-Puissant comme il l’a fait croire à Moïse. Sinon il y a longtemps qu’il aurait puni les escrocs qui se réclament de lui.

En tout cas, on comprend mieux l’accusation de faux miracles. Il a l’air coutumier du fait. Tout est faux chez ce triste sire. Bizarre qu’il ait échappé à la prison. Encore plus étonnant qu’il ait une université à son nom dans sa ville natale, vous savez, Puttaparthi. Lui aussi, parti.

 

Guérir par l’intention

Je voulais juste montrer les méfaits des faux gourous, et illustrer ce qui arrive quand on s’improvise guérisseur. On prend la maladie de celui qu’on veut guérir, et on la garde pour soi.

Cette erreur est trop répandue, et pas seulement chez les gourous divins!! Il y a des formes plus bénignes de cette empathie négative poussée à l’extrême. Huit jours de maladie! Mais pourquoi ne l’a-t-il pas stoppée avant?

Mais quelle que soit la gravité de l’affection qui se reporte sur le guérisseur, j’insiste, elle est totalement évitable. J’ai moi-même fait cette connerie lors de mes premiers pas dans la guérison. J’aspirais la douleur par la main et je la faisais monter dans mon bras jusqu’au coude où je la bloquais. Ça me picotait un peu, jamais bien longtemps. Normal, cette douleur n’était pas la mienne, juste un fac-similé. Elle n’avait aucun sens pour moi, ni la moindre raison d’être.

Après j’ai eu l’idée de la bloquer au poignet, et ça a marché. Pourquoi n’y avais-je pas songé plus tôt? Ces petites douleurs fugitives dans la main ont continué à m’agacer. J’ai enfin compris comment retirer la douleur sans la prendre, sans aspirer, juste par imposition des mains au-dessus du corps physique, sans contact avec ce dernier. Je faisais déjà ainsi pour les maladies graves, alors pourquoi n’y ai-je pas pensé pour les bobos, problèmes articulaires, arthrose, etc?

Maintenant c’est devenu mon mode habituel de guérison. Je travaille aussi à distance, avec la même efficacité. C’est par l’intention que je travaille, pas par les mains. Quoique?…

 

 

60 ans de guérison

J’ai appris à la dure, mais rassurez-vous, je n’étais sans doute pas assez divin pour m’infliger l’étrange punition de Sathya Sai Baba! Je ne faisais ça que pour les bobos légers. Pas pour les cancers ou autres maladies létales que je guérissais par l’intention, sans toucher le malade. Et surtout, surtout! Sans aspirer la maladie.

Ainsi j’ai patiemment testé des recettes et mis au point des protections efficaces, que je peux aujourd’hui en faire profiter guérisseurs, soignants, thérapeutes, aidants… qui rencontrent ou peuvent rencontrer les mêmes difficultés.

J’ai soixante ans de pratique de la guérison et si j’ai pu me montrer nigaud à mes débuts, je guéris à présent par empathie, avec l’intention, en plaçant mon PA (point d’assemblage) sur l’amour inconditionnel. L’intention ainsi mise en place, je laisse l’énergie faire son travail. Durant toutes ces années, on ne m’a jamais accusé de faux miracle. Ni d’abus sexuel, est-il utile de le préciser?

 

Guérisseur malade?

Il y a ici à Erquy un autre guérisseur chevronné, l’ami Jean. Nous avons le même âge. Il sait comme moi que les vrais guérisseurs ne tombent pas malades. Sauf exception… Il est vrai que j’ai eu quelques démêlés avec tout un troupeau d’archontes qui s’accrochent à mes basques dans le vain espoir d’avoir mon lard. Ils peuvent se brosser!

En dépit de leurs attaques incessantes, je tiens bien le coup, merci. Et merci aussi à ceux qui m’ont écrit, très touché. Mais moi ça va. Je ne suis jamais malade, je ne l’ai jamais été, et je compte bien mourir en bonne santé d’ici un siècle ou deux.

Si je cessais de m’en prendre aux archontes sur ce site et sur leur terrain, leurs agaceries cesseraient comme elles ont commencé: dans une totale indifférence.

 

 

Psychopompes

Bon. Assez parlé de moi. Je voudrais évoquer maintenant un sujet qui nous concerne tous: comment se protéger des psychopompes et de toutes les ponctions qui sont effectuées, à notre insu le plus souvent, sur nos corps d’énergie.

En grec ancien, psychopompe (ψυχοπομπός / psukhopompós) signifie littéralement « meneur d’âmes« . Dans la mythologie gréco-romaine, un dieu psychopompe est un conducteur des âmes des morts, sans qu’on se prononce sur sa nuisance ou bienfaisance.

En bio-énergie, c’est différent: on appelle psychopompes les êtres visibles ou invisibles qui pompent notre énergie subtile. Il peut s’agir d’entités que seuls les éveillés et les voyants peuvent discerner. Il peut aussi s’agir de gens ordinaires, ou d’animaux évolués. Certains végétaux sont également capables de cette prouesse. Des lieux qui vibrent négativement sur l’échelle bovis auront le même effet.

