Où est Dieu ?

Comment ça, où est Dieu ? Il est au ciel, tout le monde le sait. Des prières le disent : Notre Père qui es aux cieux. Oui mais le ciel est vaste. Pour les croyants, Dieu est partout. C’est une erreur. Dieu sait tout parce qu’il est bien informé. Mais Dieu est vivant. Comme tous les êtres vivants, il doit se trouver quelque part. Tout ceci relève d’une énorme confusion.

Il y a dieu et dieu. Attention. Ceux qui nous ont faits sont des géants par la taille et par le savoir. Ils sont venus des étoiles lointaines jusqu’ici sur Terre. Ils ont fait d’une planète sauvage ce magnifique jardin que nous salopons sans pitié. Ça leur a pris plusieurs milliards d’années. Et ils sont rentrés chez eux. Mais où ?

On les a appelé des dieux. À l’époque, ça voulait seulement dire surhommes. Et c’est exactement ce qu’ils étaient. Longtemps après, on a confondu ces surhommes avec la Source. Et on a inventé le mythe du dieu unique et du dieu bon. Aujourd’hui, quand on parle de Dieu, on se réfère à la Source de tout ce qui est.

À la faveur d’un glissement sémantique, un magicien habile escamote la différence. Depuis, les chrétiens s’imaginent sans sourire que le fils de la Source aurait pu s’incarner sur notre insignifiante planète. La même erreur colossale affecte toutes les croyances religieuses.

Sans la source, il n’y aurait rien. Mais sans rien, il y aurait la Source. (Lao Surlam)

Terraformeurs

La vérité est bien différente. Des pros de l’aménagement planétaire sont venus grossir leurs colonies. Ils ont tout arrangé, semé, terrassé, fécondé. Ils ont créé de la main d’œuvre à leur image pour les seconder dans leur tâche. Corvéable à merci. Exploitable sans limite. Avec droit de vie et de mort.

Deviens antifragile ou meurs. (Nassim Nicholas Taleb)

(Relooké, maquillé, ce punchline de Wall Street doit tout à Nietzsche.)

Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort. (Friedrich Nietzsche)

La main d’œuvre corvéable, c’est nous autres. On l’a compris. Chair à canon ou bêtes de somme. Et ça continue. Mais on ne sait toujours pas d’où venaient ceux qui ont lancé la mode. Ça serait pourtant utile de savoir où ils habitent, ne serait-ce que pour guetter leur retour et se planquer à temps.

Vous le savez, l’origine des terraformeurs est une énigme qui me taraude sans répit. Mon ami Alain Aillet suit son idée, j’en ai une autre : tous les avis sont respectables, même erronés. Je me trompe souvent, puisque je dis tout et son contraire. Ce ne sont que des pistes, à vous de les suivre. Ou pas. Cherchons ensemble d’où sont venus les terraformeurs et où sont repartis les dieux d’avant.

Déjà, on élimine les visiteurs d’une autre galaxie que la Voie Lactée. Des distances invraisemblables rendent le voyage improbable. Si l’on considère les galaxies de taille comparable à la nôtre, la galaxie la plus proche est Andromède située à environ 2.5 millions d’années lumière. La lumière d’Andromède met donc 2.5 millions d’années  pour parvenir à nos télescopes.

Certes, nous avons la preuve que les terraformeurs pouvaient accomplir des prouesses. Il paraît toutefois raisonnable de supposer que ces visiteurs sont venus de notre galaxie. Ce qui laisse encore des myriades de possibilités. Il y a entre 100 et 400 milliards d’étoiles dans la Voie Lactée. On va donc se contenter des plus proches, celles qui sont visibles à l’œil nu. Parmi ces constellations qui nous font de l’œil, laquelle est la bonne ? Où est celle qui nous intéresse ? Celle dont Dieu est venu ? Et dont il reviendra…

Les habitués d’Eden Sagaqu’ils soient bénis et que l’Intention les comble – savent que plusieurs hypothèses sont en lice. Certains auteurs ont cité Orion, Sirius, Aldébaran et d’autres étoiles. Le choix d’Eden Saga s’est fixé sur deux constellations : Alain Aillet est partisan des Pléïades, moi je soutiens la Grande Ourse.

