La chasse-galerie au Québec, c’était pour les bûcherons du nord le moyen de descendre voir leurs blondes pour la nuit. « J’ai rencontré plus d’un vieux voyageur qui affirmait avoir vu voguer en l’air des canots d’écorce remplis de possédés s’en allant voir leurs blondes sous l’égide de Belzébuth. »
Originaire de l’ouest de la France, le terme « chasse-galerie » désignait les cris, plaintes et hurlements sauvages qui traversaient parfois le ciel la nuit et que les Français assimilaient à une chasse aérienne menée par des diables et des damnés. En réalité, ces bruits terrifiants et inconnus provenaient probablement du passage des oiseaux migrateurs ou du fracas des tempêtes. (source)
Née de la tradition orale, c’est grâce à Honoré Beaugrand, qui l’a mise par écrit dans le journal La Patrie, en 1891, puis dans un recueil de contes, en 1900, que la légende de la chasse-galerie a pu traverser le temps.
Au Québec, cette « rôdeuse d’histoire » raconte les mésaventures d’un groupe de bûcherons contraints de passer la veille du jour de l’an 1832 dans leur camp situé en haut de la Gatineau. Déçus de fêter seuls, loin de leurs bien-aimées, les hommes scellent un pacte avec le diable afin de faire le voyage rapidement jusqu’à leur village, à bord d’un canot volant. (source)
C’est le jour de l’an. Baptiste, le boss des piqueurs, vient me proposer d’aller faire en une nuit la virée de cent lieues pour voir nos blondes à Lavaltrie.
« — En une nuit ? Es-tu fou ? Aurais-tu deux mois pour faire le voyage qu’il n’y a pas de chemin de sortie dans la neige.
— Animal ! répondit Baptiste. Nous ferons le voyage en canot d’écorce à l’aviron, et demain matin à six heures nous serons de retour au chantier.
Je comprenais. Mon homme me proposait de courir la chasse galerie et de risquer le salut de mon âme pour le plaisir d’aller embrasser ma blonde au village. C’était raide ! »
Le narrateur finit par céder. Tous les volontaires doivent réciter ensemble une prière à Belzébuth et grimper vite fait dans le canot d’écorce.
« Il ne faisait plus aussi clair et je pris ma position à l’avant du canot, bien décidé à avoir l’œil sur la route. Avant de nous enlever dans les airs, je dis à Baptiste :
— Attention ! Pique tout droit sur la montagne de Montréal aussitôt que tu l’apercevras.
— Je connais mon affaire, et mêle-toi des tiennes !
Et avant que j’eus le temps de répliquer, il s’écria :
— Acabris ! Acabras ! Acabram ! Fais-nous voyager par dessus les montagnes !
Et nous voilà repartis à toute vitesse. Quelques instants plus tard, nous passâmes par-dessus la montagne de Belœil et l’avant du canot faillit se briser sur la grande croix de tempérance que l’évêque de Québecavait plantée là.
— À droite, Baptiste ! À droite, mon vieux !! Tu vas nous envoyer chez le diable si tu ne gouvernes pas mieux que ça ! »
Chez le diable, pas n’importe lequel. Chez Belzébuth. Il avait deux règles à observer pour que le voyage en chasse galerie se déroule sans anicroche. d’abord ne jamais toucher une église, son clocher ou la croix qui le surmonte. Ensuite ne jamais prononcer le nom de Dieu. Même pour jurer le nom de Dieu est tabou. Car Belzébuth est un dieu d’avant, qui ne supporte pas les nouveaux venus, ces dieux prétentions qui se plusieurs à se dire uniques.
C’est pourquoi tous les passagers du caboë craignaient pour leur vie en voyant les embardées que faisait Baptiste, pris de boisson et très excité. Soudain il perd la tête, le canoë frôle une église, plonge dans la neige molle, et les passagers en sont quittes pour une forte trouille. Et le narrateur de conclure :
« Tout ce que je puis vous dire, mes amis, c’est que ce n’est pas si drôle qu’on le pense d’aller voir sa blonde en canot d’écorce, en plein cœur d’hiver, en courant la chasse galerie; surtout si vous avez un maudit ivrogne qui se mêle de gouverner. »
« Beaucoup de gens ont eu accès à cette histoire dès sa publication, puisqu’elle a été faite par la voie d’un journal. Ils se sont reconnus dans cette réalité si près de la leur, ce qui a grandement contribué au succès et à la pérennité de la légende.«
Au fil des ans, le conte a été adapté et réinterprété en chansons, au théâtre, au cinéma et en littérature.
Jusqu’à tout récemment, le parc d’attractions La Ronde détenait également un manège inspiré du canot volant : la Pitoune.