La meilleure façon d’acquérir des précieux pouvoirs, c’est l’éveil. Tout éveillé devient rapidement voyant-guérisseur. C’est à ce moment qu’un stage de plusieurs jours peut se révéler une aide précieuse.

 

Le point d’assemblage

L’éveillé apprendra ainsi à gérer les mouvements imperceptibles de son point d’assemblage (PA). Avec l’expérience, il sera capable de positionner son PA sur empathie, ou au contraire sur verrouillage de l’armure.

Selon Castaneda, le sorcier guérisseur peut faire don à qui il veut de nouvelles positions du point d’assemblage. J’ai moi-même reçu et offert ces sortes de dons. Si on vous en offre, acceptez-les. Ils sont sans prix. Parfois vous pouvez en recevoir à votre insu, et les découvrir des années plus tard, quand vous en aurez besoin.

Tout ce qu’une personne de pouvoir vous donne est un cadeau sans prix. Gardez-vous de gaspiller ces précieux legs. Comment peut-on les gaspiller ? En s’en servant mal. En n’y prenant pas garde, en ne les utilisant pas. En n’y croyant pas, ce qui revient au même. Croire est à la base de toute action magique, et la guérison en est une. Mais souvenez-vous de toujours croire sans y croire. Quand je dis que ces cadeaux sont sans prix, ça marche aussi bien pour celui qui les reçoit que pour celui qui les donne. 

 

 

Seul l’amour guérit

Donner est la base et l’accomplissement de la guérison. Le don d’amour est l’alpha et l’oméga. Sans l’amour inconditionnel, on n’obtiendra rien de plus qu’une amélioration, jamais la rémission complète. C’est de cette façon que j’ai toujours pratiqué, du temps où je guérissais encore. Je me consacre aujourd’hui à l’éveil à travers des stages individuels tout à fait exaltants.

Autre chose : comment peut-on se servir mal du don de guérison ? En le monnayant, par exemple. Guérir est un don, la guérison doit se donner. Sinon le don se perd.

Je ne connais qu’une exception, elle est de taille : celle d’Edgar Cayce. L’affluence invraisemblable des malades devant sa ferme l’a contraint à demander une petite obole.

 

Les mains d’amour

Comme l’enseigne le tantrisme, le massage est l’expression même du give-and-take. Il y a autant de plaisir à masser qu’à être massé. Si ce n’est pas le cas pour toi, ami masseur, change de métier. Jamais tu ne seras un bon masseur. Voilà bien une discipline où la technique est accessoire. Seules agissent les mains d’amour. Là encore, méfiez-vous des stages de quelques heures ou d’une journée, la durée et la qualité sont inversement proportionnelles aux honoraires demandés.

Un autre usage du don de guérir est à bannir: proposer ses services. C’est incongru, illégal et toujours contre-productif. Un guérisseur ne peut pas faire de publicité, son activité n’est pas une profession reconnue en France. D’autre part, il est impossible d’obtenir une guérison durable de quelqu’un qui n’a rien demandé. Toujours l’échange. Sans cet équilibre, pas de résultat satisfaisant.

 

 

Le refus de guérir

Certains malades, à leur insu souvent, refusent de guérir. Ils veulent bien qu’on les soigne, à condition de rester malades. Il y en a plus qu’on peut croire. Telle personne cultive son cancer qui fait d’elle un centre d’intérêt. Sa vie est si vide, cette personne se sent si dénuée d’intérêt qu’elle tient à cette maladie gravissime qui fait qu’on la plaint, qu’on s’occupe enfin d’elle, qu’on la choie et l’entoure d’une affection qu’elle n’a jamais reçue avant.

C’est son choix, ne la jugeons pas. Tout choix est infiniment respectable. Attention de ne pas aller contre. Le libre-arbitre du malade est toujours plus fort que le guérisseur, aussi puissant soit-il. Nul ne peut rien face à la volonté d’autrui. Le guérisseur ne fait pas la morale, il ne cherche pas à imposer son point de vue, sa théorie, sa croyance. Il respecte le libre-arbitre et la foi du malade. Il n’est pas mandaté pour changer quoi que ce soit dans la vie d’autrui. Sinon ce n’est plus un guérisseur, c’est un gourou. Et vous savez ce que j’en pense.

L’homme a ce choix : laisser entrer la lumière ou garder les volets fermés. (Henry Miller)

 

Elle parle elfique!

Pour parler comme Castaneda, voici une histoire de pouvoir qui m’est arrivé il y a une quinzaine d’années. Une sorcière des tropiques m’a rendu visite depuis l’hémisphère sud. Elle voulait recevoir l’initiation aux Petits Mystères, autrement dit l’arcane XIII. Elle avait fait plusieurs milliers de kilomètres pour me voir, inutile de dire que je l’ai bien reçue. Pourtant j’ai compris très vite qu’elle ne venait pas pour ça. L’étendue de ses pouvoirs montrait assez qu’elle avait dépassé ce stade depuis belle lurette. Alors que me voulait-elle ?