Les Pléiades

Mon ami le chercheur Alain Aillet a beaucoup travaillé sur le langage archétypal, qu’il appelle aussi la langue d’or ou le langage des origines. C’est la langue que parlaient les dieux d’avant, celle qu’ils ont appris à nos lointains ancêtres. Partant de là, Alain a beaucoup lu, notamment Landmann et Locquin. Il y a ajouté ses propres découvertes que j’ai postées sur ce site.

Ces recherches montrent que cette langue d’or se retrouve un peu dans toutes les langues. Il semble aussi que vieil haut allemand soit le meilleur conservatoire de cette langue originelle. Il est possible que cette langue soit répandue dans toute la galaxie.

C’est en étudiant les phonèmes de la langue première que l’ami Alain a acquis cette conviction : les dieux d’avant venaient des Pléiades. Je le laisse dire, il n’est pas le premier à soutenir cette piste, mais ses arguments ne m’ont toujours pas convaincu.

Premier point litigieux, l’âge des Pléiades. Elles sont en effet bien trop jeunes pour abriter les visiteurs de notre planète. Les Pléiades, dont l’âge est estimé à moins de 50 millions d’années, ne se sont pas encore complètement extirpées du nuage de gaz et de poussières dans lequel elles se sont formées. (source)

Ce qui pose question, vu que les terraformeurs sont venus une première fois sur notre planète il y a plusieurs milliards d’années. Comment l’auraient-ils fait s’ils sont originaires d’une constellation qui n’existait pas encore à cette époque ?

L’argument semble imparable. Les Pléiades ne peuvent pas abriter de la vie alors qu’elles sont si récentes. Elles baignent dans le gaz. Mais les anciens Grecs n’en savaient rien, d’où leur erreur.

Mais ce n’est pas tout.

On sait d’après le mythe d’Atlas que les Atlantes – autre nom des dieux d’avant – sont rentrés chez eux dans une constellation de sept étoiles. C’est le sens caché de la légende des sept filles d’Atlas, qui ont été projetées dans le ciel et transformées en étoiles. Depuis lors, elles brillent toutes les sept dans une même constellation. Mais laquelle ?

Hésiode rapporte cette légende, et nomme aussitôt le groupe d’étoiles en question. Ce sont les Pléiades, nous dit-il. Les Grecs à son époque ne possédaient pas de télescopes. Ils ignoraient donc le nombre exact des Pléiades. Les étoiles les plus visibles ne sont pas sept, mais neuf. Et il y en a encore quelques autres… Alors pourquoi cette erreur grossière ? Il semble que la chose soit fréquente…

J’ai montré comment les Grecs ont dénaturé les légendes qu’ils nous ont transmises. Pythagore a triché en se parant des plumes du paon. Platon n’a pas tout compris à l’enseignement qu’il a reçu dans les universités druidiques des deux Bretagnes, la petite et la grande. Je ne sais si Hésiode a bénéficié de l’enseignement oral très pointu des druides, ou de celui des prêtres égyptiens. En tout cas, il s’est trompé. Et à sa suite de nombreux auteurs ont repris son intuition fausse.

Les analyses de Landmann reposent, elles aussi, sur cette erreur originelle. Tout comme moi, cet érudit avait lu Hésiode, ou tel autre auteur qui l’aurait cité. Avec les Pléiades en tête, il a forcément trouvé leur trace dans les phonèmes. Mais si l’info de départ est fausse, Ea ou Ot ne désigneraient pas les Pléiades, mais la constellation d’origine des terraformeurs.

La Grande Ourse

Et selon moi, cette constellation est la Grande Ourse. Elle compte sept étoiles, elle est au nord – lieu favori des Hyperboréens – et surtout, plus important que tout autre argument, c’est la seule constellation que tout le monde connaît et parvient facilement à reconnaître.

Comment se fait-il, en effet, que tous les parents et grands parents montrent scrupuleusement cette constellation aux jeunes enfants ? Ne s’agirait-il pas de la mémoire de l’espèce ? Nous avons en nous tous les souvenirs du passé de notre lignée humaine, même si nous n’en avons pas conscience. Alors nous montrons pieusement à nos petits d’où nous sommes venus. Ou mieux, d’où sont venus nos pères.

