Après avoir conquis la moitié du monde, de l’Europe jusqu’à l’Inde et même au-delà, Rama se transforma en pacificateur et en instructeur. À moins qu’il ne l’ait toujours été. On dit qu’il se battit très peu. Lui et son armée de géants a conquis le monde par la séduction. Et à mesure qu’il avançait vers l’est, son armée grossissait…

 

L’itinéraire du Lama

Il est intéressant de noter que le vaste périple qu’il entreprit avec son armée à travers l’orient, depuis la Palestine jusqu’en Inde puis jusqu’au Tibet, est devenu par la suite l’itinéraire du Lama, gigantesque pèlerinage que bien des hommes pieux ont suivi à l’imitation du grand Rama, père de toute sainteté. Même Jésus est supposé avoir suivi ce pèlerinage, puisque, aux dires de certains, le Christ aurait fini sa vie terrestre en Inde et puis au Tibet, tout comme son illustre prédécesseur Ramos, dit Ram, dit Rama. (source)daily-informator.com

« Jésus n’est pas mort sur la croix. Il n’est pas ressuscité non plus, puisqu’il n’est pas mort. Quand les apôtres l’ont descendu de la croix, il était sans vie. Tous l’ont cru mort. Ils l’ont déposé dans un tombeau creusé dans la roche, ils ont roulé une grosse pierre devant l’entrée.

Jésus est revenu à lui au bout de quelques heures. Quand les femmes sont venues au tombeau, la lourde pierre qui en masquait l’entrée était déjà roulée sur le côté. Jésus n’y était plus. Où était-il passé ? L’histoire sainte ne le dit pas. On sait seulement qu’il est apparu à plusieurs reprises, aux apôtres, et surtout à Paul, son détracteur, le bourreau des Chrétiens, alors qu’il se rendait à Damas.

Mais la vérité est ailleurs. Jésus-Christ est mort en Inde !

 

 

Le tombeau indien

C’est comme je vous le dis. Il existe à Srinagar, Cachemire, un lieu sacré appelé Roza Bal. C’est le tombeau d’un dénommé Yuz Asaph qui n’est autre que Jésus. Il n’est pas mort sur la croix, ni ressuscité donc ; il s’est envolé vers l’Asie où il a guéri des malades et s’est installé à Srinagar où il vécut jusqu’à un âge avancé.

Et cet homme pieux a fait du bien autour de lui. Il est devenu un saint homme pour les Kashmirihabitants du Cachemire. « Roza Bal ou Raza Bal signifie «Tombeau du Prophète». Il y a deux tombes à l’intérieur du Roza Bal, une de Ziarati Hazrati Youza Asouph ou Yuz Asaph (ou Asaf) et une autre tombe de Syed Nasir-u-Din. Ce saint islamique, descendant de l’imam Moosa Ali Raza, fut un grand dévot de Jésus. Il a été enterré ici en 1451. Le nom hébreu de Jésus était Yuza en arabe ou dans le Coran, Hazrat Isa ou Isa et Issa en tibétain. Farhang-Asafia explique comment Jésus a guéri un lépreux puis est devenu Asaf (purifié ou guéri) et le mot Yuz signifie «leader». Yuz Asaph ou Youza Asouph signifie «le chef du guéri» et désigne Jésus-Christ. La tombe de Yuz Asaph est également orientée d’est en ouest, selon la tradition juive, alors que les tombes musulmanes sont toujours orientés nord-sud. Il est strictement interdit de photographier le sanctuaire qui est fermé de manière permanente. »  (lire la suite)

 

Le chiffre 4 sacré 

À partir de son installation en Inde, on donne au grand Ram les  mêmes qualificatifs qu’à son frère Cuchulainn, qui sous le nom de Kukulkan ou Quetzalcoatl pacifia les Amériques et apporta aux indigènes l’instruction, les sciences et techniques, tout comme le fit Rama dans son vaste empire indo-européen.

Rama répandit les usages et la religion d’Atlantide, il favorisa la recherche de l’éveil par la foudre ou par d’autres moyens. « Son système fédératif donna à cette immense portion du monde deux mille ans de paix druidique. Cela tient en deux mots : fédération et arbitrage. » (source) Cela tient aussi à la science sacrée des Atlantes, comme le partage de la société en quatre collèges ou castes, qui fut longtemps la règle au Tibet comme en Irlande, en Égypte et en Méso-Amérique : toutes les terres qui ont gardé l’héritage atlante.