Après trois jours d’échecs répétés, j’ai provoqué un debrief. Ça a tout déclenché. La colère s’est emparée d’elle. « Ton arcane XIII, je m’en tape ! Gamineries débiles ! Ce n’est pas ça que j’attends de toi ! »

Okay, alors que veux-tu ? En guise de réponse, elle se met à parler en langues. J’en reconnais plusieurs au passage, et puis voilà de l’elfique, vrai de vrai, aux sonorités qui sont celles du film Le seigneur des anneaux. Le plus fou, là-dedans, c’est que je comprends tout. Plus fort encore, je lui répond dans cette langue. Un dialogue s’engage. Je suis ici pour un exorcisme, m’avoue-t-elle. Attends voir? Un exorcisme!?!? Je n’ai jamais fait une chose pareille, je ne suis pas un prêtre, même si j’ai failli l’être. Tout ce que j’en sais est tiré du film du même nom. En fait, je ne suis même pas sûr d’y croire. La vraie vie est assez éloignée des films d’horreur. Encore heureux !

 

 

Exit le démon

Mon refus provoque chez elle un terrible accès de rage. Avec ses trente-cinq kilos toute mouillée, elle me dépasse soudain d’une bonne tête, sa carrure devient celle d’un camionneur culturiste. Elle se met à hurler. Sans prendre le temps de réfléchir, je fais une chose que je n’ai jamais faite et que je ne referai jamais : je lui balance une baffe de toutes mes forces. Et là je vois une entité monstrueuse fuir de son corps et se précipiter à toute vitesse à travers la fenêtre pourtant fermée. Exit le démon. La fée des tropiques est affalée sur le sofa, hors d’haleine et tremblante. 

J’examine sa joue : aucune trace de bleu ni d’ecchymose. Allons bon?! Vu la force de mon coup, je m’attendais à une blessure apparente, une fracture ou que sais-je encore ? Rien de rien. La pauvre petite tremble de tous ses membres. Minuscule, toute fragile, elle semble avoir trois ans. La puissance démesurée dont elle a fait preuve n’est plus qu’un souvenir. Elle sanglote longtemps, assez pour vider une boîte de kleenex. Elle me demande enfin, d’une toute petite voix que je ne reconnais pas : « Il va revenir ? Il reviendra ? » 

Elle parle du démon qui l’habitait. J’ouvre la bouche pour lui répondre, mais la voix qui sort n’est pas la mienne quand je m’entends dire: « Non, il est parti pour de bon. Il ne reviendra pas, sauf si tu le lui demandes. » Toujours la toute-puissance du libre-arbitre. C’est notre limite infranchissable.

 

Fermer les neuf orifices

La nuit suivante, je m’attends au pire. La colère des démons est effroyable, et quelle que soit notre puissance, nous ne faisons pas le poids face aux invisibles. C’est pourquoi je recommande de n’invoquer personne. Invoquer, c’est ouvrir une brèche dans le libre-arbitre. Les démons n’attendent que ça.

Je barde mon intention et avec grand soin je ferme tous les orifices de mon corps. Comptez-les bien, nous en avons neuf. Hommes ou femmes. Deux yeux, deux oreilles, deux narines, une bouche, le sexe et l’anus. Le nombril ne compte pas, puisqu’il est bouché. Quant aux pores de la peau, on les oublie…

Pour fermer les neuf orifices, il faut ressentir son corps subtil, car c’est à ce niveau que s’effectue la fermeture. Comment ? Par la seule force de l’intention. Par prudence, tu peux tracer avec doigt –ou seulement avec l’intention– une sphère de protection supplémentaire autour de toi. Ou bien autour du lieu où tu vis, en cas d’attaques sérieuses.

Pour te protéger des entités indésirables, pense à toujours fermer les orifices corporels. Après une guérison, fais-le. Quand tu as traversé une période noire, fais-le aussi dès que la forme est revenue. Dans une maison hantée, ou très déséquilibrée sur le plan géobiologique, fais-le encore, tu te protégeras efficacement. 

 

Le centimètre-cube de chance

Fais-le toujours, veille sur toi, pense en toutes circonstances à protéger ton énergie, elle est précieuse. Si tu es d’accord pour la partager, c’est parfait. Mais si tu sens venir un psychopompe ou un emmerdeur, ne te laissez pas dépouiller. Tu n’es pas un libre-service.

Et si tu n’arrives pas à te protéger, un déficit énergétique en est la cause probable. La récupération de ton plein potentiel énergétique est aisée quand tu te ressources dans un lieu puissant. C’est dans cet esprit que j’ai aménagé mon lieu de pouvoir à Erquy, en terre celtique.

Au cours d’un stage individuel de quatre jours, tu recevras deux séances de reki d’Erquy. Elles t’initieront à la perception du corps subtil et de l’aura. En ce lieu calme et puissant, tu pourras exercer ton contrôle du point d’assemblage: c’est l’ultime clé de la protection subtile.  

Les places sont rares. Profite dès aujourd’hui de ton centimètre-cube de chance. Tu vivras sous ce toit qui n’attend que toi.

 

Cet article reprend et complète un précédent, posté en mars 2019 sous le titre: Les protections du guérisseur.

 

Je suis maître de moi comme de l’univers. Je le suis, je veux l’être.
Pierre Corneille