<< Kim Gladu
Selon Vincent Vanoli, auteur de la bande dessinée La chasse-galerie (La Pastèque, 2000), le schéma classique de la légende permet de ne pas la respecter scrupuleusement, de la réinterpréter et d’y injecter une dose de modernité et d’étonnement, ce qui en fait un merveilleux terrain de jeu. « Elle a traversé les époques parce qu’elle est pleine de fantaisie, d’humour, de nostalgie pour un passé plus perméable à l’imaginaire, au merveilleux et à l’originalité, avant que la société et la culture ne s’uniformisent partout au XXe siècle.«
Je n’aurais sans nul doute enterré cette histoire si un détail n’avait pas attiré mon attention. Un détail nommé Belzébuth. Ce n’est pas n’importe quel démon, Satan, Lucifer ou autre qui veille sur le canot volant. C’est lui, c’est Belzébuth. Le dieu bélier reconnaissable à ses cornes recourbées. Bélier comme le grand Rama. S’agirait-il du même ?
Belzébuth : Seigneur des mouches, ou de tout ce qui vole) est un démon du monde sémite vraisemblablement vénéré à Éqrôn (ou Accaron). Dans des sources principalement bibliques, Belzébuth est un démon et un des princes couronnés de l’Enfer. Les Philistins anciens l’adoraient sous le nom de « Baal-Zebub ». (wikipédia)
Les Philistins sont les ancêtres lointains des actuels Palestiniens, peuple musulman. Il n’y a donc pas que des sources bibliques, il y a celles de l’Islam. En cherchant bien, on trouverait aussi des sources Celtes et Vikings.
Bel ou Baal fut adoré pendant une très longue période par tous les peuples, depuis la Celtie où il s’appelle Bélénos, jusqu’à l’Inde où il est Rama, en passant par Baal en Judée et en Samarie, en Perse, en Macédoine et dans une foultitude de contrées et de régions qui montrent la toute-puissance de ce grand seigneur des airs.
C’est en tant que pilote d’une machine volante que ce Bel-là s’est fait connaître et reconnaître de tous les peuples susnommés, et de bien d’autres encore, qui le craignaient, le respectait, l’admiraient et l’adoraient.
Accolé à Bel ou à Baal on trouve de très nombreux qualificatifs qui, pour la plupart, l’associent au monde aérien, ou spatial. Aussi –zébuth ou –zéboul pourrait se traduire pas « volant » ou « aérien ».
Les Celtes le savaient eux aussi, car ils vénéraient Bélénos le dieu des airs, juché sur le grand insecte de métal qui était son vaisseau spatial.
Ici voyez qui guide le canot volant : un diable cornu. Oui, l’être supérieur était cornu comme tous les dieux d’avant. Oui il savait se déplacer dans une machine volante. Comme Rama.
Mais ce ne sont pas des cornes de chèvres, droites et pointues, qui ornaient son crâne. C’était des cornes de Bélier. Comme Rama.
Mais Bel Air ???? Comprends pas…
Il n’y a rien à comprendre : c’est une erreur. Bel Air n’a aucun rapport avec l’air, qu’il soit bel ou pas. Bel Air vient du dieu Bel, un dieu bon dont on fait tout un fromage.
On l’appellait aussi Belen ou Belenos, il était le plus vénéré des dieux celtes. Son nom a été donné à tous ses lieux de culte, innombrables en terres gauloises. Ainsi Bel Air n’est pas la version originale, mais une déformation due à l’oubli, à l’ignorance, à la simplification qui rendent toutes choses plus petites, plus laides, plus vides.
Qu’importe? À qui sait entendre la langue des Oisons*, notre passé gaulois est toujours là.
*voir en fin d’article
Belenos, Bélénos ou Belinos est un dieu gaulois — Belenus en latin, Belen ou Belin en langue vernaculaire. Avec Teutatès, dieu des profondeurs terrestres, il est la divinité celtique la plus ancienne et la plus répandue. Toutatis, Bélénos et Bélisama sont les trois dieux couramment mentionnés dans Astérix.
Dieu des profondeurs terrestres et du centre-terre, Teutatès peut s’écrire Teuth Hadès, ce qui signifie le peuple des enfers.
Précision utile : les Enfers des Grecs et des Romains n’ont que peu de rapport avec l’enfer chrétien. Les Enfers décrivent le monde sous nos pieds, la Terre Creuse peuplée de géants humains ou animaux, les rescapés des ères qui ont précédé la nôtre : Cyclopes ou Hercules, Dinosaures, etc.
Toth, Tuath, Touth, Teth et autres sonorités comparables signifie peuple dans la langue des origines. Ainsi Toutatis ne désigne pas un homme mais un peuple, comme Toth. Ou comme Téthys, peuple d’Ys. Et comme Tuatha dé Danann , peuple de la déesse Dana-Ann.
De la même façon, Toutatis peut se traduire par le peuple d’Atis. Attis ou Atys est une divinité d’origine phrygienne, parèdre de la déesse Cybèle, dont il est à la fois le fils et l’amant. Il peut être comparé à Adonis, parèdre d’Aphrodite – Astarté, ou encore Tammuz, parèdre d’ Ishtar. (source)
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