Astral 3

 

Les premiers récits nocturnes me sont parvenus. Aucun ne concerne mon opération du 3 septembre prochain. Il y a une autre urgence, plus fondamentale,  inquiétante. Le malheur s’abat sur moi et quelques personnes de ma connaissance. C’est pourquoi je me suis inquiété, croyant que c’était pour cette opération.

Mais il s’agit de toute autre chose.

 

Jardin de roses

Ma vie s’est déroulée comme un jardin de roses. Jamais malade, jamais d’ennuis graves, pas d’ennui du tout. Je suis protégé depuis mon plus jeune âge. J’ai toujours eu le pouvoir de guérir, de soulager les épreuves des autres, je ne m’en suis pas privé. Or voici que cette mécanique sacrée se dérègle à grande vitesse. Déjà cette opération qui me tombe dessus sans crier gare. Bon, en fait c’est bénin. Mais pour moi qui ne suis jamais malade, qui ne vois jamais le toubib, être hospitalisé en urgence est un évènement inédit qui m’a déstabilisé. J’ai cru que je m’inquiétais pour ça, en fait non.

La liste des embrouilles ne s’arrête pas là. Ma voiture ne m’a jamais causé le moindre ennui. Il y a quatre jours, quelque chose coince quand je passe les vitesses. Je l’emmène au garage — des gens épatants, compétents, très efficaces. Le patron essaye ma voiture et me dit que l’embrayage est OK. Tout va bien. Je rentre chez moi, elle recommence à déconner. Je la laisse au repos deux jours et hier, l’idée me vient d’une balade aux environs.

Mal m’en a pris. L’embrayage bloque sans arrêt. Plusieurs fois, la voiture est immobilisée en pleine rue. Avec les départs des vacanciers, il y avait un monde fou sur les routes. Et voilà qu’elle bloque en plein carrefour à grande circulation. Un poids lourd a pilé à quelques centimètres de moi. J’ai bien cru ma dernière heure venue.

En examinant ma voiture, le garagiste est perplexe. On dirait que jamais il n’a vu une chose pareille.

 

 

Fausse alerte

En écrivant cet article, mon ordi déconne grave, des mots s’écrivent n’importe où sauf où il faut. Et tout à coup ça défile, je suis ailleurs sur la page — ou sous la page ! Rien n’est fiable, ma chance s’est envolée, je suis victime d’un sortilège, je le sens, je le sais. Tout lâche, tout s’écroule, rien ne va plus.

La vie est une tartine de merde et tous les jours on en mange un petit peu, disait ma mère, sage et voyante. Moi qui n’avais jamais connu ça, je me rattrape d’un seul coup.

Une lignée noire m’arroserait-elle de ses sortilèges jusque dans ma maison ? Ou bien me suis-je plongé tout seul dans un délire comme j’en ai connu tant jadis ? Ouais. Ça m’a tout l’air d’une remontée d’acide. Il y a 50 ans, j’ai pris du LSD. Il était pur alors, de l’ergot de seigle sans amphétamines ou autres drogues de synthèse. Et il était très puissant. rait quelques heures avant de se dissiper.

C’est ça ou autre chose, je n’en ai pas la moindre idée. Mais je ne me laisse pas faire. Le Vivant soit loué, deux amis puissants m’apportent leur concours, tant sur le plan de l’énergie que sur celui de l’affection. Grâce à eux, et avec l’aide d’une grande enchanteresse, la sérénité m’est revenue.

Tout ceci n’aura été qu’une fausse alerte, j’aime autant ça. 

 

Protégés

Amis astraux, n’ayez nulle crainte : vous êtes protégés. Et moi aussi ! Si la menace a complètement disparu, la paranoïa doit s’enfuir aussi vite qu’elle est venue. Aussi tiens-je à calmer le jeu. Certains astraux ont perçu une déstabilisation, ce passage chaotique s’oublie déjà. Il n’y a plus l’ombre d’un risque, on en profite. Des nuits magiques vont dérouler leur intensité pour notre plus grand plaisir.

C’est le moment de nous rejoindre, ami lecteur. 

Plus nous serons nombreux, plus notre action positive sera efficace. Oublions cette perturbation qui a troublé les premiers vols. La nuit est à nous, que la joie vienne, mais oui, mais oui, le doute est fini ! (d’après Sheila)

 

 

Astral tours

 

 

Vol astral groupé

 

 

Il n’y a qu’un seul coin de l’univers que vous pouvez améliorer à coup sûr, c’est vous-même.
Aldous Huxley