En latin, la Grande Ourse se dit Ursa Major. Vous avez noté que ça ressemble à tout sauf à une ourse. Il n’y a pas d’ourse là-dedans, ni dans la constellation, ni dans le nom. C’est un assemblage phonétique qu’on peut écrire UR SAMAJ OR qui se décompose ainsi : UR et OR désigne l’ORigine, l’ORée de notre civilisation, l’âge d’OR. Le phonème d’OR est toujOURs la signature des dieux d’avant, le récit de leur histoire et la marque de leur origine. On cherche vainement ce phonème d’OR dans les Pléiades.

Pour désigner la Grande Ourse, on dit aussi le Chariot. Il est vrai que ça y ressemble davantage qu’à un ours, mâle ou femelle. Dans ses recherches sur le tarot initiatique de Jean Dodal, mon amie la chercheuse Noémie Fortin a fait des découvertes fantastiques.

Rien n’est innocent ou fortuit dans ce jeu. Chaque détail a son importance, parfois capitale. Ainsi elle a noté que Chariot devient Charior pour Jean Dodal. Une faute inexplicable, sauf à recourir au phonème d’or. Dans ce cas, ce chariot désignerait le vaisseau spatial des grands visiteurs.

En Anglais, Ursa Major est devenu Big Dipper = la Grande Louche, à cause de sa forme. En Allemand Grosser Wagen, le plus gros chariot, par opposition à la Petite Ourse, Kleiner Wagen, le plus petit chariot.

Tous ces chariots que d’aucuns écrivent charior évoquent pour moi la vision d’Ezéchiel reprise dans le fameux gospel Swing low, sweet chariot. Descend jusqu’à moi, doux carosse qui vient pour m’emporter à la maison, dit le cantique tiré d’un psaume.

Cette maison, mes amis, est-ce l’origine des dieux d’avant, ou bien la Maison Dieu du tarot, c’est à dire l’éveil ? Pourquoi chercher la patrie des dieux d’avant ? Ils peuvent en avoir plusieurs. Le métier d’aménageur planétaire les a menés sur d’autres planètes, dans d’autres systèmes stellaires.

(Je les appelle des terraformeurs, mais ces antiques astronautes sont avant tout des aménageurs de planètes. Aménager une planète, c’est lui donner les caractéristiques terrestres. La Terre, dans les mythologies gréco-latines, c’est Gaïa qu’on écrit Gé. Regardez ça : aménager = amène à Gé. Rends semblable à la Terre. C’est-y pas beau ça ? La langue des Oisons est un bonheur pour le chercheur.)

La Maison Dieu

De plus, rien ne nous dit que les visiteurs n’aient pas eu de rival. Les mythologies nous montrent qu’ils en avaient de nombreux. Plusieurs races extraterrestres ont voulu dominer cette planète. La trace de leurs combats a marqué notre planète, creusant la Mer Morte et semant de nombreux déserts salés à travers le monde.

Mais dans le tarot initiatique, la Maison-Dieu est tout autre chose qu’une étoile ou une constellation. Le Dieu dont il s’agit est en nous. Sa Maison est ton cœur quand il descend en toi. Il te donne sa force, disent les croyants. Mais je préfère croire sans y croire. J’entends ce discours, je comprends ce point de vue, mais je me permets une remarque. Ce n’est pas Dieu l’Unique qui descend en toi, c’est ton dieu intérieur, ton âme, ton double, ton ange gardien ou quelque soit le foutu nom qu’on lui donne.

Il faut faire preuve de modestie. Vois la puissance de ce dieu en toi. Sur ce point, le croyant et l’éveillé ressentent le même miracle intérieur lorsque cette puissance les habite. Le croyant pense qu’il s’agit de l’Unique. J’ai un doute là-dessus.

Supposons qu’il existe en tant qu’être, et non en tant que principe abstrait. Comment pourrions-nous supporter son contact ? Nous avons besoin d’un filtre pour le percevoir. Des lunettes noircies sont indispensables pour regarder le soleil en face. Ce filtre, ces verres teintés, c’est notre ange gardien, dieu intérieur, âme, etc.

Ce qui change tout. Sans toi, pas de dieu intérieur. Sans dieu intérieur, tu n’es qu’un androïde bon pour la casse. Tu sais donc ce qu’il te reste à faire.

Le fou se croit sage, le sage se sait fou.
William Shakespeare