Ce système des quatre collèges, appelé quadripartition fonctionnelle, sera balayée par la triade celtique et la tripartition qui s’ensuivit, et que Georges Dumézil a cru éternelle. En Inde, le système initial des quatre castes vient aussi de Rama, mais ce système a été gauchi au fil du temps par la multiplication des castes et des sous-castes, il est aujourd’hui plus un handicap qu’un facteur d’équilibre.

 

Grand Bouddha de Thaïlande,  Phra Buddha Maha Nawamin, 92 mètres

 

Shivaïsme, Lamaïsme, Bouddhisme

Le nouveau culte de Rama se développa en un ensemble de pratiques qui donneront naissance à l’Hindouisme et au Lamaïsme qui fut le Bouddhisme primitif, tandis que le Shivaïsme primordial, pratiqué par les premiers occupants Dravidiens, se trouvait relégué au second plan. Ce phénomène hélas est inévitable. Toute nouvelle religion efface la précédente, et pour imposer sa suprématie, elle transforme les dieux d’avant en démons. Le cas se retrouve à toutes les époques.

Ainsi le Judaïsme a détrôné l’ancien culte babylonien dans lequel le principal administrateur de la Terre, appelé Saddam, est devenu Satan, prince de la matière et principal démon.  Les Dravidiens noirs ne purent éviter cette déchéance et leur dieu unique Shiva, créateur de toutes choses, est devenu un des dieux secondaires de la nouvelle religion, un dieu destructeur, farouche et volontiers porté sur les armes de destruction massive. Rama eut toutefois la sagesse de ne pas transformer tout à fait Shiva en démon. Shiva devint le troisième dieu, certes dangereux, associé aux dieux du panthéon hyperboréen, Vishnou et Brahma.

Ainsi grâce à la sagesse de Rama, le Shivaïsme a toujours droit de cité en Inde, où sa pratique côtoie celle des Hindouïstes héritiers du culte hyperboréen. En Europe, les curés chrétiens n’ont pas eu la même tolérance envers la Vieille Religion des Hyperboréens. De nombreux druides furent assassinés ou forcés à fuir.

À l’instar de Salomon, autre grand roi qui se réclamait de lui, Rama se servit moins des armes que de son charme. Sa conquête fut surtout celle des cœurs.

 

Prononciation tibétaine 

« Le prestige et la sagesse de Rama firent plus que les armes  pour confédérer ces vastes territoires aux populations disparates. Finalement, il établit sa capitale à Oudh (Ayodhyâ), délégua ses pouvoirs à un chef temporel assisté d’un conseil de druides, et se retira au Tibet, dont il fit le premier pays neutre de l’Histoire. Il y prit le titre religieux de Lama. » (source)

Ou bien ce titre fut-il formé à partir de son nom, ce qui peut s’expliquer. Dans la prononciation indienne, la différence entre le R et le L est imperceptible. Les Indiens ont tendance à rouler le R, qui sonne tout à fait comme un L européen. Ainsi Rama put aisément devenir Lama. Notons aussi que dans la prononciation indienne, Rama se prononce Ram,ou Lam le dernier a ne se prononce pas. Ainsi psalmodie-t-on « Hare Krishna hare Ram ». Toujours est-il qu’il imprima durablement son empreinte sur le Toit du monde.

Son exemple de méditant et ses pouvoirs, au sens chamanique ou druidique du terme, ont exercé une profonde influence sur le peuple des cimes, déjà frottés de magie et de coutumes hyperboréennes dans un lointain passé.

Cette renaissance spirituelle fit éclore une sorte de secte de magiciens, les Böns, opposés au culte de Lama, et farouches défenseurs des pratiques ancestrales. Les magiciens Böns furent tolérés par Lama qui les traita avec respect, non sans les avoir remis à leur place grâce à sa propre magie.

 

Le Bön Tonpa Shenrab

 

Ainsi Lama le sage initia une nouvelle pratique religieuse, le Lamaïsme, encore pratiquée. Le piquant de l’affaire, c’est que le Lamaïsme est considéré comme le Bouddhisme tibétain. Or Lama a fondé le Lamaïsme plusieurs millénaires avant la naissance de Bouddha. Cette apparente contradiction est simple à résoudre. Quand le Bouddhisme s’est répandu, il a si bien épousé le Lamaïsme qu’il a pris la place du fondateur, et Lama est devenu Bouddha. Mais la religion, disons plutôt la pratique spirituelle, est restée la même. 

Les religions passent, les temples demeurent. Mais le nom de Rama n’a pas été perdu, puisque les Hindous l’honorent encore et que les religieux du Tibet portent encore le titre de Lama, sans savoir d’où il vient.

 

Le monde de Rama

 

Xavier Séguin

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Xavier Séguin

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